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«Mon fils a vu Sanda mourir à côté de lui»: à la suite du baptême mortel en décembre dernier, 18 étudiants risquent l’exclusion à la KUL

«Mon fils a vu Sanda mourir à côté de lui»: à la suite du baptême mortel en décembre dernier, 18 étudiants risquent l’exclusion à la KUL
Via HNB

L’institution universitaire mène une enquête disciplinaire sur le rôle de chacun des participants. Les méthodes employées par la vice-rectrice de la faculté de médecine, Chantal Van Audenhove, suscite des critiques. « La vice-rectrice joue à la fois au juge d’instruction, au procureur et au juge. Et cela sur base d’un rapport amateur rempli d’inexactitude », indique une personne impliquée.

Étudiant en ingéniorat civil à Edegem, Sanda Dia avait succombé le 5 décembre dernier après un baptême totalement incontrôlable mené pendant deux jours à Vorselaar. Il avait dû rester assis à moitié nu dans une fosse pendant des heures et boire de grandes quantités de sauce de poisson. « Mon fils a vu Sanda mourir à côté de lui », a raconté, à nos confrères du Nieuwsblad, Johan Denil, le père de Victor (19 ans).

Il n’a pas donné l’alerte

Blessé lors du baptême tragique, Victor a dû être soigné à l’hôpital. À la veille de son premier examen en janvier, il a reçu une lettre l’appelant à comparaître devant le conseil de discipline de l’institution, un timing regrettable selon les proches du jeune homme. Victor est accusé de ne pas avoir donné l’alerte à temps, ce qui aurait pu éviter la mort de Sanda. Il risque l’expulsion jusqu’à la fin de l’année.

Convoqués devant le conseil de discipline, les étudiants impliqués pensaient s’exprimer librement. La vice-rectrice s’est basée sur ces témoignages pour établir un rapport, en marge de l’enquête policière. Le document doit servir de ligne directive au conseil de discipline.

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