Journée de la femme: les étudiantes invitées à rejoindre la grève des femmes le 8 mars

Journée de la femme: les étudiantes invitées à rejoindre la grève des femmes le 8 mars
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«Des femmes, on s’attend à ce qu’elles accomplissent gratuitement les tâches de soins et d’éducation et le travail affectif qui leur est associé. Ce travail leur reviendrait par nature, parce qu’elles auraient une propension «naturelle» à soigner, éduquer et un penchant pour la dévotion. Or, il faut résister à ce cadre patriarcal dans lequel on essaie de les enfermer», s’insurgent les militants.

Les syndicats étudiants dénoncent l’exploitation des femmes, qui doivent accepter d’effectuer des formations et des jobs non rémunérés, sous la pression: «Pour nous faire accepter ce travail gratuit, toutes les justifications sont utilisées: les expériences acquises lors de nos formations nous permettent de côtoyer les meilleur.e.s de l’industrie, les plus créatif.ive.s, les plus innovant.e.s. Dans les domaines de soins, où toujours plus de femmes sont présentes, c’est par l’amour des autres et la vocation qu’on essaie de nous conditionner. On nous répète également sans cesse le ’plaisir d’apprendre’ pour occulter le travail effectué quotidiennement».

Mais en réalité, la population étudiante constitue de plus en plus un bassin de travailleuses qui sert de main d’œuvre bon marché dans une économie qui demande sacrifices et exploitation, constatent les organisations syndicales belge, française, suisse et québécoise.

C’est pourquoi un appel est lancé à rejoindre l’événement du 8 mars, date de la Journée internationale des droits des femmes.

Ce jour-là, la première «grève des femmes» sera organisée, menée en Belgique par le Collecti.e.f 8 Maars pour «montrer que si les femmes se mettent en pause, le monde arrête de tourner».

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