Des vagues de 10 à 15 mètres de haut se frappent sur la côte atlantique: le casino de Biarritz inondé

A l’approche de la pleine mer, peu avant 6H30, une vague plus forte que les autres a pénétré dans le casino. Environ 500 mètres carrés étaient inondés de quelques centimètres d’eau, dans la cuisine et la salle des coffres surtout, ont indiqué les pompiers, alertés par la sécurité du casino, qui était fermé.

Deux équipes de pompage, une demi-douzaine d’hommes, ont été envoyées par les secours.

Le casino de Biarritz, bâtiment Art Deco de 1929, avait déjà été impacté les 6-7 janvier par la tempête et les fortes houles. Des vagues avaient fait volé en éclat des vitres et inondé une partie des locaux, sans endommager des machines à sous. Depuis, une digue de sable haute de 3-4 mètres est régulièrement érigée par des tractopelles sur la plage avant les grandes marées, comme encore lundi soir vers 22H, afin de briser l’énergie des vagues.

Des vagues de 15 mètres de haut

Sur le littoral sud-ouest, des vagues de 8 à 10 m, atteignant parfois plus de 15 m au Cap Ferret (Gironde) ont été observées tard dans la soirée de lundi sur les départements du Sud-Ouest, Gironde, Landes et Pyrénées-Atlantiques, encore en alerte orange vagues submersion, selon Météo-France. Ces départements, ainsi que le Gers et les Hautes-Pyrénées, étaient aussi en vigilance orange crues, avec de probables débordements sur des tronçons de cours d’eau comme la Nive, les gaves de Pau et d’Oloron, l’Arros, le Boues, l’Adour.

A Bayonne, l’eau a débordé sur les quais de la Nive tôt mardi matin à marée haute, comme lundi soir, inondant de quelques centimètres d’eau des rues adjacentes, tandis que plusieurs axes dont un pont étaient coupés à la circulation.

Sur les Pyrénées-Atlantiques, les pompiers ont comptabilisé une centaine d’interventions depuis lundi soir sur l’ensemble du département, mais une majorité d’entre elles sans gravité, pour des chutes d’arbres ou de matériaux liées aux vents violents.