Procès de l’ancien prêtre belge Eric Dejaeger: le juge refuse de considérer les antécédents judiciaires comme une preuve

L’homme jugé pour plusieurs dizaines d’abus sexuels commis sur des mineurs d’âge entre 1978 et 1982 au Canada, avait déjà été condamné pour des agressions sexuelles dans le passé.

Malcolm Kempt, l’avocat d’Eric Dejaeger a par ailleurs accusé une plaignante d’avoir inventé son témoignage et a demandé à ce qu’elle soit récusée. La femme âgée d’une soixantaine d’années affirme avoir été violée par le prévenu lors d’une mission. Le juge Kilpatrick rendra son jugement sur cette question mercredi.

Au total, quarante témoins ont été entendus, principalement au sujet d’abus sexuels sur des jeunes filles, garçons et même des chiens. Au début du procès, le prévenu avait plaidé coupable pour huit des 76 plaintes déposées contre lui.

Le procès se tient au tribunal d’Iqaluit, la capitale du territoire canadien du Nunavut. L’ancien prêtre, né en Belgique et âgé de 66 ans, doit répondre de plusieurs dizaines d’abus sexuels commis sur des mineurs d’âge dans les années septante et quatre-vingt, dans le grand nord canadien.