Tous les cadors expéditifs à Miami

Ceux qui annoncent la fin du «Big Four», ce quatuor qui écrase le circuit mondial depuis 2005, en sont encore pour leurs frais.

Ils ont tous les quatre donné l’impression que leurs adversaires, qui font pourtant partie des 20 meilleurs joueurs du monde, n’étaient au mieux que de simples sparring-partners. Nadal n’a eu besoin que deux sets 6-2, 6-2 et 62 minutes pour se débarrasser de l’Italien Fabio Fognini, 14e mondial. Sa mission Miami, l’un des trois Masters 1000 qui se refusent encore à lui, se déroule sans la moindre anicroche: il n’a laissé que neuf jeux à ses trois premiers adversaires.

Djokovic a un peu plus traîné sur le Stadium: le N.2 mondial a écarté de sa route l’Espagnol Tommy Robredo en deux sets (6-3, 7-5) et 82 minutes. Mais tout se présente pour le mieux pour le triple champion à Miami (2007, 2011 et 2012) qui retrouvera en quart Murray.

L’Ecossais, vainqueur de Wimbledon 2013 et opéré au dos l’automne suivant, n’a pas trop eu à forcer son talent pour prendre le meilleur sur le Français Jo-Wilfried Tsonga (6-4, 6-1).

La palme revient à Federer qui a exécuté un autre Français, Richard Gasquet, pourtant 9e mondial, en 49 minutes 6-2, 6-1.

Dans le tableau féminin, les deux premiers quarts ont accouché de la demi-finale espérée entre Maria Sharapova et Serena Williams. La Russe a battu la Tchèque Petra Kvitova (7-5, 6-1) et l’Américaine s’est défaite sans mal de l’Allemande Angélique Kerber (6-2, 6-2).

Les deux grandes rivales montent en puissance et leur duel, réédition de la finale 2013, s’annonce palpitant, même si Sharapova n’a plus battu la N.1 mondiale depuis... 2004.