Laurette Onkelinx défend les tests de drogue

“ Des tests sont déjà effectués depuis 2005 ”.  belga

“ Des tests sont déjà effectués depuis 2005 ”. belga
    La ministre de la Santé Laurette Onkelinx s’est dite “ sidérée ” par la réaction de Charles Michel à propos des tests de drogue. Elle s’exprimait à ce sujet devant la Chambre et a reproché à Charles Michel de jouer sur les peurs des gens.

    Rédaction en ligne

    Mardi, la presse annonçait que Mme Onkelinx était favorable à la demande d’une organisation flamande de lancer un projet pilote de test de qualité pour des drogues dites festives dont la cocaïne.

    Le ministre MR de la Coopération Charles Michel a alors réagi en disant qu’il était choqué par cette information. Pour lui, l’attitude de la ministre de la Santé était incohérente et donnait un mauvais signal par rapport aux drogues en général.

    Ce jeudi, la ministre a été interrogée sur ce sujet à la Chambre. “ Nous en sommes tous persuadés, la drogue est un fléau qui plonge nombre de familles de ce pays dans le désespoir. Tous les leviers de lutte contre la drogue doivent être actionnés: la prévention, l’aide, le dialogue, la prise en charge médicale et la réponse judiciaire. J’en suis intimement convaincue et c’est un combat que je mène depuis toujours ”, a dit Mme Onkelinx.

    Elle a ajouté qu’elle était toutefois “ sidérée et choquée ” par le fait qu’un de ses collègues “ aborde ce sujet sensible en jouant sur les peurs et sur le raccourci. Du côté francophone, tous les partis politiques ont accepté depuis très longtemps le pill testing ”, a-t-elle dit, ajoutant que le MR a produit des résolutions sur le sujet depuis 2001.

    Mme Onkelinx a par ailleurs rappelé que depuis 2002 un projet-pilote existe Wallonie.

    Et d’ajouter qu’entre 2005 et 2006, 200 tests ont été effectués. “ Je relève que, grâce à ces tests, on a pu trouver pas mal de nouvelles drogues de synthèse et actionner le système d’alerte précoce, c’est-à-dire donner le message à la Belgique et aux pays européens que de nouvelles drogues de synthèse étaient en circulation ”.

    Le testing des drogues de synthèse n’est pas neuf, a admis M. Jeholet du MR, tout en ajoutant qu’il avait été interpellé parce qu’il s’agissait ici de tester de la cocaïne, qui est une drogue dure.