Jean-Luc Crucke (MR): «On doit pouvoir débloquer 2.500 milliards pour sauver le climat»

Jean-Luc Crucke (MR): «On doit pouvoir débloquer 2.500 milliards pour sauver le climat»
Belga

Sur le climat, il y a urgence.

«Je l’ai dit aux jeunes que j’ai rencontrés. La Wallonie sera la seule, en 2020, à respecter ses engagements. Ce qu’il reste à faire est énorme, cela dit.»

Que faut-il en plus?

«Trois choses. L’innovation. Le financement. Des changements de comportements. On le sait, tout ça va coûter des montagnes d’argent. Là-dessus, je crois avoir été un des premiers à défendre l’idée d’une banque européenne du climat.»

Une banque du climat, c’est ce que propose Pierre Larrouturou (ancien socialiste puis membre du parti écologiste français).

«Quand on lit Larrouturou, qui est passionnant, que dit-il? Qu’entre 2014 et 2017, la Banque centrale européenne a injecté 2.500 milliards d’euros dans les banques européennes. 2.500 milliards d’euros. Pour éviter la déflation. À juste titre. Mais je le dis tout aussi catégoriquement: si on a pu faire cela entre 2014 et 2017, on doit pouvoir, entre 2020 et 2024, pouvoir dégager une somme identique avec un objectif: la lutte contre le réchauffement climatique.»

On autoriserait un endettement à long terme, pour l’objectif climatique?

«C’est plus qu’un endettement. C’est un sauvetage à long terme dans un changement sociétal. On sait qu’on a 12 ans. C’est maintenant qu’il faut le faire. Après, il sera trop tard.»

Pourtant, il y a des sensibilités différentes, au sein du MR, sur le climat.

«Ce que je dis ici, ce n’est pas seulement comme ministre wallon du Climat et de l’Énergie. C’est aussi comme vice-président du MR. Ce que je viens de dire, c’est la façon dont le MR veut travailler demain.»

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