Enchaînée et nue, une Brésilienne dénonce «le machisme qui tue»

«Bruno Gissoni: le machisme tue», pouvait-on lire sur la pancarte posée aux pieds de la jeune femme, en référence aux déclarations de ce comédien qui avait dit la semaine dernière dans le supplément télévisuel du journal O Globo: «Un peu de machisme fait du bien, parce que sinon, c’est le bordel».

«Je dis à cet imbécile qu’il y a beaucoup de femmes agressées, violées, mutilées, a lancé aux badauds et journalistes Sara Winter après s’être rhabillée. Des petites filles obligées de se prostituer, ça c’est un peu de machisme. Je ne peux pas choisir mes vêtements quand je sors après 22H de peur d’être agressée et violée, ça c’est un peu de machisme. Quand je suis traitée de salope dans la rue, ça c’est un peu de machisme».

Emule des Femen

«Des femmes sont tous les jours punies par les hommes, par leurs compagnons, par leurs amies qui leur disent ce qu’elles doivent faire ou pas, a-t-elle ajouté. Nous les femmes voulons la paix, la sécurité et la liberté!»

Le fait d’être enchaînée était une allusion à ces jeunes délinquants liés à des poteaux par des «justiciers», des cas qui se sont multipliés ces dernières semaines au Brésil.

Le militante avait déjà participé à un rassemblement seins nus des Femen en mars 2013 à l’aéroport international de Rio pour protester contre le tourisme sexuel au Brésil qui augmente en période de Carnaval.