Les chauffeurs des TEC ont débrayé, ce jeudi : aucun bus ne circulera

Les chauffeurs des TEC ont débrayé, ce jeudi : aucun bus ne circulera

Tous les bus resteront à l’arrêt, ce jeudi à Mons et dans le Borinage. Les dépôts TEC Hainaut d’Eugies et de Mons ont débrayé, suite à l’agression d’un chauffeur, mercredi matin, sur la ligne 2, à la limite entre Boussu et Dour.

Rédaction en ligne

Publié le 24/11 à 13h08

L’agression, particulièrement crapuleuse, s’est déroulée vers 6h du matin sur la ligne 2. Une ligne généralement calme mais très fréquentée. D’après ce que nous a relaté le délégué CGSLB, Renaud Wallez le chauffeur, âgé d’une trentaine d’années, venait de prendre son service à cette heure-là. Sur le trajet, deux individus sur un scooter lui font des signes et des appels de phares pour qu’il s’arrête. Songeant à un souci mécanique, il s’exécute et ouvre ses portes en confiance. “ Là, ils se sont mis à lui reprocher qu’un bus de la ligne 7 leur avait fait une queue de poisson. Mon collègue a rétorqué qu’il ne roulait jamais sur cette ligne,” a précisé Renaud Wallez.

Mais ne voulant rien entendre, l’un d’eux jette ce qui a semblé être une canette au visage du chauffeur. Les deux agresseurs se mettent ensuite à le molester. Le conducteur a alors riposté et est parvenu à maîtriser l’un des deux assaillants. Mais le second l’a alors frappé à l’aide d’une chaussette à l’intérieur de laquelle se trouvait un objet contondant (ce qui semble attester du caractère prémédité de l’agression). Les auteurs ont ensuite pris la fuite.

Assez sérieusement touché, au visage notamment, le chauffeur a été pris en charge immédiatement après son agression par le service médical des TEC et emmené par la suite à l’Hôpital de Warquignies pour être soigné. Il souffre d’une fracture du nez et d’une triple fracture des pommettes ainsi que de multiples contusions à la nuque.

En conséquence de cette agression et pour exprimer leur ras-le-bol, les chauffeurs du dépôt d’Eugies, suivis par leurs collègues montois ont décidé de débrayer ce jeudi. Aucun bus ne roulera, donc. Si en principe la situation devrait être normalisée vendredi, un prolongement du mouvement est toujours possible.

L’enquête de la police boraine suit son cours afin de retrouver les agresseurs.