Un échevin traite un citoyen de "Connard": voici le mail

L'histoire fait grand bruit, dans la commune de Lustin. Un habitant, mécontent du déneigement dans son village, avait apostrophé son échevin sur la question. Réponse de l'élu, par mail: "Connard"! Voici le courriel en question...

Publié le 29/12 à 13h31

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Rappel de l'histoire:

Le récit est cocasse. C'est l'histoire d'un mail envoyé par un citoyen mécontent du déneigement à Lustin. Un râleur compulsif, selon la commune. La réponse de l'échevin est concise. Un seul mot: “ Conard ” (sic).

C'est signé de la part de Stephan Tripnaux, un échevin des Travaux à bout de nerfs. À Profondeville, avec le froid, les esprits s'échauffent...

Jean-Marc Demoulin envoie son mail le 23 décembre, à 15 h 40. Il y dénonce la situation sur les routes de Lustin. Extrait: “ Quand on prend la direction de l'E411, on peut voir où s'arrête la commune et où commence la suivante. Ne sommes-nous pas tous égaux face au déneigement? Je reconnais l'événementiel de cette période mais, dans cet événementiel, Lustin est aussi un événement. ”

Ce mail est envoyé au responsable des travaux, avec copie au bourgmestre, à l'échevin concerné et à la rédaction de “ Remue Meninges ”. La première réponse tombe à 16 h 06. Le secrétaire communal donne une explication circonstanciée. Seconde réponse, à 17 h 28, plus laconique: “ Conard de la part de strphan tripnaux ” (sic).

Vu qu'il n'y a qu'un “ n ”, je ne suis qu'un demi-connard ”, ironise Jean-Marc Demoulin. “ Plus sérieusement, je suis prêt à la discussion, à la critique. Mais restons poli. De la part d'un échevin, c'est inadmissible. Il y a des limites à ne pas franchir. C'est trop facile de dire ensuite qu'on était énervé. Si on lui donne une carabine, il fera quoi?

Contacté, l'Echevin concerné confirme ces propos: “ Dans son courrier, ce monsieur s'est permis de critiquer mes hommes. Or ceux-ci travaillent jour et nuit pour déneiger les routes. De plus, cet habitant de Lustin se permet d'émettre des critiques alors qu'il ne vit que trois mois par an dans sa maison. Mais je ne suis pas le seul à avoir réagi durement à ce courrier électronique. Le secrétaire communal lui a également envoyé une réponse assez sèche mais je ne m'excuserai jamais ”