La prison de Marche est mixte mais accueille seulement... 12 femmes pour 300 hommes!

Elle est la seule prison du pays à prévoir des activités communes entre les hommes et les femmes. Les détenus (ils sont 300) et les détenues (12) ne vivent pas dans la même section, mais se retrouvent pour des activités communes en journée.

« Il s‘agit d’activités toujours placées sous la surveillance, soit d’un agent pénitentiaire, soit d’un animateur ou d’un moniteur, précise la directrice Valérie Havart. Nous en sommes au tout début : nous surveillons que les échanges restent adéquats, autant démarrer de manière constructive. Ces activités mixtes ne sont pas… des clubs de rencontre ! » « A ce stade-ci, tout se passe bien, confirme Jean-Paul Mathieu, agent pénitentiaire et délégué CSC. Au départ, j’étais pourtant un peu sceptique. On peut toujours craindre des phénomènes de jalousie, des gestes déplacés ou d’autres choses mais rien de tel jusqu’ici. Notre directeur a osé et pour nous, tout ce qui peut faire tomber la pression dans une prison est bon ».

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