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Juste après son nouvel exploit, Kévin Borlée tacle le système de sélection français

Interrogé sur France 2 à l’issue du relais 4x400 mètres sur lequel il a décroché la médaille de bronze, Kévin Borlée a glissé un petit tacle envers la Fédération française d’athlétisme (FFA) en fin d’interview.

Alors qu’il venait de signer un nouvel exploit en décrochant la médaille de bonze sur le relais 4x400 mètres, Kévin Borlée n’a pas échappé à l’interview au micro de Nelson Monfort sur France 2. Le relayeur belge a donc réagi sur cette nouvelle médaille et ce, aux côtés de ses compères du relais français, 7ème de la finale. En fin d’interview, le coureur de 400 mètres n’a pas manqué de glisser un petit tacler envers la FFA en réconfortant les quatre coureurs français. « Si je peux me permettre, la Fédération française devrait leur donner plus de considération », a-t-il déclaré. « Elle devrait les laisser courir en individuel pour prendre de l’expérience et ensuite, ils feront des grands trucs en relais ».

Alors que le relais belge alignait en finale quatre coureurs ayant pris part à des courses en individuel (Dylan Borlée, Kévin Borlée et Alexander Doom sur 400 mères ainsi que Julien Watrin sur 400 mètres haies), le relais tricolore affichait quant à lui quatre coureurs non repris sur le tour de piste en individuel. L’explication est simple : aucun français n’a su courir cette année en dessous des minimas imposés par la fédération. Une situation décriée par bon nombre d’athlètes et entraîneurs français. En effet, selon eux, les fameux minimas imposés par la FFA restent trop élevés par rapport à ceux demandés par World Athletics, la fédération internationale.

« Ce n’est pas une critique, juste un constat : il y a des mecs et des filles qui restent à la maison parce que ces minima sont trop élevés », avait souligné en début de semaine Jimmy Gressier, 11ème du 10.000 mètres. « Là, on voit bien que c’est une course de championnat. Dans ces moments, le chrono, on s’en fout un peu ».

« Même si on voulait davantage ouvrir la sélection pour Eugene, ça ne le serait pas tant que ça, le niveau international étant très relevé », avait réagi dans le quotidien L’Équipe l’ex-décathlonien Romain Barras, aujourd’hui directeur de la haute-performance à la FFA.

En pleine préparation des Jeux de Paris en 2024, l’équipe de France tire un bilan assez mitigé de ces mondiaux avec une seule médaille (l’or décroché par le décathlonien Kévin Mayer). La Belgique, de son côté, revient de Hayward Field avec le sourire et trois médailles dans la poche : l’or de Nafi Thiam, le bronze de Bashir Abdi sur le marathon et le bronze décroché dimanche soir par les Belgian Tornados.

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