Les cercles d’étudiants sont responsables de leurs bleus

Les cercles d’étudiants sont responsables de leurs bleus

Pour Cédric, les membres du Comité sont responsables.

Les “ rois des bleus ”, le Binchois Cédric Adam connaît. Il a participé à ce genre de concours d’à fond avant d’en organiser. À ses yeux, les membres du cercle de droit auraient dû arrêter l’étudiante louvaniste qui a fait un coma éthylique mercredi avant qu’elle n’en arrive là.

Publié le 08/10 à 17h04

L’empereur, c’est un peu le roi des rois. Une compétition qui réunit tous les rois et vice-rois des bleus des écoles supérieures de Charleroi. En 1997, Cédric Adam, de Binche, a pris part à ce concours d’à fond: “ Là, j’ai bu entre 80 et 90 bières entre 20 heures et 23 heures. Et j’ai terminé second. Cela fonctionne par tour. Au premier, on boit cinq bières. Le premier qui les termine passe au tour suivant. Le nombre de verres augmente à chaque tour jusqu’à la finale. Dans celle-ci, on doit boire un maximum de bière en 20 minutes. Soixante bières, comme ce qu’a bu la jeune fille mercredi, c’est une moyenne dans ce genre de concours. ”

Et malgré cette expérience, Cédric ne comprend pas comment la jeune Louvaniste a pu tomber dans le coma: “ Quelqu’un aurait dû l’arrêter bien avant. En tout cas, chez nous, ce ne serait jamais arrivé. Pour moi, les membres du comité des cercles sont responsables de leurs bleus. Avant d’arriver au coma, il y a des signes qui ne trompent pas. Sans vouloir incriminer le cercle, je pense qu’un des membres aurait dû s’apercevoir que la jeune fille ne tenait plus le coup. Il aurait alors dû la stopper. ”

C’était d’ailleurs comme cela que son cercle fonctionnait lorsqu’il était membre et qu’il organisait ce type de concours: “ Nous avions une réunion. Et nous parlions ensemble des bleus qu’il faudrait tenir à l’œil. On les connaît bien, on sait que certains voudront faire les malins. Nous ne nous sommes jamais retrouvés dans le cas, mais nous étions décidés à stopper tous ceux qui risquaient d’avoir des problèmes. ”

Le genre d’incident survenu à Louvain attriste Cédric: “ Parce que ça jette l’opprobre sur tout le folklore estudiantin. Or, nous ne sommes pas des ivrognes. Et la plupart des baptisés mènent de front études et folklore sans problème. ”

Il en est d’ailleurs la preuve vivante puisqu’il a obtenu son diplôme. Retrouvez d’autres commentaires dans la Nouvelle Gazette du Centre du samedi 9 octobre.