La cure de Buzet fait polémique

Quel avenir pour l’ancienne cure de Buzet, qui depuis bien longtemps déjà a été désertée par ses occupants ? Après des années de tractation avec l’Évêché, le bâtiment a finalement été versé au patrimoine immobilier de la commune.

Et en novembre, il a été intégré au budget 2019, au poste des recettes. Cette inscription permettrait sa mise en vente… Au grand dam du MR pont-à-cellois qui a souhaité son retrait. Mais qui n’a pas été entendu. « Si la vente nous a semblé envisageable pendant un temps, la rencontre avec les habitantes et les habitants du village de Buzet, en septembre dernier, nous a convaincus que des solutions bien plus satisfaisantes étaient concrètement possibles », souligne aujourd’hui Philippe Knaepen. En l’occurrence, les réformateurs pont-à-cellois suggèrent que la commune renonce à se séparer du bâtiment pour y loger une crèche au rez, un duplex aux étages et un jardin partagé ouvert à tous. « On répondrait ainsi à un besoin de place d’accueil de la petite enfance dans cette partie de l’entité », insiste Philippe Knaepen. Et il a déjà fait ses petits calculs. « Cela ne coûterait pas grand-chose à la commune. Nous pourrions obtenir des subsides : environ 31.000 € par lit. Si on partait sur une capacité d’accueil de 12 enfants, on disposerait ainsi 370.000 €. Soit un budget qui permettrait de procéder aux aménagements nécessaires tout en préservant un bien qui fait partie du patrimoine du village. »

Inapproprié pour le PS et IC

Pour Luc Vancompernolle, l’échevin IC en charge de la gestion des bâtiments, l’inscription de la cure de Buzet au poste des recettes ne signifie pas (encore) la mise en vente du bien.

« À ce stade, elle relève davantage d’un fait de procédure que d’une décision », insiste-t-il. Mais, il n’est pas favorable, précise-t-il aussi, au projet d’une crèche. « Nous disposons depuis un peu plus d’un an d’une toute nouvelle crèche à Viesville. Et le bâtiment, pensé par Igretec, est conçu de manière à pouvoir accueillir une extension à l’étage. C’est la solution que nous privilégierions si nous décidions de créer de nouvelles places. Ce qui n’est pas au programme pour le moment ». Une analyse que partage aussi le bourgmestre socialiste Pascal Tavier. « Les temps sont durs pour les communes aussi. Une crèche, dans son fonctionnement, coûte de l’argent. Le projet se doit d’être pertinent. S’il ne répond pas à une carence, il s’apparente à du gaspillage ».

Le bourgmestre rappelle au passage que dans un passé récent, Pont-à-Celles a déjà vendu d’autres biens similaires, comme le presbytère de Thiméon. « Chaque fois, la décision avait fait l’unanimité…

M-G.D.