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Décès de la reine Elizabeth II: suivez notre direct

La reine Elizabeth II est décédée jeudi à l’âge de 96 ans, entourée des siens. Suivez notre direct.

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20H24 – L’hymne « God save the King » chanté à la cathédrale Saint-Paul de Londres

L’hymne britannique « God save the King » (Que dieu sauve le roi) a été chanté pour la première fois dans sa version masculine depuis 70 ans lors d’un événément officiel, en conclusion d’un office religieux en hommage à Elizabeth II.

Cette version, entonnée en présence de la Première ministre Liz Truss, remplace « God save the Queen » (Que dieu sauve la reine), l’hymne depuis l’accession au trône de la défunte souveraine en 1952.

20H14 – Biden et Von der Leyen confirment leur présence aux funérailles de la reine Elizabeth II

Le président américain Joe Biden a annoncé vendredi qu’il se rendrait aux funérailles de la reine Elizabeth II, morte jeudi en Ecosse.

« Oui. Je ne connais pas encore les détails mais j’irai », a-t-il répondu à des journalistes qui lui posaient la question. La date des funérailles d’Elizabeth II à Londres n’a pas encore été annoncée mais elles pourraient avoir lieu le lundi 19 septembre.

Le président a également déclaré qu’il n’avait pas encore échangé avec le nouveau roi, Charles III.

« Je le connais. Je ne lui ai pas parlé. Je ne l’ai pas appelé », a-t-il dit aux journalistes avant d’embarquer dans son avion à Columbus, dans l’Ohio, où il était en déplacement.

La présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, et le président du Conseil européen, Charles Michel, ont eux aussi fait savoir qu’ils assisteraient aux funérailles de la Reine.

19h07 – Le roi Charles III s’adresse au peuple britannique

Le roi Charles III a promis vendredi de servir les Britanniques toute sa vie, reprenant l’engagement qu’avait pris sa défunte mère Elizabeth II à son 21 anniversaire.

« Je renouvelle devant vous cet engagement de service tout au long de la vie », a déclaré Charles lors de sa première allocution télévisée comme souverain, qualifiant Elizabeth II d’« inspiration et d’exemple » pour lui et sa famille.

« Je vous parle ce soir avec un sentiment de prochain chagrin », a débuté le roi. « Nous lui devons une immense dette », évoquant avec émotion sa mère. Dans son discours, il a promis de servir les Britanniques toute sa vie, « avec loyauté », comme Elizabeth II.

« Nous ressentons un sens de gratitude énorme pour les 70 ans de règne que ma mère a servis. Son engagement en tant que souveraine ne lui a jamais fait défaut. Je rends hommage à la mémoire de ma chère mère et à cette vie de service qu’était la sienne. Je sais que sa mort vous attriste et je partage ce sentiment de perte », a-t-il ajouté.

« Je voudrais également exprimer mon amour pour Harry et Meghan, qui continuent de construire leur vie à l’étranger », a déclaré le souverain, dont les relations sont, selon la presse britannique, très dégradées avec son fils cadet.

« Au nom de toute ma famille, je ne peux que vous adresser mes plus sincères remerciements pour les condoléances que vous avez adressées. Et à ma très chère mère, à maman, alors que vous commencez votre dernier voyage pour rejoindre mon cher papa, je tiens à vous dire merci. Merci pour votre amour, votre dévotion. Que des escadrilles d’anges vous accompagnent jusqu’à votre dernier repos », dit encore Charles III.

17H22 – Le roi Charles III tient sa première audience avec la cheffe du gouvernement Liz Truss

Le roi Charles III a tenu vendredi après-midi sa première audience avec la cheffe du gouvernement Liz Truss, a indiqué le palais de Buckingham à l’AFP.

Charles III est arrivé à Londres vendredi en début d’après-midi. Il doit enregistrer à Buckingham son premier discours en tant que roi, qui sera diffusé à la télévision à 18H00 locales (17H00GMT).

15h17 – Le roi Charles III salué par des milliers de personnes à son arrivée au palais de Buckingham

Au lendemain de son accession au trône, le roi Charles III est longuement sorti à la rencontre des milliers de personnes massées devant le palais de Buckingham à son arrivée vendredi dans sa résidence officielle de monarque.

Après avoir passé la nuit au château de Balmoral, en Ecosse, où s’est éteinte jeudi Elizabeth II, Charles est rentré à Londres dans un jet de la Royal Air Force avant de rejoindre le palais.

À sa sortie de la voiture le transportant avec la reine consort Camilla, le souverain de 73 ans s’est approché de la foule derrière des barrières. En costume sombre, il a serré des mains, échangé quelques mots, adressé des saluts de la main, aux cris de « God Save the King ! » ou parfois de l’hymne britannique.

L’étendard royal, signalant la présence du monarque dans sa principale résidence, a ensuite été hissé sur le palais pour la première fois de son règne.

Quand le souverain est absent, c’est le drapeau britannique -- l’Union Jack-- qui flotte sur le palais.

Le roi Charles a ensuite traversé la cour avec Camilla, son épouse désormais reine consort, puis est entré dans la bâtisse.

Charles doit y enregistrer dans le Blue Drawing Room sa première allocution de monarque, qui sera diffusée à la télévision à 18H00 locales (17H00 GMT).

Une photo officielle sera prise lors de cet enregistrement.

Il doit également recevoir la Première ministre Liz Truss, avant d’être officiellement proclamé roi samedi matin.

14h53 – Alexander De Croo a signé le registre de condoléances ouvert à l’ambassade britannique

Le Premier ministre Alexander De Croo a écrit vendredi midi un mot dans le registre de condoléances ouvert par l’ambassade britannique à Bruxelles à la suite du décès de la reine Elizabeth II.

Dans son message, M. De Croo a exprimé au nom de son gouvernement son soutien au peuple britannique et salué la mémoire de la souveraine.

Dans un message relativement long, M. De Croo a salué « le calme et la stabilité affichés par la reine, qui servit de modèle de réconciliation et de dignité ».

« J’ai écrit un long texte parce que la reine est quelqu’un qui a été déterminant », a commenté à la presse M. De Croo à sa sortie.

« C’est un chapitre qui se clôt, mais elle représentait le respect et le souci de réconcilier les gens. Ce sont des valeurs qui sont universelles et qui, dans ces temps troublés, sont très importantes, bien au-delà des frontières », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre n’a jamais eu l’occasion de rencontrer personnellement Elizabeth. « Mais sans l’avoir rencontrée, on sent que c’était quelqu’un animé de valeurs fortes et avec un fort impact, jusque dans ses derniers jours ».

Le registre est ouvert à la résidence de l’ambassadeur britannique, au 17 de la rue Ducale, à Bruxelles. Il sera accessible au public tout ce week-end, ainsi que tous les jours ouvrables jusqu’aux funérailles, et ce de 9 à 18h00.

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Belga

14h45 – Des fleurs seront déposées devant la Porte de Ménin lors du « Last Post » à Ypres

Des fleurs en hommage à la Reine Elizabeth II seront déposées vendredi soir devant la Porte de Ménin lors de la cérémonie du « Last Post », a fait savoir la ville d’Ypres (Flandre occidentale).

Cette dernière et la « Last Post Association » déposeront les fleurs ensemble. La ville flamande veut, de cette manière, rendre hommage à la souveraine décédée. « La ville d’Ypres présente ses sincères condoléances à la famille royale britannique, au Royaume-Uni et au Commonwealth », ont fait savoir les édiles locaux dans un communiqué.

La cérémonie du « Last Post » se déroule tous les soirs depuis 1928 devant la Porte de Ménin afin de commémorer les soldats et officiers du Commonwealth disparus pendant la Première Guerre mondiale.

14h15 – La Banque d’Angleterre décale sa décision de politique monétaire

La Banque d’Angleterre a annoncé que sa réunion de politique monétaire, dont la décision devait être publiée jeudi en pleine flambée d’inflation au Royaume-Uni, allait être décalée d’une semaine, en réaction au décès de la reine Elizabeth II.

« Etant donné la période de deuil national au Royaume-Uni, la réunion de septembre du Comité de politique monétaire a été retardée d’une semaine. La décision sera annoncée le 22 septembre à midi », indique un communiqué de la Banque vendredi.

Le deuil national, annoncé par le gouvernement britannique, doit durer jusqu’aux funérailles, prévues dans une dizaine de jours.

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Au lendemain du décès d’Elizabeth II, des manifestations sportives et culturelles ont été annulées, des grands magasins ont décidé de garder porte close, et cheminots et postiers ont suspendu leurs grèves prévues face à la crise du coût de la vie.

La fédération syndicale TUC, qui devait tenir sa conférence annuelle à partir de dimanche pour quatre jours à Brighton, au sud de l’Angleterre, sous le signe de la crise du coût de la vie, l’a quant à elle reportée à une date encore non déterminée.

La Banque d’Angleterre est d’ailleurs attendue à ce sujet : engagée depuis fin 2021 dans une remontée de ses taux d’intérêt, elle peine pour l’instant à endiguer l’inflation britannique, la plus élevée des pays du G7 à plus de 10 %.

La nouvelle Première ministre Liz Truss a annoncé jeudi un plan d’aides massif pour les ménages et les entreprises britanniques face à l’envolée des coûts de l’énergie, qui se traduira notamment par un plafond des factures à 2.500 livres par an pour un ménage moyen.

13h59 – Macron salue une « reine de vaillance » dans le livre de condoléances à l’ambassade

Le président français Emmanuel Macron a salué vendredi une « reine de courage et de vaillance » et déposé une rose blanche devant le portrait d’Elisabeth II à l’ambassade du Royaume-Uni à Paris où il a signé le registre de condoléances pour la souveraine défunte.

« Ici, à Paris qu’elle aimait tant, comme partout en France, le chagrin de nos compatriotes est immense », a-t-il écrit dans le livre de condoléances que l’AFP a pu consulter.

« Pendant soixante-dix ans, Elisabeth II a été une Reine de courage et de vaillance, amie de la France. Nous sommes à vos côtés », a-t-il ajouté, au côté de l’ambassadrice Menna Rawlings.

Le chef de l’Etat, vêtu d’un costume noir, a ensuite déposé une rose devant un portrait de la reine avant de s’incliner.

« Sa mort laisse en nous un sentiment de vide », avait-il déclaré peu auparavant dans une vidéo en anglais postée sur Twitter. « Pour vous, c’était votre reine, pour nous c’était LA reine », a-t-il poursuivi.

Dans une déclaration à la presse, l’ambassadrice a remercié le président Macron pour son « hommage émouvant, son empathie et son respect ».

Elle a salué « la plus grande diplomate » du Royaume-Uni et rappelé son « amour pour la France », le pays qu’elle avait le plus visité en Europe.

« Elle a été une constante dans nos vies et dans celle de millions de personnes (.) Elle a incarné ce que c’était d’être Britannique et a donné à sa Nation un leadership ferme, du courage, de la joie et quand il le fallait de l’espoir », a-t-elle dit.

« Elle était le calme dans notre tempête », a-t-elle ajouté en évoquant l’histoire de la relation franco-britannique.

Avant sa visite à l’ambassade, le président Macron a fait parvenir un message au nouveau roi Charles III selon l’Élysée.

Jeudi, à l’annonce du décès de la monarque qui s’est éteinte « paisiblement » à 96 ans, après 70 ans de règne, M. Macron avait rendu hommage à « une reine de coeur ». « La reine aux seize royaumes aimait la France, qui le lui rendait bien », avait-il notamment déclaré dans un communiqué.

13h38 – « Les médecins savaient qu’elle n’avait plus que quelques heures à vivre » : ce que l’on sait des dernières heures d’Elizabeth II

La reine Elizabeth II est décédée jeudi dans son château écossais de Balmoral après ce qui apparaît comme une dégradation de son état de santé, si rapide que deux de ses fils et son petit-fils William n’ont vraisemblablement pu arriver à temps à son chevet.

Il est 12H32 à Londres (13H32 en Belgique) lorsque le premier communiqué de Buckingham Palace, bref mais alarmant, fait part au monde de l’inquiétude des médecins de la reine, « préoccupés » par son état de santé.

En privé toutefois, les plus proches de la reine s’attendent au pire depuis déjà plusieurs heures, rapporte vendredi la presse britannique. La souveraine avait dû annuler une réunion en visioconférence la veille au soir et, dès 9H00, « les médecins savaient qu’elle n’avait plus que quelques heures à vivre », assure le Sun, quand le Daily Mail évoque « un tournant vers le pire tôt jeudi matin ».

Ses plus proches s’organisent en urgence pour se rendre dans les hautes terres écossaises. En premier lieu l’héritier Charles et son épouse Camilla, qui selon la presse quittent en fin de matinée Dumfries House, dans le Sud de l’Écosse, à bord de l’hélicoptère royal. A Balmoral, ils retrouvent la soeur de Charles, Anne.

On ignore l’heure précise du décès de la reine, survenu dans « l’après-midi » selon Buckingham. La Première ministre Liz Truss, officiellement nommée par la souveraine à Balmoral mardi, est informée aux environs de 16H30 locales (17H30 heure belge) selon ses services, deux heures avant l’annonce officielle.

S’il est donc probable que Charles et Anne aient pu assister aux derniers instants de la souveraine, ce n’est vraisemblablement pas le cas de ses deux autres fils, Andrew et Edward, et du prince William. Arrivés en Écosse dans un jet de la Royal Air Force, ceux-ci ne passent les grilles du château, visages fermés, qu’après 17H00 (18H00 à Bruxelles).

Le prince Harry, en froid avec la famille royale, arrive plus tard encore, seul, alors que la nouvelle a déjà fait le tour du monde. Il repart également séparément vendredi matin, dans un vol régulier de British Airways.

Six heures à peine ont séparé le premier communiqué du palais de l’annonce officielle du décès d’Elizabeth II, dont les causes n’ont pas été révélées.

L’état de santé de la souveraine de 96 ans déclinait à vue d’œil depuis des mois, en particulier depuis le décès de son époux Philip en avril 2021. Elle avait passé une nuit à l’hôpital en octobre dernier pour des examens dont la nature n’a jamais été communiquée. Le palais, depuis, évoquait des « problèmes de mobilité ».

Sur les dernières photos d’Elizabeth II à Balmoral, prises mardi, l’apparence de sa main droite, bleutée, avait suscité des interrogations. Elle y apparaissait souriante, debout mais plus frêle que jamais.

13h23 – Pour les Français, Elizabeth II était « LA » reine, affirme M. Macron

Elizabeth II était tellement importante qu’elle incarnait l’image de la royauté, a déclaré vendredi le président français Emmanuel Macron dans un message aux Britanniques : « Pour vous, c’était votre reine, pour nous c’était LA reine ».

« Sa mort laisse en nous un sentiment de vide », a-t-il dit dans une vidéo en anglais postée sur Twitter.

La reine d’Angleterre est décédée jeudi à l’âge de 96 ans dans sa résidence de Balmoral en Écosse, déclenchant une vague d’émotions dans le monde.

« C’est avec beaucoup de tristesse que le peuple français a appris la mort de Sa Majesté la reine Elizabeth II. Sa sagesse et son empathie nous ont aidés à tracer une voie au milieu des aléas de l’Histoire des 70 dernières années », a poursuivi le président français dans son message.

« Nous avons apprécié son affection toute particulière pour la France. Elizabeth II maîtrisait notre langue, aimait notre culture et touchait nos cœurs. Depuis son couronnement, elle a connu et s’est entretenue avec tous nos présidents », a-t-il relevé.

« Avec elle, la France et le Royaume-Uni partageaient non seulement une ’entente cordiale’, mais un partenariat loyal, sincère et chaleureux (…) Elle sera toujours avec nous. Nous commémorerons et perpétuerons les valeurs qu’elle n’a jamais cessé d’incarner et de promouvoir : la force morale de la démocratie et de la liberté », a affirmé M. Macron.

13h19 – Charles III sera officiellement proclamé roi samedi matin, annonce le palais de Buckingham

Charles III sera officiellement proclamé roi samedi matin lors d’une réunion du Conseil de succession réuni à Londres, a indiqué le Palais de Buckingham dans un communiqué.

Ce conseil se réunira à 10H00 (11h en Belgique) au palais de Saint-James et la proclamation sera lue en public une heure plus tard du balcon de cette résidence, puis dans toutes les provinces du Royaume-Uni le lendemain.

13h18 – Liz Truss rend hommage à Elizabeth II, « l’une des plus grandes dirigeantes que le monde ait connues »

La Première ministre britannique Liz Truss a rendu hommage vendredi au Parlement à la défunte reine Elizabeth II, saluant « l’une des plus grandes dirigeantes que le monde ait connues » et « la plus grande diplomate » du Royaume-Uni.

« Ses paroles de sagesse nous ont donné de la force dans les moments les plus éprouvants. Pendant les moments les plus sombres de la pandémie, elle nous a donné l’espoir que nous nous reverrions », a souligné la cheffe du gouvernement, vêtue de noir, avant d’être reçue dans l’après-midi par le roi Charles III.

13h17 – Le Roi fera son premier discours à 18 heures (locale), 19 heures en Belgique

Le Roi Charles III s’adressera à la nation britannique à 18 heures, heure du Royaume-Uni. Il sera 19 heures en Belgique.

13h05 – Les cloches retentissent dans tout le Royaume-Uni en mémoire d’Elizabeth II

Les cloches des églises ont retenti vendredi dans tout le Royaume-Uni en hommage à la reine Elizabeth II, décédée jeudi à l’âge de 96 ans après 70 ans de règne.

Les cloches de la cathédrale Saint-Paul et de l’abbaye de Westminster à Londres, ainsi que celles du château de Windsor, se sont notamment animées alors que le nouveau roi Charles III était en route vers Londres depuis la résidence écossaise de Balmoral.

13h04 – Poutine ne prévoit pas d’assister aux funérailles d’Elizabeth II

Le président russe Vladimir Poutine ne prévoit pas d’assister aux funérailles d’Elizabeth II, attendues dans une dizaine de jours à Londres, a déclaré vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

« L’option (de son déplacement) n’est pas envisagée », a-t-il simplement indiqué lors d’un point-presse, alors que le président russe fait figure de paria en Occident depuis l’offensive contre l’Ukraine. La veille, M. Poutine avait salué la mémoire de la reine, décédée jeudi à 96 ans.

« Pendant de nombreuses décennies, Elizabeth II jouissait à juste titre de l’amour et du respect de ses sujets, ainsi que d’une autorité sur la scène mondiale », a-t-il communiqué jeudi. « Les événements les plus importants de l’histoire récente du Royaume-Uni sont inextricablement liés au nom de sa Majesté. »

Le porte-parole du Kremlin a indiqué vendredi ne pas savoir à ce stade si un représentant du gouvernement russe se rendrait aux funérailles d’Elizabeth II, alors que les détails de la cérémonie n’ont pas encore été communiqués par les services du nouveau roi Charles III.

« Tout cela doit encore être annoncé d’une manière ou d’une autre par les services du roi, par les autorités du Royaume-Uni », a indiqué M. Peskov. Si le porte-parole a loué face aux journalistes « la sagesse » et « l’autorité » mondiale de la reine, « des qualités dorénavant rares sur la scène internationale », il a également estimé qu’elle n’occupait pas une « place (particulière) dans le coeur des Russes ».

12h42 – Le gouvernement britannique « uni dans son soutien » à Charles III

Le gouvernement britannique est « uni dans son soutien » au nouveau roi Charles III qui a accédé au trône à la suite du décès de sa mère Elizabeth II, a indiqué Downing Street à l’issue d’un conseil des ministres extraordinaire.

« Le cabinet s’est montré uni dans son soutien pour Sa Majesté le roi », a indiqué un porte-parole de la Première ministre Liz Truss, précisant qu’un « moment de silence » avait été observée en fin de réunion en mémoire de la défunte souveraine.

12h33 – Pas de matches de Premier League ce week-end

La Premier League, le championnat anglais de football, a décidé de reporter toutes les rencontres prévues ce week-end afin de rendre hommage à la reine Elizabeth II, décédée jeudi, a annoncé l’instance vendredi.

« Lors d’une réunion ce matin, les clubs de Premier League ont rendu hommage à Sa Majesté la Reine Elizabeth II. Pour honorer son extraordinaire vie et contribution à la nation, et en signe de respect, les matches de Premier League de ce week-end, dont le match de lundi soir, sont reportés », a écrit la Premier League dans un communiqué.

Nos clubs et nous-mêmes souhaitons rendre hommage au long et inébranlable service de Sa Majesté envers notre pays. En tant que monarque ayant servi le plus longtemps dans notre pays, elle a été une source d’inspiration et laisse derrière elle un héritage incroyable après une vie de dévouement. C’est un moment extrêmement triste non seulement pour la nation, mais aussi pour les millions de personnes qui l’admiraient dans le monde entier, et nous nous joignons à tous ceux qui pleurent sa disparition », a ajoué Richard Masters, le président de la Premier League.

La Premier League a également précisé qu’elle donnera prochainement plus d’informations concernant les matches prévus durant la période de deuil.

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12h30 – Le roi Charles a quitté le château de Balmoral

Le roi Charles III a quitté le château de Balmoral en Ecosse. Le Roi retourne à Londres avec sa femme, Camilla, devenue reine consort, où il rencontrera plus tard en audience la Premier ministre Liz Truss et le gouvernement.

Ils sont partis en voiture de la propriété vers l’aéroport d’Aberdeen, selon des photos des médias britanniques.

Viendra ensuite en début de soirée son premier discours en tant que Roi.

11h26 – Appels à renoncer à la monarchie, le Premier ministre australien temporise

A peine le décès de la reine d’Angleterre Elizabeth II annoncé, des voix se sont élevées vendredi pour appeler à renoncer à la monarchie en Australie. « Aujourd’hui n’est pas un jour pour la politique », a répondu le Premier ministre Anthony Albanese.

« Maintenant, l’Australie doit aller de l’avant. (…) Nous devons devenir une République », a tweeté le chef du parti des Verts australien, Adam Bandt, après avoir présenté ses condoléances.

L’Australie est devenue « une nation mature et indépendante » pendant le règne de la reine, a déclaré l’Australian Republican Movement (mouvement républicain australien). « Il est peu probable que nous revoyions un jour un monarque aussi respecté et admiré par le peuple australien », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Face à ces commentaires, le Premier ministre australien Anthony Albanese, bien qu’en faveur d’une république depuis longtemps, a appelé à plus de retenue. « Aujourd’hui n’est pas un jour pour la politique », a-t-il déclaré à la Radio National, citée par le journal britannique The Guardian.

« Aujourd’hui, nous rendons hommage au service rendu par la reine Elizabeth en tant que chef d’État pendant ces 70 années et nous remercions son dévouement et sa contribution pour l’Australie », a-t-il ajouté.

L’idée de quitter la monarchie ne date pas d’hier dans ce pays du Commonwealth. La population avait été appelée à se prononcer sur un tel retrait en 1999, mais le référendum avait échoué.

Le Premier ministre a rendu hommage à la reine dans la matinée via un message vidéo. La ville de Sydney marquera également le coup dans la soirée en illuminant son célèbre Opéra.

La population pouvait en outre se recueillir à la cathédrale St Andrew où un sobre portrait de « Lilibeth » a été installé à côté d’un drapeau australien. Autour de 16h00 (08h00 en Belgique), une petite dizaine de personnes avaient fait le déplacement, a constaté une journaliste de Keystone-ATS sur place. Plusieurs prenaient le temps de signer l’un des trois carnets de deuil mis à disposition pour l’occasion.

11h08 – Harry quitte déjà Balmoral

Le prince Harry, qui est arrivé à Balmoral après la mort de la reine jeudi soir, a déjà quitté l’Ecosse en avion ce vendredi pour rentrer probablement à Londres retrouver sa femme Meghan, qui n’avait pas fait le déplacement jusqu’à Balmoral.

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11h05 – « Nos cœurs sont brisés » : la mort d’Elizabeth II à la une de la presse britannique

« Nous vous aimions Ma’am », « Nos coeurs sont brisés » : les photos de la reine Elizabeth II faisaient la une vendredi de tous les quotidiens britanniques, avec des éditions spéciales retraçant ses 96 ans de vie et 70 ans et 7 mois de règne.

The Times, The Guardian, The Daily Telegraph et The Independant ont choisi en une l’image officielle de la jeune monarque de 27 ans lors de son couronnement en 1953, tandis que The Sun, The Daily Telegraph et The Daily Express ont préféré des photos d’une Elizabeth II plus âgée, en noir et blanc ou en couleur, mais avec la même solennité.

« Le chagrin est le prix à payer pour l’amour », titre The Telegraph, reprenant les mots forts que la reine avait adressé aux Américains après les attentats djihadistes du 11 septembre 2001 à New York (États-Unis).

L’amour est un thème qui revient très souvent dans les colonnes des tabloïds. « Nous vous aimions Ma’am », proclame The Sun. « Nous sommes fier de vous avoir eu pour Reine », ajoute-t-il, quand The Daily Express titre « Notre reine bien-aimée est morte ».

« Nos coeurs sont brisés », affirme aussi The Daily Mail, ajoutant : « Comment trouver les mots ? Notre chagrin est rempli d’une centaine d’émotions différentes et toutes sont douloureuses à saisir ».

« Merci » revient également beaucoup dans les articles, comme à la une du Daily Mirror.

« Longue vie au roi »

Sans surprise, le décès d’Elizabeth II donne lieu à des éditions spéciales de plusieurs dizaines de pages dédiées à cet événement historique, à l’impact considérable pour le Royaume-Uni et au-delà.

« Une lumière s’en est allée de nos vies. Le jour que le Royaume-Uni et beaucoup dans le monde redoutaient est arrivé. Elle est partie », s’attriste l’éditorial du très populaire tabloïd The Sun.

« La mère de notre nation. La femme la plus célèbre, la plus aimée, la plus respectée au monde. La colonne vertébrale du Royaume-Uni. C’est tout simplement difficile de penser à la vie du pays sans sa présence », ajoute le quotidien. « Le nouveau monde nous paraîtra étrange ».

Dans sa nécrologie, The Times décrit Elizabeth II comme « la femme qui a sauvé la monarchie ».

« C’est grâce à son dévouement et son sens de sa mission qu’une institution qui a parfois semblé dépassée et incapable de s’adapter aux valeurs de la société contemporaire possède toujours sa pertinence et reste populaire aujourd’hui », selon le quotidien.

Dans les colonnes du journal de gauche The Guardian, l’éditorial estime que sa disparition signe le début « d’un nouvel avenir ». « Le seul élément dans notre vie collective qui restait constamment et de manière fiable le même (…) a disparu », écrit-il.

The Daily Telegraph rend aussi hommage à « une vie au service » du Royaume-Uni. « Elle était plus qu’un symbole distant et matriarcal de la nation, elle était une guide et une compagnie constante, toujours paisiblement rassurante, même dans les temps les plus agités (…) Le règne d’Elizabeth II est terminé. Longue vie au Roi Charles III », conclut-il.

10h44 – Le roi Charles III décrète une période de deuil jusqu’à sept jours après les funérailles, pas encore de date

Une période de deuil sera observée par la famille royale britannique dès maintenant et jusqu’à sept jours après les funérailles de la reine Elizabeth II, a annoncé vendredi matin le Palais de Buckingham. La date des funérailles de la monarque, décédée jeudi à l’âge de 96 ans, n’a pas encore été arrêtée, précise la BBC.

Dans un communiqué, le Palais ajoute que cette période de deuil a été décidée par « Sa Majesté le Roi ». Le deuil sera observé par les membres de la famille royale, le personnel de la maison royale et ses représentants lors de leurs missions officielles, conclut le communiqué.

10h15 – L’ambassade du Royaume-Uni ouvre un registre de condoléances et remercie la Belgique

L’ambassade britannique à Bruxelles a ouvert vendredi un registre de condoléances pour les personnes désirant exprimer leur soutien à la famille royale britannique ou rendre un dernier hommage à la reine Elizabeth II, décédée jeudi soir à 96 ans. L’ambassadeur du Royaume-Uni en Belgique, Martin Shearman, a exprimé, dans un tweet publié jeudi soir, ses « remerciements pour le soutien reçu de la Belgique ».

Le registre est ouvert de 09h00 à 18h00 depuis vendredi et le restera tout le week-end. Il sera ensuite disponible tous les jours ouvrables jusqu’aux obsèques. L’ambassade signale en outre qu’un registre de condoléances est accessible à toutes et tous sur le site de la monarchie britannique : www.royal.uk.

« Profondément attristé par le décès de Sa Majesté la Reine », a tweeté l’ambassadeur jeudi soir, quelques heures après l’annonce du décès de la monarque de 96 ans dans son château de Balmoral en Écosse. « Elle restera dans les mémoires pour sa contribution au renforcement des liens du Royaume-Uni dans le monde grâce à son service, ses valeurs et son engagement. » Il a en outre remercié la Belgique « pour le soutien reçu ».

Jeudi soir, le couple royal belge avait salué la mémoire d’une « monarque d’exception qui a profondément marqué l’histoire », la qualifiant de « personnalité hors du commun ».

« C’est avec une énorme tristesse que nous avons appris le décès de Sa Majesté la Reine Elisabeth II. Nous garderons toujours un souvenir ému de cette grande Dame qui tout au long de son règne a fait preuve de dignité, de courage et de dévouement », ont réagi le roi Philippe et la reine Mathilde, selon une communication transmise par le Palais.

« Chacune de nos rencontres restera à jamais gravée dans nos mémoires. Le Royaume-Uni perd une monarque d’exception qui a profondément marqué l’histoire », ont-ils poursuivi, présentant leurs plus sincères condoléances à la famille royale et au peuple britannique. « Reposez en paix Majesté, auprès de votre bien-aimé époux », concluent le Roi et la Reine dans leur hommage.

De nombreux ministres et personnalités politiques belges ont également salué le règne de la monarque. « La Belgique présente ses condoléances à la famille royale britannique et au peuple britannique. Que SAR la Reine Elizabeth II repose en paix. Pendant plus de 70 ans, elle a été un phare de stabilité et de dignité pour le peuple britannique », a notamment déclaré le Premier ministre Alexander De Croo.

9h44 – Le mariage de la princesse Maria Laura de Belgique aura bien lieu samedi

Le mariage de la princesse belge Maria Laura – la fille aînée de la princesse Astrid – et de son compagnon William Isvy se poursuit. Ils doivent se marier ce samedi dans la cathédrale Saint-Michel-et-Sainte-Gudule de Bruxelles.

« Le mariage est un mariage privé, il est maintenu malgré le décès de Sa Majesté la reine Elizabeth II. Le couple a été très ému par l’annonce de ce décès. Un moment de prière et de réflexion sera consacré à SM la Reine Elizabeth II pendant la célébration religieuse du samedi après-midi », a déclaré Hervé Verhoosel, porte-parole du couple, dans un communiqué.

9h37 – L’ambassade britannique à Bruxelles ouvre un registre funéraire

L’ambassade britannique à Bruxelles a ouvert un registre de deuil pour ceux qui souhaitent exprimer leurs condoléances à l’occasion du décès de la reine Elizabeth II de Grande-Bretagne. L’ambassade l’a signalé sur Twitter.

Le registre funéraire sera ouvert ce vendredi 9 septembre de 9h à 18h, puis tous les jours ouvrables jusqu’au jour des obsèques inclus.

9h27 – Charles et Anne étaient là lors de son dernier souffle, William et Harry n’ont pas pu lui dire un dernier au revoir

La reine Elizabeth est décédée au domaine de Balmoral, en Ecosse. Son fils, le prince Charles, et sa fille, la princesse Anne, étaient avec elle lorsqu’elle est décédée jeudi après-midi. Ils se trouvaient déjà en Écosse lorsque les médecins les ont informés que leur mère était mourante et ont pu se rendre rapidement à son chevet.

Le prince William et ses oncles, les princes Andrew et Edward, sont partis de Londres à bord d’un jet privé, mais ne sont malheureusement arrivés à Balmoral que vers 17 heures, heure locale, alors que la Reine était déjà décédée. Le prince Harry, qui était à Londres, s’est lui rendu à Balmoral après son frère et ses oncles. Il est arrivé plus d’une heure après l’annonce officielle du décès, sans son épouse Meghan Markle, restée à Londres. Des photos ont été prises à son arrivée à Balmoral.

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9h23 – Un livre de condoléance ouvert

Un « Livre de condoléances », un registre funéraire, a été ouvert sur le site Web de la famille royale britannique. Les gens peuvent laisser un message via un formulaire en ligne. Une sélection d’entre eux sera transmise aux membres de la famille royale, et certains seront également conservés dans les archives royales.

A retrouver ici.

9h17 – Le monde des affaires rend également hommage à la Reine d’Angleterre

Des pointures du monde économique ont également rendu hommage à la reine Elizabeth II, décédée jeudi en Écosse.

Bill Gates, fondateur du groupe informatique Microsoft, a fait savoir via Twitter qu’il était « honoré » d’avoir pu rencontrer la souveraine. Très touché, il a présenté ses condoléances à la famille et au peuple britannique.

Jeff Bezos, patron du géant de l’internet Amazon, également l’une des plus grandes fortunes mondiales, estime que personne d’autre que la Reine ne pouvait mieux incarner la notion de devoir. Tim Cook, responsable d’Apple, rejoint ce constat. « Il n’y a rien de plus noble que de consacrer sa vie au service des autres », a-t-il écrit.

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Richard Branson, le milliardaire britannique à la tête du groupe Virgin, a commenté sur son blog que la Reine a redéfini en quelque sorte le concept de leadership. « Elle a vécu une vie de service au cours de laquelle elle représentait le meilleur des valeurs britanniques, véhiculant bienveillance et cohérence dans un monde en évolution constante », a-t-il ajouté.

9h06 – La reine Elizabeth II en quelques chiffres impressionnants

Avant de ralentir le rythme à 95 ans pour raison de santé, la reine Elizabeth II, avait fait 42 fois le tour de la Terre, accumulant 1.661.668 kilomètres parcourus en dehors du Royaume-Uni, selon le quotidien britannique Daily Telegraph. Elle a assuré plus de 21.000 engagements durant son règne et participait chaque année à des centaines d’événements, inaugurations, réceptions et remises de médailles.

Monarque constitutionnelle très occupée, cheffe d’État, cheffe du Commonwealth, elle avait un rôle strictement apolitique et largement cérémoniel, même si c’est officiellement la reine qui, au Royaume-Uni, nomme le premier ministre, habituellement le chef de la majorité à la chambre des communes.

Elle a aussi validé durant son règne quelque 4.000 projets de lois en leur accordant la « sanction royale » – une formalité puisque aucune sanction royale n’a été refusée depuis 1708 – et d’innombrables nominations officielles.

Pendant ses 70 ans de règne, elle a aussi ouvert chaque année, à trois exceptions près, la session annuelle du Parlement, événement solennel à la pompe multiséculaire. Assise sur son trône, elle y lisait d’une voix monocorde le programme législatif du gouvernement, qu’elle n’avait pas rédigé.

Elle a reçu aussi presque chaque semaine le premier ministre, qui venait la tenir au courant des derniers développements. Elle pouvait « l’encourager et le mettre en garde », mais jamais s’opposer à ses décisions. Elle en a connu 15, de Winston Churchill à Liz Truss.

21.000 engagements

Elle était aussi cheffe des armées et gouverneure suprême de l’Église anglicane.

Dernière souveraine planétaire, infatigable globe-trotteuse au service de la couronne britannique, elle a voyagé dans plus de 110 pays et effectué plus de 150 visites dans les pays du Commonwealth, libre association de 54 États, à laquelle elle était extrêmement attachée.

Elle a fait au moins 42 fois le tour de la terre, a calculé le Daily Telegraph, estimant qu’elle avait parcouru au moins 1.661.668 km en dehors du Royaume-Uni. Son dernier voyage à l’étranger remonte à novembre 2015, à 89 ans. Elle avait ensuite demandé à son fils, Charles, de la représenter.

Elle a été aussi l’hôtesse de très nombreux dignitaires étrangers, à la faveur de 112 visites d’État au Royaume Uni.

Avant le Covid-19, elle recevait en moyenne chaque année quelque 139.000 personnes, entre « garden-parties », réceptions, dîners et remises de médailles, selon son bilan financier 2020-2021. Elle a assuré plus de 21.000 engagements durant son règne, selon Buckingham Palace.

Elle a aussi envoyé 300.000 courriers d’anniversaire à des centenaires et plus de 900.000 messages de félicitations à des couples célébrant leurs noces de diamant (60 ans).

Quotidien réglé

Et elle était particulièrement attachée à son traditionnel message de Noël, télévisé depuis 1957, qu’elle écrivait en grande partie.

Son quotidien habituel était réglé comme du papier à musique : réveil à 07h30, petit-déjeuner à 08h30, étude des dossiers gouvernementaux, transmis dans les fameuses boîtes rouges, à partir de 09h30, puis audiences individuelles en fin de matinée.

Après un déjeuner léger, elle aimait se promener seule dans les jardins et se détendre avec la lecture du Racing Post, la bible quotidienne des courses de chevaux, selon le Daily Mail.

Tous ses engagements de l’après-midi se terminaient avant l’heure du thé à 17h00. La reine travaillait encore une heure, puis se retirait dans ses appartements, où elle aimait regarder la télévision. Souvent, elle travaillait encore un peu sur ses « boîtes rouges », selon le quotidien.

Elle vivait depuis la pandémie de Covid-19 au château de Windsor à l’ouest de Londres, mais continuait à privilégier la résidence royale de Sandringham pour les fêtes et le château de Balmoral (Ecosse) en été.

Son rôle le plus important était « l’impartialité », selon Bob Morris, historien de la monarchie. Une impartialité sur laquelle elle n’a jamais transigé, ne laissant jamais transparaître la moindre opinion, ce qui conjugué avec son sens du devoir lui a valu de rester immensément populaire jusqu’à la fin.

8h41 – Charles hérite du trône et d’une fortune colossale

Après le décès de sa mère la reine Elizabeth II, Charles hérite du trône mais aussi de sa fortune privée. Il recevra ce patrimoine colossal sans avoir à s’acquitter de droit de succession, privilège réservé aux successions royales.

Si rien n’oblige les monarques britanniques à révéler leurs finances privées, la reine était à la tête d’une fortune personnelle de 370 millions de livres en 2022 (413 millions de francs au cours actuel), selon le Sunday Times, soit 5 millions de plus que l’année précédente.

Le palais de Buckingham, résidence royale londonienne, et le château de Windsor, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de la capitale, sont des propriétés de l’État, mais le château de Balmoral, villégiature d’été de la famille royale, et la résidence de Sandringham, où la famille royale célèbre traditionnellement les fêtes de fin d’année, étaient des propriétés de la monarque et seront légués à Charles.

Collection de timbres

La reine possédait aussi un important portefeuille d’actions et une collection royale de timbres dont la valeur est estimée à 100 millions de livres, selon les auteurs du classement « Rich List » 2021 du Times.

La fortune de la reine vient s’ajouter à la fortune personnelle de Charles, estimée à 87 millions de livres par le site celebritynetworth.com. Les célèbres joyaux de la couronne, évalués à quelque 3 milliards de livres, appartenaient symboliquement à la reine et sont automatiquement transmis à son successeur.

Le prince Philip, mari d’Elizabeth, a laissé à sa mort en avril 2021 un patrimoine plus modeste de 30 millions de livres, selon celebritynetworth. Il possédait notamment une collection de tableaux et 3.000 ouvrages, dont l’essentiel aurait été légué à des amis et de la famille.

En devenant roi, Charles hérite du duché de Lancaster, propriété de la royauté depuis le Moyen Âge, qui avait généré lors de l’année fiscale achevée en mars 24 millions de livres de revenus privés destinés au monarque britannique.

Allocation annuelle

« L’argent de Lancaster revient au souverain, au roi ou à la reine, en vertu de son poste », explique David McClure, auteur d’un livre sur les finances royales.

Charles perd en revanche le duché de Cornouailles, qui revient au fils aîné du monarque et génère environ 21 millions de livres par an. « Il reviendra directement [au prince, ndlr] William », précise M. McClure.

Charles bénéficie aussi d’une allocation annuelle (« sovereign grant ») du trésor public, fixée à 15 % des revenus du patrimoine de la couronne, le « Crown Estate », qui comprend du foncier mais aussi un parc colossal d’éoliennes, entre autres, et dont les recettes sont restituées au trésor public depuis un acte de loi de 1760.

Cette allocation avait atteint 86,3 millions de livres pour 2021-2022, en tenant compte d’une rallonge substantielle pour la rénovation de Buckingham Palace accordée pour dix ans (34,5 millions de livres au titre de 2021-2022).

Le sovereign grant permet de financer les dépenses liées aux activités officielles de représentation du souverain ou des membres de sa famille, notamment le salaire du personnel, l’entretien et le ménage des palais, les voyages officiels ainsi que des réceptions.

Succession royale

Si l’essentiel de la richesse de la reine est transmis à Charles sans droit de succession, c’est grâce à une exemption qui remonte à 1993 censée éviter que, si plusieurs monarques venaient à mourir à quelques années d’intervalle, le patrimoine du roi ou de la reine ne se volatilise, en étant réduit de 40 % à chaque héritage.

« Les actifs privés tels que Sandringham et Balmoral ont un usage aussi bien officiel que privé », explique en outre le ministère des finances, ajoutant que la monarchie doit aussi « avoir un certain degré d’indépendance financière vis-à-vis du gouvernement en place ».

Mais cet avantage est limité aux transmissions entre un souverain et son successeur. « Il est probable que la reine laisse un testament et que de petites sommes » iront à des membres de la famille proche « mais pas l’essentiel de la richesse », qui reviendra à Charles, assure David McClure.

8h22 – Le tournage de la sixième saison de « The Crown » à l’arrêt en hommage à la Reine

L’équipe de la série à succès « The Crown » relatant les turpitudes du règne et de la vie de la reine Elizabeth II a décidé de stopper le tournage de la saison pendant quelque temps afin de rendre hommage à la souveraine décédée jeudi à l’âge de 96 ans, a-t-elle annoncé.

« Nous allons faire une pause par respect », a déclaré le scénariste de la série diffusée sur Netflix. Ce dernier décrit la série comme une « lettre d’amour à la Reine ». Il a précisé n’avoir « rien à ajouter », demandant « du silence et du respect ».

Depuis 2016, la série fait le bonheur des amateurs de la royauté, plongeant dans les coulisses de l’histoire tumultueuse de la famille royale britannique depuis l’accession au trône de la reine Elizabeth en 1952. Extrêmement populaire, cette production a également son lot de détracteurs lui reprochant de déformer ou d’extrapoler la réalité à des fins scénaristiques.

La cinquième saison de cette saga à gros budget devrait sortir en novembre et se concentrer sur une période de règne chahutée pour la Reine : les années 90. Cette décennie avait été marquée par la dégradation des relations entre la princesse Diana et le prince Charles, désormais roi Charles III, et le décès en 1997 de Diana dans un tragique accident de voiture à Paris.

8h05 – Coups de canons, cloches et discours du nouveau roi au programme de vendredi

De nombreuses cérémonies officielles d’hommage à la reine Elizabeth II sont programmées vendredi au Royaume-Uni. À la cathédrale Saint-Paul et à l’abbaye de Westminster à Londres, les cloches retentiront à midi. Il en sera de même au château de Windsor, à l’ouest de Londres, où la Reine s’était établie durablement.

Plusieurs coups de canons seront également tirés depuis Hyde Park, en plein cœur de la capitale britannique.

Plusieurs hommages sont aussi prévus au parlement britannique.

Le nouveau roi, Charles III, reprendra quant à lui le chemin de Londres depuis Balmoral, en Écosse, où la Reine est décédée jeudi à l’âge de 96 ans. Il rencontrera vendredi après-midi la Première ministre britannique, Liz Truss. Le Roi devrait également s’adresser aux Britanniques en début de soirée.

Un service commémoratif devrait aussi avoir lieu en soirée en la cathédrale Saint-Paul.

8h03 – Un roi âgé et mal aimé, défi pour la monarchie britannique

Jamais aucun souverain britannique n’aura attendu aussi longtemps. L’accession au trône de Charles III, âgé et mal aimé, ouvre une période délicate pour une monarchie qui avait su sous sa mère résister aux crises.

En 1953, Elizabeth II avait été couronnée à tout juste 25 ans, dans une atmosphère d’enthousiasme national dans un pays, qui se relevait encore du traumatisme de la seconde guerre mondiale. Elle est restée toute sa vie une figure très populaire et respectée.

L’accueil réservé à son fils aîné s’annonce très différent. A 73 ans, c’est un « vieil homme » qui monte sur le trône, relève Robert Hazell, professeur de droit constitutionnel à l’University College London. « Ce sera très difficile pour lui de prendre la suite de la reine », explique-t-il à l’AFP. « La monarchie va probablement traverser des temps difficiles ».

Né en 1948, Charles a épousé en 1981 Diana Spencer, avec qui il a eu deux enfants, William et Harry, avant le délitement de leur mariage et des révélations publiques sur leurs infidélités respectives qui mèneront à leur divorce.

Neutralité des propos

Après la mort tragique de Diana en 1997 dans un accident de voiture à Paris, pourchassée par des paparazzis, Charles a épousé en 2005 son ancienne maîtresse Camilla Parker Bowles.

Le nouveau roi s’est longtemps fait remarquer par ses propos controversés, et parfois tournés en ridicule, sur des sujets comme l’agriculture ou l’architecture moderne (qu’il apprécie peu). Même si ses préoccupations environnementales sont désormais largement partagées, il va devoir se plier à une neutralité à toute épreuve, chaque mot du souverain étant scruté et commenté.

En 2018, il a assuré à la BBC avoir conscience qu’il devrait s’interdire toute prise de position : « Je ne suis pas si idiot ».

Une telle neutralité s’annonce « très difficile » à tenir, notamment face aux velléités d’indépendance de l’Écosse, tout en voulant sauvegarder la monarchie, relève M. Hazell, qui souligne cependant « le sens très fort du service public et du devoir public » de Charles.

Charles aborde son règne bien moins aimé que sa mère. Selon un sondage de l’institut YouGov en 2021, à peine plus d’un tiers des sondés estimait qu’il ferait un bon roi, alors que plus de 70 % avaient une opinion favorable de la reine.

De quoi relancer les espoirs des partisans d’une abolition de la monarchie au profit d’une république, idée soutenue par seulement 15 % des Britanniques ces dernières années.

Pas l’« aura » d’Elizabeth

Charles « n’est pas protégé par la même aura presque impénétrable que la reine », selon Graham Smith, le directeur du mouvement Republic. Pour maintenir l’institution, Robert Hazell estime « concevable » que Charles abdique en faveur de son fils William, né en 1982 et très populaire, une option toujours rejetée par Elizabeth II. Mais pour Graham Smith, « il ne va pas laisser tomber ».

Face aux critiques croissantes sur le train de vie de la famille royale, les spécialistes de la monarchie prêtent à Charles le désir de réduire le nombre de ses membres actifs, vivant aux frais de la couronne et se consacrant aux engagements publics. Ils sont actuellement une dizaine.

La tendance a déjà été impulsée avec la mise en retrait du prince Andrew, frère de Charles, mis en cause pour son amitié avec le défunt financier américain Jeffrey Epstein, accusé de trafic de mineures, puis le départ en Californie de son fils Harry.

Pour Robert Hazell, plus que financier, l’intérêt de poursuivre sur cette voie est surtout de limiter les risques qu’un membre de la famille royale ne « dérape ». Il reviendra à Charles de distribuer les titres, choisissant par exemple s’il transmet à son fils celui de « prince de Galles » qu’il portait depuis 1958.

La famille royale a indiqué que Camilla devrait porter le titre de « princesse consort » plutôt que « reine » pour ne pas choquer le public. Mais du point de vue légal, relève M. Hazell, elle est devenue reine « automatiquement ».

7h23 – Charles III sera officiellement proclamé roi samedi

Charles est automatiquement devenu le nouveau roi après le décès de la reine Elizabeth II survenu jeudi en soirée. Selon les journaux The Times et The Independent, entre autres, Charles III sera officiellement proclamé roi samedi lors de l’« Accession Council ».

Cet organe est composé, entre autres, de membres de la Chambre des Lords et de la Chambre des Communes et de hauts fonctionnaires. En théorie, plus de 700 personnes peuvent assister à la cérémonie, mais il est probable que ce nombre soit beaucoup plus faible étant donné le court délai. La dernière réunion de l’« Accession Council » lorsque Elizabeth II est montée sur le trône après la mort de George VI en 1952, avait réuni quelque 200 personnes.

Au cours de la cérémonie le décès de la reine sera annoncé, suivi d’une déclaration honorant la monarque décédée et soutenant le nouveau roi. Selon la BBC, la proclamation sera ensuite signée par le Premier ministre et l’archevêque de Canterbury, notamment.

7h15 – Le monde unanime dans ses hommages à la reine Elizabeth II

Le monde s’est associé jeudi au deuil des Britanniques après la mort d’Elizabeth II, « une reine de cœur » dont « la dignité » et « le sens du devoir inaltérable » ont suscité une pluie d’hommages unanimes.

Adressant « leurs pensées » à la famille royale et à son peuple, chefs d’Etat ou de gouvernement se sont dits personnellement affectés par le décès de la souveraine qui, en 70 ans de règne, a rencontré quasiment tous les grands responsables de la planète.

Minute de silence à l’ONU, tour Eiffel privée de ses lumières, drapeaux en berne sur la Maison Blanche mais aussi dans le sultanat d’Oman, jours de deuil au Brésil, en Jordanie ou à Cuba… les marques de respect se sont multipliées aux quatre coins du globe.

« Grâce », « dignité », « sens du devoir »

Joe Biden a salué « une femme d’Etat d’une dignité et d’une constance incomparables ». Elizabeth II était « plus qu’une monarque. Elle incarnait une époque », a ajouté le président américain, qui a signé en personne le registre de condoléances ouvert en son honneur par l’ambassade du Royaume-Uni à Washington.

Son règne est défini par la « grâce, l’élégance et un sens du devoir inaltérable », a renchéri l’ex-locataire de la Maison Blanche Barack Obama.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a lui aussi noté « la grâce, la dignité et le dévouement » d’Elizabeth II.

« Il n’y a pas de mots pour rendre hommage, même partiellement, à l’importance primordiale de cette reine, à son sens du devoir, à son intégrité morale, à son dévouement et à sa dignité », selon l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel.

Consensus

Fait rare, la mort d’Elizabeth II a mis d’accord même les pires ennemis.

« Pendant de nombreuses décennies, Elizabeth II jouissait à juste titre de l’amour et du respect de ses sujets, ainsi que d’une autorité sur la scène mondiale », a commenté le président russe Vladimir Poutine.

Faisant part de « sa profonde tristesse », le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déploré « une perte irréparable ».

Aux Etats-Unis, l’ancien président républicain Donald Trump a abondé dans le sens des démocrates Joe Biden et Barack Obama, louant une souveraine qui laisse selon lui « un extraordinaire héritage de paix et de prospérité ».

« Amie »

« Je garde le souvenir d’une amie de la France, une reine de coeur qui a marqué à jamais son pays et son siècle », a réagi le président français Emmanuel Macron.

Elle était aussi « une amie remarquable de l’Irlande », selon son président Michael D. Higgins, mais aussi « une présence constante » dans la vie des Canadiens qui la « chériront toujours », d’après le Premier ministre Justin Trudeau.

« Tristesse »

« Profondément attristé », le pape François a fait savoir qu’il priait pour Elizabeth II et Charles III.

En Inde, le Premier ministre Narendra Modi s’est également dit « peiné par sa disparition ». Le gouvernement argentin a exprimé son « chagrin », les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et cubain Miguel Diaz-Canel leur « tristesse ».

« Elle nous manquera terriblement », a prédit la reine du Danemark Margrethe II.

« Son décès est une immense perte pour le peuple britannique », a estimé le président chinois Xi Jinping.

Historique

Le roi des Belges Philippe et son épouse ont rendu hommage jeudi à « une monarque d’exception qui a profondément marqué l’Histoire ».

Le roi d’Espagne Felipe VI a même jugé qu’elle avait « écrit les chapitres les plus pertinents de l’Histoire » ces sept dernières décennies.

La reine Elizabeth II a symbolisé « la réconciliation » avec l’Allemagne, contribuant à « panser les plaies » de la Seconde guerre mondiale, a notamment souligné le chef de l’Etat allemand Frank-Walter Steinmeier.

La disparition de cette souveraine, qui a « joué un rôle extrêmement important pour la paix et la stabilité mondiales », est une « grande perte » pour la communauté internationale, a abondé le Premier ministre japonais Fumio Kishida.

Sa mort laisse un immense vide dont le souvenir « restera gravé en lettres d’or dans les annales de l’histoire mondiale », pour le président du Pakistan Arif Alvi.

« Sa vie et son héritage resteront gravés dans les mémoires à travers le monde », a renchéri le président sud-africain Cyril Ramaphosa.

« Modèle »

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué en Elizabeth II « un modèle de continuité », « dont le calme et le dévouement ont donné de la force à beaucoup ».

« Tout au long de sa riche carrière, elle a été une source d’inspiration et de noblesse », a renchéri l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani. Pour le roi Salmane d’Arabie Saoudite, Elizabeth II « était un modèle de leadership qui restera immortel dans l’histoire ».

Le Premier ministre israélien Yaïr Lapid a jugé que cette « figure exceptionnelle » « symbolisait la dévotion et l’amour pour sa patrie ».

Pour le président philippin Ferdinand Marcos, « elle a montré au monde l’exemple de la grande dignité d’un vrai monarque, de son sens du devoir et de son dévouement envers tous ses sujets ».

Souvenirs

De Joe Biden, qui l’avait rencontrée pour la première fois en 1982, à Angela Merkel qui a évoqué « l’honneur de la recevoir » une dernière fois à la fin de son mandat l’an dernier, plusieurs personnalités ont partagé leurs souvenirs de la reine, y compris dans des enceintes inattendues.

Le footballeur Pelé a ainsi révélé être un « grand admirateur » de la souveraine depuis son séjour au Brésil en 1968, où elle avait assisté à un match dans un stade Maracana bondé.

« Nous nous rappellerons toujours d’elle avec affection, surtout qu’elle a vécu ici quand elle était une petite princesse », a également tweeté le Premier ministre de Malte Robert Abela.

6h53 – Xi Jinping offre ses « sincères condoléances » au Royaume-Uni

Le président chinois Xi Jinping a présenté vendredi ses « sincères condoléances » au Royaume-Uni suite au décès de la reine Elizabeth II, qu’il a qualifié de « grande perte pour le peuple britannique », selon un média d’État.

« Au nom du gouvernement et du peuple chinois ainsi qu’en son nom propre, Xi Jinping a exprimé ses profondes condoléances » dans un message transmis au nouveau roi Charles III, a indiqué la télévision publique CCTV.

« Il présente ses sincères condoléances à la famille royale, au gouvernement et au peuple britanniques. »

Elizabeth II est décédée jeudi à l’âge de 96 ans.

Le communiqué officiel diffusé par CCTV rappelle que la reine a été le premier monarque britannique à se rendre en Chine et salue la longévité de son règne.

« J’attache une grande importance au développement des relations entre la Chine et le Royaume-Uni et je suis prêt à travailler avec le roi Charles III » afin de « promouvoir le développement sain et stable des relations bilatérales dans l’intérêt de nos deux pays et de nos deux peuples », a par ailleurs indiqué Xi Jinping.

6h50 – Les journaux britanniques pleurent Elizabeth II

Les unes des journaux britanniques de vendredi sont logiquement dominées par le décès de la reine Elizabeth II, éteinte jeudi à l’âge de 96 ans, après 70 ans de règne. La presse commémore la vie de la Reine avec des images en pleines pages, récentes comme datées.

« Nous vous aimions, madame », s’émeut le Sun. « Vous avez fait votre devoir », salue pour sa part le Daily Star.

Plusieurs journaux, dont le Guardian et le Times, publient un portrait tiré lors du couronnement d’Elizabeth en 1953. « Une vie au service », légende le Times. Le Guardian consacre, lui, 19 pages à la vie de la reine.

« Merci », écrit Le Mirror en une, avec une photo récente de la souveraine, alors que le Daily Express annonce, en lettres capitales, que « notre reine bien-aimée est morte » devant une photo en noir et blanc.

Le Daily Telegraph écrit sur la même photo : « Le chagrin est le prix à payer pour l’amour ». Quant au Daily Mail, il titre la première page de son « édition spéciale historique » que « nos cœurs sont brisés ».

6h45 – Le Premier ministre japonais déplore une « grande perte » pour le monde

Le Premier ministre japonais Fumio Kishida a déploré vendredi une « grande perte » pour la communauté internationale après le décès de la reine Elizabeth II, exprimant sa « profonde tristesse ».

« La disparition de la reine, qui a mené le Royaume-Uni à travers des périodes agitées dans le monde, est une grande perte non seulement pour le peuple britannique mais aussi pour la communauté internationale », a déclaré M. Kishida.

La reine Elizabeth II « a régné pendant 70 ans, le plus long règne de l’histoire, et joué un rôle extrêmement important pour la paix et la stabilité mondiales », a dit le dirigeant nippon.

« Elle a grandement contribué au renforcement des relations entre le Japon et le Royaume-Uni, notamment par une visite au Japon en 1975 », a-t-il estimé, ajoutant : « le gouvernement japonais présente ses sincères condoléances à la monarchie britannique, au gouvernement et au peuple britanniques ».

6h16 – Les chauffeurs de taxi londoniens rendent hommage à la reine Elizabeth

Plusieurs dizaines de chauffeurs de taxi ont garé leurs voitures sur le Mall à Londres en hommage à la reine Elizabeth II. Selon Sky News, une cinquantaine de taxis sont alignés dans la célèbre rue devant le palais de Buckingham, où des milliers de personnes se rassemblent pour pleurer la reine défunte.

« Il pourrait y avoir beaucoup plus de chauffeurs de taxi ici, mais ils ont fermé la route », a déclaré un chauffeur à Sky News, qui n’a pas hésité à se rendre au palais de Buckingham lorsqu’il a appris la triste nouvelle.

Outre les chauffeurs de taxi, des milliers de personnes se sont rendues au palais pour rendre hommage à Elizabeth II et déposer des fleurs. L’hymne national britannique est également entonné dans différentes variantes : « God Save The Queen » pour Elizabeth et « God Save The King » pour Charles, le nouveau roi.

6h10 – Charles III s’adressera à la nation pour la première fois vendredi

Le nouveau Roi du Royaume-Uni, Charles III, donnera sa première allocation à la nation vendredi, a indiqué son porte-parole cité par l’agence Reuters jeudi soir. Ce sera son premier discours en tant que roi depuis le décès de sa mère, la reine Elizabeth II. L’heure du discours n’a pas encore été annoncée.

Charles et son épouse Camilla passeront la nuit de jeudi à vendredi au château de Balmoral, où Elizabeth est décédée jeudi. Le nouveau couple royal retournera à Londres vendredi.

Entre-temps, le journal britannique The Times écrit que Charles sera officiellement intrônisé vendredi. Le monarque de 73 ans rencontrera également la Première ministre britannique Liz Truss et le Cabinet britannique, ainsi que l’archevêque de Canterbury Justin Welby et le doyen de Westminster David Hoyle.

6h02 – Le progamme des prochains jours

Cette séquence historique après la mort de celle qui régnait depuis 70 ans et 7 mois, chargée d’une immense émotion, a été minutieusement préparée depuis des années et les détails du plan « London Bridge is down » (le pont de Londres s’est effondré) étaient régulièrement revus. S’y est ajoutée l’opération « Licorne », prévue en cas de décès en Ecosse.

Seul le nouveau roi Charles III peut finaliser certains points, et rien n’a été encore confirmé officiellement. Mais voici ce qui devrait arriver, selon des experts et les médias britanniques.

La reine étant décédée dans son château de Balmoral au nord de l’Ecosse, son corps doit être rapatrié à Londres.

Vendredi 9 septembre

Retour à Londres du roi Charles III et de Camilla, qui ont passé la nuit à Balmoral.

Audience du roi Charles avec la toute Première ministre Liz Truss, qui aura rencontré deux souverains en quatre jours, du jamais vu. Elle avait été reçue par la reine mardi, qui lui avait demandé de former un nouveau gouvernement.

Le roi Charles devrait finaliser les derniers détails des funérailles, la durée du deuil pour la famille royale, et le gouvernement confirmera la durée du deuil national, probablement 12 à 13 jours. Le jour des funérailles sera férié.

Les drapeaux britanniques seront mis en berne, les cloches sonneront à Londres, et 96 coups de canon devraient être tirés en mémoire de la souveraine.

Intervention télévisée du nouveau roi Charles III.

Cérémonie religieuse « impromptue » à la cathédrale Saint-Paul à Londres avec la Première ministre et des membres du gouvernement.

Samedi 10 septembre

Le conseil d’Accession, groupe de dignitaires, se réunit dans la matinée au palais Saint James à Londres et proclame que Charles est devenu roi.

La proclamation sera lue au balcon du palais Saint James, puis relayée par le roi d’armes de l’ordre de la Jarretière et une demi-douzaine de hérauts en calèche qui iront également la lire à Trafalgar square, puis au Royal Exchange.

Le Parlement fait voeu d’allégeance et exprime ses condoléances.

Le nouveau roi reçoit le Premier ministre et les principaux ministres dans l’après-midi.

Dimanche 11 septembre

Le cercueil de la reine est transporté au palais d’Holyroodhouse, la résidence officielle de la monarque en Ecosse.

Les administrations décentralisées d’Ecosse, du Pays de Galles et d’Irlande du Nord proclament l’avènement du nouveau monarque.

Lundi 12 septembre

Procession jusqu’à la cathédrale Saint Gilles d’Edimbourg. Cérémonie religieuse avec des membres de la famille royale. Le public devrait avoir la possibilité de venir se recueillir devant le cercueil.

Les deux chambres du Parlement à Londres se réunissent à Westminster Hall, pour un hommage à la souveraine.

Le roi devrait ensuite quitter Londres pour l’Ecosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord.

Mardi 13 septembre

Le cercueil est acheminé par avion à Londres puis au palais de Buckingham.

Mercredi 14 septembre

Procession au centre de Londres pour acheminer le cercueil du palais de Buckingham à Westminster.

La reine reposera à Westminster Hall pendant quatre ou cinq jours sur un catafalque drapé de pourpre. Le public pourra venir s’y recueillir 23 heures sur 24. Des centaines de milliers de personnes sont attendues.

La famille royale devrait aussi venir y rendre hommage à la monarque défunte.

Lundi 19 septembre

Date probable des funérailles d’Etat à l’abbaye de Westminster à Londres avec des dignitaires attendus du monde entier.

Le cercueil devrait y arriver suivi par la famille à pied.

Le pays se figera alors pour deux minutes de silence.

Après la cérémonie, la reine sera inhumée en privé dans la chapelle du roi George VI du château de Windsor, une annexe de la chapelle principale. Le cercueil de son époux le prince Philip décédé l’an dernier y sera déplacé pour être à ses côtés.

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