Les Caraïbes demandent réparation pour les dommages de l’esclavage

Les 15 pays membres de la Communauté des Caraïbes ont officiellement appelé cette semaine à des réparations pour les dommages provoqués par l’esclavage, la colonisation et la traite négrière. Lancée par les États anglophones de la région, l’initiative, approuvée lundi, vise trois anciennes puissances coloniales, le Royaume-Uni, la France et les Pays-Bas. L’Espagne et le Portugal ne sont pas concernés puisque leurs anciennes colonies ne font pas partie de la Caricom. Partant du principe que l’héritage de l’esclavage continue à freiner le développement des Caraïbes et à affecter ses populations, la Caricom a approuvé 10 revendications formulées par une commission des réparations constituée en juillet dernier. La Caricom réclame des « excuses sincères et formelles aux gouvernements européens », l’annulation de la dette de ses pays membres ainsi que la mise en place d’un « programme de rapatriement » permettant aux descendants de « plus de 10 millions d’Africains déportés » de revenir vivre, s’ils le souhaitent, dans leur pays d’origine. Les autres requêtes portent sur la réhabilitation de la communauté caribéenne native, le développement de programmes de santé publique et de lutte contre illettrisme ou encore sur le transfert de technologie et de savoir.