Polémique autour du calendrier des playoffs 1: le Clasico pour débuter, ce n’est pas un choix!

Il n’a pas fallu attendre longtemps avant que les premières plaintes concernant le calendrier des playoffs 1 ne voient le jour, évoquant notamment un programme de départ "facile" pour Bruges et "compliqué" pour le Standard. Quand on sait quelle importance revêt le début de cette compétition...

De manière diplomate, Jean-François de sart s’est quant à lui dit "surpris que le 2e dispose des mêmes droits que le vainqueur de la phase classique", à savoir commencer et terminer à domicile.

Mais comme on peut le lire ce mardi dans Sudpresse, créer un tel calendrier est tout sauf chose aisée. Les paramètres à prendre en compte sont très nombreux. «Standard-Anderlecht pour commencer, ce n’est pas un choix mais il n’y avait pratiquement pas d’autre solution possible, en fonction des desiderata des autorités locales, des TV, etc", a ainsi expliqué Nils Van Branteghem, manager du calendrier. "Chaque club, chaque ville a des souhaits à respecter. Idem pour les télévisions. Par exemple, Anderlecht ne peut jouer à domicile que le dimanche, Bruges, qui partage son stade avec le Cercle, ne peut pas jouer à domicile le 6 avril à cause du Tour des Flandres, ni le Standard le 27 avril en raison de Liège-Bastogne-Liège... Si Bruges avait remporté la phase classique, et que les playoffs aient commencé le 6 avril, le Club aurait obligatoirement commencé en déplacement! Par ailleurs, nos partenaires TV voulaient éviter la concurrence avec le Tour des Flandres, Paris-Roubaix, l’Amstel et Liège Bastogne-Liège et souhaitaient un Super Sunday le lundi de Pâques (21 avril) avec Bruges-Standard et Genk-Anderlecht. Il ne pouvait pas non plus y avoir, pour les autorités, de choc entre les trois premiers en milieu de semaine (journées 4 et 9)."

"Respecter l’équité sportive"

Bref, un vrai casse-tête. Et encore, il faut ajouter à tout cela le souhait de respecter l’équité sportive. «Nous avons tenté de la privilégier au maximum, malgré toutes les demandes parfois contradictoires", poursuit van Branteghem. "Il était par exemple important que lors des journées 1 et 2, tout le monde joue alternativement à domicile et à l’extérieur, que personne ne joue plus de deux fois de suite à domicile ou à l’extérieur, que les trois grands n’aient pas deux chocs entre eux à domicile ou à l’extérieur durant les journées 1 à 5 et 6 à 10. Pour en revenir au cas de Bruges, puisque c’était possible, il a été décidé, comme avantages sportifs de la saison régulière, que les deux premiers commenceraient et finiraient à domicile, même s’il n’y a pas de règle à ce sujet. Cela a eu, bien entendu, une grande influence sur le reste du programme, le Standard et Bruges devant, du coup, jouer les journées 2 et 9 en déplacement et la journée 4 à domicile pour que celle-ci soit le miroir de la journée 9

On espère que vous avez suivi. Et on ne parle même pas du fait que Gand aurait pu prendre la place de Genk. "Le calendrier aurait alors été très différent", reprend notre homme. "Les autorités gantoises avaient pas mal d’exigences, parfois en contradiction avec celles de la police brugeoise..."