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Jeudis pour le climat: Greta Thunberg, superstar de la 7e marche bruxelloise pour le climat

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Jeudis pour le climat: Greta Thunberg, superstar de la 7e marche bruxelloise pour le climat
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La septième marche d’affilée pour le climat a démarré avec quelques encombres. Alors que les écoliers, élèves et étudiants brossant les cours étaient prêts à s’élancer depuis la gare du Nord, l’arrivée de Greta Thunberg a compliqué les choses.

Les journalistes se sont rués sur cette adolescente n’ayant pas peur de montrer au monde qu’il est temps d’agir pour lutter contre le réchauffement climatique. La foule médiatique était si pressante qu’on ne pouvait plus bouger un orteil sans se le faire écraser. La presse a finalement été repoussée sans ménagement et une chaîne humaine a entouré Greta Thunberg mais aussi Anuna De Wever et Adélaïde Charlier, égéries du mouvement Youth for Climate en Belgique. Le cortège a alors pu s’ébranler.

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«Pour nous, c’est important que Greta vienne car si elle a choisi la Belgique, c’est qu’elle voit que la mobilisation est importante», souligne une jeune étudiante venue spécialement de Liège pour l’occasion.

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Quelques mètres plus loin, la pression est redescendue et les jeunes manifestants ont pu marcher en scandant leur fameux «On est plus chauds que le climat» mais aussi «Pour Greta, allez allez!».

Les jeunes «brosseurs» avaient amené leurs plus belles pancartes, affichant des «Don’t break what you can fix» ou «We want a future», allant jusqu’au plus douteux «Les saisons sont aussi irrégulières que mes règles».

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Pétards et sifflets accompagnaient ce joyeux cortège mais les débuts un peu chaotiques ont forcé la police à imposer un rythme soutenu. Toute personne s’arrêtant en début de manifestation était vivement poussée à poursuivre sa route.

«Plus chauds que le climat», les jeunes, de l’école primaire, secondaire et de l’enseignement supérieur, font l’école buissonnière depuis début janvier, inspirés justement par la Suédoise qui a lancé le mouvement dans son pays. «Nous continuerons tous les jeudis jusqu’à ce que le gouvernement change, j’espère que ça ne va pas durer jusque juin mais nous ne baisserons pas les bras», prévient une autre étudiante liégeoise.

Sur le parcours, des dizaines de curieux et de soutiens ont accueilli cette septième mobilisation. Certains ont distribué des pommes pour dire «bravo aux jeunes». Boulevard de l’Empereur, des enfants, probablement de maternelle, se tenaient auprès des manifestants avec des instruments de musique.

Arrivés près de la gare du Midi, en fin de parcours, les jeunes se sont rués devant un podium installé pour l’occasion, trop impatients d’entendre leur nouvelle idole Greta.

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Après s’être détendus en musique, ils ont écouté les discours des jeunes Anuna de Wever et Adélaïde Charlier, mais aussi de représentants des mobilisations en Allemagne et aux Pays-Bas.

Les deux Belges ont décrié l’attitude du monde politique, qui n’amorce aucun changement depuis le début de la mobilisation en janvier, selon elles. «Nous continuerons à nous battre», a prévenu Anuna de Wever, soulignant que «ce qu’a fait Greta (initier seule une grève scolaire pour le climat, NDLR) est plus courageux que tout ce que j’ai jamais vu de la part des dirigeants mondiaux».

La jeune Suédoise ayant initié le mouvement dans son pays a, elle, souligné que «nous devrions être vraiment en colère. Nous n’avons pas le temps et c’est de notre futur qu’il s’agit».

«L’impact de la masse»

Un groupe d’élèves namuroises estime qu’il est important de se rendre à Bruxelles pour faire entendre sa voix. «Nous voulions l’impact de la masse», expliquent ces adolescentes âgées de 16 ou 17 ans, et qui n’ont dès lors pas encore le droit de vote.

Les jeunes sont également rejoints par des seniors, plusieurs dizaines d’entre eux arborant une banderole «Grootouders voor het klimaat» (Grands-parents pour le climat). Parmi eux, certains membres du «Gang des vieux en colère», un mouvement qui se bat pour des pensions «justes et dignes».

«Nous venons soutenir la manifestation des jeunes parce qu’on manifeste beaucoup pour les retraites mais ça ne sert à rien sur une terre brûlée», témoigne l’un des membres. Une autre ajoute: «Ca ne sert à rien de défendre le climat si le reste ne suit pas, si les gens meurent de faim ou ne savent pas se loger...»

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«Les jeunes et le Giec plus forts ensemble»

«Il est trop tard pour revenir sur les erreurs du passé, mais pas pour en limiter les impacts négatifs», a souligné Jean-Pascal van Ypersele, ancien vice-président du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Le climatologue belge soutient les manifestants car «les jeunes et le Giec sont plus forts ensemble. Greta, Adélaïde et Anuna ont réussi à mettre les adultes devant leurs responsabilités en leur demandant ce qu’ils font avec leur avenir. C’est plus difficile à éviter que les rapports du Giec», a-t-il estimé.

Les discours se sont terminés avec l’intervention de Greta Thunberg, ovationnée avant même d’avoir eu le temps de prendre la parole. Chaque mot était applaudi par les milliers de marcheurs venus l’écouter. Elle a qualifié la mobilisation belge d’«incroyable» et a assuré aux manifestants qu’ils ne changeaient pas le monde mais le sauvaient.

La septième marche a rassemblé 7.500 participants, soit moins que la semaine dernière qui avait vu 11.000 jeunes battre le pavé à Bruxelles. La foule s’est dispersée aux environs de 15h30 devant la gare du Midi.

Jeudis pour le climat: 4.100 manifestants à Genk

Jeudis pour le climat: 4.100 manifestants à Genk
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La marche de Genk a été initiée par deux mères - Caroline Smeets et Joke Venmans - et suivie par les directions de deux établissements scolaires. Youth for Climate Limburg soutenait l’action et des membres étaient présents.

Le cortège s’est ébranlé de l’Evenementenplein vers 14h00 et les élèves ont regagné leur salle de classe vers 15h. La marche s’est passée sans le moindre incident. Selon la police, 4.000 élèves et une centaine d’autres manifestants étaient présents.

Des stands d’informations sur l’environnement et le climat étaient installés sur l’Evenementenplein.

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