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Game-over pour ce couple d’escrocs qui sévissait depuis le mois d’octobre 2020. Samedi, ils ont été arrêtés par la police d’Ans/Saint-Nicolas.

Depuis quelques jours, les témoignages de victimes se succédaient. Tous mettaient en cause Sandrine et Salvatore, un couple d’Ansois qui proposait sa maison, installée dans la rue du Roua à Alleur, à la location.

« Leur modus operandi était toujours identique », expliquait-on, dimanche en début d’après-midi, au parquet de Liège.

Le couple plaçait une petite annonce pour la location d’une villa quatre façades avec quatre chambres à Alleur. Des familles se présentaient et Sandrine faisait alors visiter les lieux. Un accord était alors conclu autour d’un loyer mensuel oscillant entre 850 et 950 € en fonction des victimes. Les familles versaient les deux mois de caution en liquide et en échange, elles recevaient une date pour l’emménagement.

Ce n’était pas leur maison

À la date prévue, plusieurs familles originaires de la région liégeoise, namuroise ou verviétoise se présentaient alors, rue du Roua à Alleur, pour emménager mais, les lieux étaient déjà occupés. En effet, une famille était installée à l’adresse.

Contrairement à ce qu’ils avançaient, Sandrine et Salvatore n’étaient pas propriétaires mais bien locataires. Ils louaient donc une maison qui n’était pas la leur puis disparaissaient dans la nature avec les cautions locatives. Évidemment, ils ne donnaient plus de nouvelle.

Imaginez la pagaille et l’embarras pour celles et ceux qui avaient donné leur renom et remis les clés de leur ancien logement.

Les victimes s’organisent

Les différentes familles de victimes se sont associées pour mettre un terme aux agissements du couple, qui a maintenant déménagé vers Saint-Nicolas. Plusieurs plaintes ont été déposées dans différentes zones de police.

Cette technique n’a pas valu que des amis à Salvatore et Sandrine. Samedi, ils se sont présentés dans un bureau de police de la zone Ans/Saint-Nicolas. Ils voulaient déposer une plainte après avoir reçu des menaces de mort inquiétantes de la part d’une des victimes.

Alors que les policiers prenaient la déposition du couple, ils ont réalisé que Salvatore et Sandrine étaient recherchés pour une quinzaine d’escroqueries à la location. Le parquet de Liège a été averti et le couple a été privé de liberté et entendu sur ces faits.

15 escroqueries

Le parquet de Liège signalait que l’escroquerie la plus ancienne remontait au mois d’octobre 2020 et qu’une quinzaine de dossiers – avec autant de victimes – sont recensés.

Sur injonction du parquet, Salavtore et Sandrine avaient, par le passé, déjà été mis en garde par les policiers. Ils avaient alors directement remboursé les cautions locatives pour ne pas être poursuivis. Il semble donc que cette mesure de clémence, synonyme de « seconde chance », n’ait pas eu l’effet escompté puisque l’un et l’autre ont poursuivi sur l’autoroute de l’escroquerie.

En 2007 déjà, Sandrine avait été condamnée pour une escroquerie. Elle possède donc un antécédent spécifique qui ne va certainement pas plaider en sa faveur.

Dimanche, le couple d’Ansois a été déféré au palais de justice. Le magistrat de garde a mis le dossier à l’instruction et a demandé deux mandats d’arrêt.

Le parquet de Liège précisait encore que la plainte déposée pour les menaces de mort sera bel et bien examinée comme il se doit.

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