Les entrepreneurs envisagent moins de quitter Bruxelles

Olivier Willocx, administrateur délégué de Beci.
Olivier Willocx, administrateur délégué de Beci. - L. L.

Les entrepreneurs bruxellois envisagent moins que jamais de quitter la capitale, selon le dernier baromètre politique bisannuel de Beci, la chambre du commerce régionale, publié vendredi. À la question de la délocalisation, ils répondent ainsi «non» à plus de 60% - score le plus élevé depuis 2013. Et s’ils devaient quitter la ville, ce serait de toute manière pour rester en Belgique. L’idée d’une taxe kilométrique intelligente fait en outre petit à petit son chemin parmi eux.

La confiance des entrepreneurs s’effondre vis-à-vis du gouvernement fédéral, passant de 38 à 25% de «confiants ou très confiants». La chute de la coalition suédoise semble être passée par là, en déduit Beci.

La mobilité reste largement en tête de leurs priorités, devant la simplification administrative et la baisse de la fiscalité. Incluse pour la première fois dans les thèmes proposés aux sondés, la transformation digitale pointe d’emblée à la 5e place, avec 18,5% des réponses, ce qui témoigne certainement d’une réelle préoccupation, analyse la chambre du commerce.

Beci relève également que l’idée d’une taxe kilométrique intelligente fait peu à peu son chemin. Entre juillet 2017 et janvier 2019, le camp des «intéressés» est ainsi passé de 38 à 48%. Dans le même temps, une telle proposition n’est plus jugée «inacceptable» que par 37% de l’audience, contre 47% il y a dix-huit mois.

Enfin, l’étranger n’a plus la cote pour les entrepreneurs qui envisageraient de quitter Bruxelles: 12,8% seulement y songent, un score historiquement faible, selon l’organisation.

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