Luc Eymael poursuit son tour d’Afrique

Luc Eymael, vous venez de signer au Rwanda après quelques mois sans club. Que s’est-il passé?

J’ai racheté mon contrat à l’AFC Léopards début août et j’ai quitté le Kenya. J’avais l’opportunité de signer chez les Orlando Pirates de Johannesbourg (Afrique du Sud). Ce que j’ai fait… alors que l’entraîneur était toujours en place. On m’a dit que cela allait s’arranger mais je n’ai rien vu venir. Je suis alors rentré au Kenya et j’ai qualifié le club pour les demi-finales de la Coupe.

Le 20 septembre, je suis retourné en Afrique du Sud mais rien ne bougeait avec le coach. Il ne voulait pas démissionner malgré la pression populaire qui lui reprochait de ne pas avoir décroché de titre. J’ai attendu six ou sept semaines puis je suis rentré en Belgique. Ma famille me manquait, je n’avais plus vu mes enfants depuis le mois de juin.

J’étais alors sans travail, même si j’avais des offres, notamment d’Egypte ou d’Algérie, pour remplacer Adrie Koster, viré du Club Africain.

Et votre choix s’est porté sur Rayon Sports, au Rwanda...

Oui. Le club n’a pas beaucoup d’argent mais c’est le plus populaire du pays.

Pour notre premier match en déplacement, dans une petite ville, il y avait 15.000 personnes.

A domicile, dans le stade national, on peut compter sur le soutien de 25 à 30.000 personnes.

Et quel est le niveau?

Champion l’an dernier, le club veut passer un tour en Ligue des Champions.

Au niveau national, l’objectif est le titre. Il y a des qualités dans le groupe mais aussi beaucoup de travail à fournir. Et pas uniquement au niveau sportif.

Il faut s’occuper de l’intendance, de l’administratif, des médicaments…

Vous avez en tout cas débuté sur les chapeaux de roue. Signature le vendredi et en tête dès le week-end.

Oui, j’avais déjà entraîné mes nouveaux joueurs durant la semaine, avant même de finaliser les détails de mon contrat.

Grâce à notre succès, nous avons pris la première place car le leader, dans le même temps, a été accroché.

Vous verra-t-on un jour à la tête d’un belge de l’élite?

J’aimerais recevoir ma chance en D1 belge. Quand je vois certaines équipes, je suis persuadé que je pourrais faire un bon travail.