Messi émerge du déluge, le Barça surnage

L’Argentin a certes eu des flottements inhabituels mais il a émergé du déluge au bon moment pour un Barça très inquiétant en défense: alors que Séville avait ouvert le score par Alberto Moreno (15), Messi a trouvé sur coup franc le dos d’Alexis Sanchez (34), hors-jeu mais non signalé.

Puis, en contre-attaque, l’Argentin a inscrit ses 10e et 11e buts en Liga cette saison de deux jolies frappes (44, 56). Et Cesc Fabregas a clos le score d’un petit ballon piqué (88).

Dans le sillage de son quadruple Ballon d’Or, le Barça redresse ainsi la barre, une semaine après avoir sombré contre Valence (2-3) et perdu son fauteuil de leader au profit de l’Atletico. Le club catalan retrouve la première place, avec le même nombre de points (57) que le Real Madrid (2e) et l’Atletico (3e) mais une meilleure différence de buts (+46 contre respectivement +41 et +40).

Trois coleaders et le vent qui tourne chaque semaine: bien malin qui pourrait annoncer l’identité du futur champion d’Espagne !

Largesses défensives

Sous la pluie qui inondait le stade Sanchez-Pizjuan de Séville, le Barça a en tout cas montré suffisamment de caractère pour entretenir le rêve de se succéder à lui-même au palmarès.

Les Catalans se sont retrouvés menés très rapidement quand, sur la première incursion sévillane, Ivan Rakitic a dribblé sur la droite et servi son défenseur latéral Alberto Moreno dont la frappe, déviée par Marc Bartra, a pris à contre-pied le gardien Victor Valdes (15).

Dominé dans l’engagement par les Andalous, septièmes de Liga, Barcelone a continué d’afficher les mêmes largesses défensives qui avaient été fatales contre Valence, surtout en l’absence de sa vigie Sergio Busquets, remplaçant au coup d’envoi.

Rakitic en a profité sur coup franc en trouvant le Colombien Carlos Bacca, dont la tête décroisée a frappé le poteau de Valdes (20). De même, après un énorme raté d’Alexis Sanchez dans la surface sévillane, les Andalous ont remonté tout le terrain mais Rakitic n’a pas réussi à trouver le cadre (28).

Le Barça était mené, le Barça prenait l’eau, et Messi, déboussolé, enchaînait les pertes de balle sur le terrain gorgé d’eau.

Messi, deux buts, une passe

Mais l’Argentin a vite retrouvé le nord. Sur un coup franc, il a alerté dans la surface Alexis, hors-jeu mais non signalé, qui, du dos, a ramené le Barça à hauteur de manière peu académique (34), marquant son 14e but en Liga cette saison.

Ensuite, sur une contre-attaque, Messi a été servi à l’entrée de la surface, s’est levé le ballon et a expédié une merveille de demi-volée croisée dans le petit filet opposé (44).

La seconde période aurait pu permettre à Séville de revenir si Vitolo n’avait pas raté son face-à-face devant Valdes (50) ou si le Français Kevin Gameiro, à l’affût d’un ballon repoussé par le portier catalan, n’avait pas trouvé le petit filet extérieur (53).

Une fois encore, Messi a surgi pour mettre le Barça à l’abri, ajustant le gardien d’un plat du pied qui a heurté le poteau avant d’entrer (56).

La fin du match a achevé d’étaler la fébrilité de l’arrière-garde barcelonaise, qui n’a dû son salut qu’à la maladresse sévillane.

Pour sa part, Cesc Fabregas n’a pas raté sa chance à l’autre bout du terrain, plaçant son ballon juste au-dessus du gardien sévillan (88) pour clore les débats.

L’entraîneur barcelonais Gerardo Martino avait évoqué avant la rencontre un «match-clé» pour ses joueurs. Malgré leurs approximations en défense, ils ont résisté à la tempête.