En ce momentCoupe du monde 2022Nouveau Ciné-Télé-RevuePermis de conduire Accueil

Une première salve syndicale pour le pouvoir d’achat ce mercredi à Bruxelles

Des actions sont en cours dans notre pays.

Les syndicats ne se contenteront pas des mesures prises jusqu’ici par les autorités fédérales pour aider les particuliers à affronter la crise énergétique. FGTB, CSC et CGSLB se rassemblent mercredi à 10h00 place de la Monnaie à Bruxelles pour faire entendre leurs voix. Les deux premières se rendront ensuite au Mont des Arts, non loin du siège de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB). Les organisations de travailleurs continuent à revendiquer une modification de la loi sur la norme salariale qui empêche, selon elles, toute augmentation des salaires.

Quand la manifestation a été programmée il y a deux mois environ, c’était d’ailleurs la loi de 1996 sur les salaires qui devait constituer la première revendication du rassemblement de mercredi. « Mais nous avons été dépassés par la hausse des prix de l’énergie qui est devenue une véritable urgence sociale », commente-t-on à la FGTB.

Les syndicats s’étonnent du caractère très éphémère des récentes mesures annoncées par le gouvernement, comme les réductions sur la facture énergétique pour les mois de novembre et décembre. « Quid du gros de l’hiver ? », interroge la FGTB. « À l’heure où de nombreuses familles ont vu leur acompte énergétique mensuel doubler, voire tripler, l’aide accordée semble insignifiante, mais aussi beaucoup trop limitée dans le temps. »

de videos

« Il faut une véritable justice fiscale »

Pour les représentants des travailleurs, il n’y a pas trente-six solutions : il faut une véritable justice fiscale. « En taxant les surprofits des entreprises, notamment énergétiques, on pourra dégager des moyens suffisants et mettre en œuvre un plan de soutien efficace et pérenne. »

La CSC rappelle, pour sa part, qu’il n’est pas question de toucher à l’indexation automatique et que des salaires décents sont indispensables afin de permettre aux familles de supporter les coûts de l’énergie et de la vie en général.

La CGSLB insiste, elle, sur la nécessité de retrouver une vraie liberté de négociation « qui a été confisquée par la loi de 1996 sur les salaires ». Elle plaide pour une réforme de cette loi. Le calcul de la marge n’est plus adapté à la réalité économique nationale et internationale. La marge de hausse salariale devrait donc être à nouveau indicative afin de permettre de meilleures rémunérations dans les entreprises en bonne santé.

Le syndicat libéral ne se rendra pas au siège de la FEB, estimant que le principal destinataire de son message est le gouvernement. L’action de mercredi était initialement une concentration de militants place de la Monnaie et la CGSLB souhaite entretenir une gradation dans la contestation syndicale.

Le rassemblement et cortège ne constituent en effet qu’un coup de semonce du camp syndical. Une grève générale interprofessionnelle est déjà annoncée pour le 9 novembre.

Des perturbations aux TEC et à la STIB

La Stib et De Lijn ont adressé une mise en garde à leurs clients concernant la journée de mercredi. Si sur le rail, la SNCB ne s’attend pas à une grande perturbation, le réseau de transports en commun est pour sa part bien perturbé : de légères perturbations ont lieu dans la région du Luxembourg. Les régions de Namur, du Brabant Wallon et du Hainaut occidental sont également perturbées et des perturbations importantes sont en cours sur les réseaux de Liège-Verviers, de Charleroi et du Centre et Mons Borinage (Hainaut).

Retrouvez ici l’ensemble des lignes concernées

Il y a également des perturbations du côté de la STIB. Voici la liste des lignes de bus et tram qui roulent normalement en ce lundi matin

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo