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Les Engagés veulent une nuit sans avion pour donner du répît aux riverains bruxellois

Les Engagés déposeront à la Chambre, au parlement bruxellois et dans des conseils communaux une résolution contenant des mesures qui permettront de soulager les riverains de l’aéroport de Bruxelles-National, ont-ils annoncé dans un communiqué.

Les centristes proposent trois mesures: l’instauration d’une nuit aérienne de 22h à 7h durant laquelle aucun mouvement aérien, sauf urgence, ne peut se faire dans la zone densément peuplée qui entoure l’aéroport, la limitation de l’activité de l’aéroport à 220.000 mouvements, et l’interdiction des avions les plus bruyants dont l’émission acoustique dépasse certains seuils en raison de leur modèle ou de leur vétusté.

Les députés Georges Dallemagne, Céline Fremault et Christophe De Beukelaer ont appelé les autres partis à co-signer leur texte. Ces mesures sont soutenues par tous les riverains, tant les Brabançons flamands et wallons, que les Bruxellois, ont-ils affirmé.

Le gouvernement fédéral est particulièrement visé. «Depuis 2014, le gouvernement fédéral a enfermé le dossier du survol de la capitale dans un congélateur fermé à triple tour - sans bruit politique. Pour Les Engagés, cela ne peut plus continuer parce que dehors, ça gronde ! «, a lancé M. Dallemagne.

Les dernières modifications importantes dans ce dossier des nuisances provoquées par l’aéroport remontent à deux législatures, quand le secrétaire d’Etat Melchior Wathelet (cdH, prédécesseur des Engagés) avait mis au point un plan de répartition des vols qui avait suscité un tollé dans certaines zones de Bruxelles et mené en 2014 à une ordonnance de cessation par le tribunal de première instance de la capitale.

De leur côté, les bourgmestres Engagés de trois communes du Nord-Ouest de Bruxelles (Jette, Ganshoren et Berchem Sainte-Agathe) ont ajouté à ces demandes une série d’autres.

Selon eux, leurs communes sont survolées successivement et de manière intempestive par les avions qui atterrissent sur la piste 07 L (gauche). Ce survol augmente de manière exponentielle.

Claire Vandevivere (Jette), Christian Lamouline (Berchem Sainte-Agathe) et Jean-Paul Van Laethem (Ganshoren) demandent le respect de l’arrêté bruit de la Région bruxelloise. D’après eux, leurs communes se situent en zone 0 de cet arrêté et devraient de ce fait ne subir que des bruits de faible intensité (seuils de 55 dB en journée et 45 dB la nuit).

Ils réitèrent leurs demandes de placement d’un sonomètre en zone 0, sous la trajectoire de la 07L, afin d’objectiver les données.

Autre attentes: le prolongement des pistes 25/07 vers l’Est pour réduire le survol de la Région bruxelloise à basse altitude; des mesures qui évitent le survol des zones densément peuplées de la Région-capitale et protègent la sécurité des habitants; une définition non équivoque des normes du vent qui privilégie au maximum un recours au système d’utilisation préférentielle des pistes; et le maintien absolu du caractère exceptionnel des atterrissages en 07L et 01 en vertu du principe selon lequel le survol des territoires les moins densément peuplés doit être absolument privilégié.

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