«Un grand réalisateur ne me proposera pas un scénario de merde», confie Béatrice Dalle à Mons

«Je n’avais pas lu le scénario avant le tournage, comme d’habitude. Je n’en ressens pas le besoin! », lâche d’emblée Béatrice Dalle, ex-épouse du peintre Jean-François Dalle. «Ce qui compte vraiment, c’est la personnalité du réalisateur. Un grand réalisateur ne me proposera pas un scénario de merde. C’est un peu comme lorsqu’un beau garçon vous tend la main: vous la saisissez mais vous espérez qu’il ne vous claque pas la tête contre un mur».

La tête dans le mur, la radieuse Hande Kodja se l’est sans doute claquée à plusieurs reprises pour répondre à l’exigence d’un réalisateur pointilleux. Le synopsis de Rosenn parle de lui-même. C’est l’histoire de la rencontre passionnelle entre un célèbre écrivain anglais, Lewis Lafoly, la quarantaine élégante et une jeune femme lumineuse, Rosenn Auroch, sur l’île de Bourbon, dans l’océan Indien, en 1909. Et toujours la même chanson d’un être brillant et drôle, joli penseur et beau parleur qui se révèle une magnifique ordure dans la sphère intime.

Et pour la présentation de «Rosenn» en avant-première, c’est le Festival International du Film d’Amour de Mons qu’Yvan Lemoine a choisi. «Vous savez, les grands festivals ont toujours cette tristesse du ramassage et balayage immédiats des ordures les lendemains de cérémonie… Je connais Mons depuis bien longtemps. Et au fil des années, j’apprécie toujours plus la convivialité qui règne au FIFA. C’est un plaisir de se rendre ici, une ville où règne quelque chose de spécial, de magnifique. À Mons, il y a de l’humanité, de la vraie».

Pour assister au film, rendez-vous ce mardi après-midi à Imagix dès 15h.