Mariemont, haut lieu du Bouddhisme en Belgique

Pour l’UBB, c’est à nouveau un coup dans l’eau… pour l’instant, du moins.Car si le gouvernement n’a pas voté de loi en ce sens sur base de l’article 181 &2 de la Constitution, il est question de lancer une révision en profondeur des mécanismes de financement des cultes et organisations philosophiques non confessionnelles sous la prochaine législature. Bref, en organisant pour la 6e fois ses Rencontres Bouddhiques, Mariemont est en plein dans l’actu.

Il faut savoir que l’UBB rassemble quelque 100.000 pratiquants et sympathisants du Bouddhisme. Des personnes attirées par la dimension spirituelle de la philosophie Bouddhiste (qui se veut non confessionnelle) et qui y puisent de l’équilibre personnel. Depuis six ans, Mariemont organise deux rencontres au printemps et en automne, sur des thématiques particulières.

Des mariages et des cérémonies bouddhiques sont parfois également accomplis dans ce cadre.Le 10 mai prochain, la 6e édition se concentrera sur la place des femmes dans le Bouddhisme, avec deux invitées au parcours remarquable en la matière.

La première, Martine Bachelor, est devenue nonne bouddhiste en Corée en 1975. Elle est l’auteur de plusieurs articles et ouvrages à propos du Zen et des femmes dans le bouddhisme.

Les femmes dans le bouddhisme

La seconde, Joshin Sensein, a passé plusieurs années au Japon, dans un temple de Montagne. Elle a ensuite fondé à son tour son propre temple Zen, en Ardèche. Lequel porte le nom poétique de « La Demeure sans limites ».À Mariemont, elle évoquera plus particulièrement les origines de l’Okesa. Il s’agit du vêtement que portent les moines et nonnes bouddhistes. Une façon également de comprendre ce qui peut différencier (ou plus sûrement, rassembler !) les moines et moniales bouddhistes et ceux et celles de religions reconnues.Une journée à laquelle les décideurs politiques concernés par cette question pourraient aussi assister pour se forger une opinion plus approfondie des enjeux d’une éventuelle reconnaissance d’une philosophie non confessionnelle.

Une journée qui s’adresse au grand public

Aucune connaissance n’est requise pour participer à la journée du 10 mai au Parc et Musée Royal de Mariemont. Il s’agit de découvrir ce que peut être le bouddhisme. Mais les personnes déjà familiarisées avec cette philosophie y trouveront également beaucoup d’intérêt vu la qualité de ces rencontres. Accueil-café à 10h dans le hall du musée. À 10h50, Okesa par Joshin Sensei.

Quelles sont les origines et la signification profonde du Okesa, le « vêtement d’éveil » des moines et nonnes bouddhistes ? Découverte ensuite de poèmes du zen et du Ch’an sur le thème de l’Éveil. À 12h15, déjeuner libre. S’il fait beau, le parc de Mariemont et ses rhododendrons en fleurs offrent un cadre inoubliable pour pique-niquer. À 14h15, « La femme dans le bouddhisme, hier et aujourd’hui » par Martine Bachelor. À partir d’un texte essentiel pour les femmes bouddhistes, la conférencière retrace l’histoire des moniales depuis le 4e siècle. Pour en arriver aux développements modernes et à la situation des femmes bouddhistes d’aujourd’hui, notamment à travers l’organisation internationale féminine Skyadhita. À 15h30, dialogue débat animé par Michel Deprèay, entre les conférencières et le public.

PAF : 12 € infos et réservations via rp@musee-mariemont.be