En ce momentDiables RougesCoupe du monde 2022CTR AwardsStar AcademyPermis de conduire Accueil

Philippe Henry: «On a misé sur les 18-24 ans pour changer les mentalités»

Depuis quelques mois, Philippe Henry enchaîne les réunions sur l’énergie. À l’entame de cette semaine de la mobilité, le vélo et le bus retiennent aussi son attention.

Lui qui est né à Charleroi mais qui passe son temps aussi entre Liège et Namur, nous a reçu à Bruxelles. Ministre du Climat, des Infrastructures, de l’Énergie et de la Mobilité, il apprécie à quelques jours des championnats du monde cycliste « l’engouement autour de nos champions (Remo, Van Aert…) et c’est très bon pour le vélo en général. » Évidemment, tout n’est pas rose dans le quotidien de la Wallonie aujourd’hui avec le coût de l’énergie, mais aussi les agissements particuliers, connus depuis un certain temps pourtant, du greffier du Parlement, Frédéric Janssens : « Une très mauvaise image pour l’institution parlementaire » comme il l’explique dans notre vidéo.

de videos

Avec cette crise énergétique, c’est le bon moment pour changer de mobilité ?

« La pandémie avait amené de fortes commandes de vélos… Aujourd’hui avec le prix de l’énergie beaucoup de personnes essaient de se passer de leur voiture parce que cela coûte de plus en plus cher… ou combinent plusieurs moyens de déplacement. On peut espérer que cela soit une réflexion structurelle… »

Malgré son relief, la Wallonie investit dans le vélo ?

« Nous avons les cyclostrades avec un premier tronçon vers Bruxelles. Un développement économique et touristique aura lieu autour de ces routes vélo. Il faut une infrastructure de qualité pour que les gens changent durablement leur manière de circuler. »

Les demandes de primes sont en hausse ?

« Une vingtaine de demandes par jour : le montant de la prime est de 20, 30 ou 40 % du prix d’achat entre 50 et 1200 euros en fonction du vélo et du type de demandeur (vélos électriques, traditionnels, de seconde main, pliables…). Elles ont particulièrement du succès dans les provinces de Namur et du Brabant wallon (chez les 26 et 55 ans). »

Même succès pour les abonnements bus ?

« On note une hausse de 11,2 % du nombre des abonnements des 18-24 ans… L’abonnement de 12 euros annuels à déjà un bel effet. On a misé sur les 18-24 ans pour changer les mentalités en profondeur et permettre de créer des habitudes positives en matière de transport. On veut aussi une évolution des clients qui déclarent le statut BIM : une progression de 17 %. Le statut BIM aide toute la famille : les 12-17 y bénéficient aussi de cet abonnement à 12 euros. »

Vincent Liévin

Abonnement La Meuse, La Nouvelle Gazette, La Province, Nord Eclair et La Capitale