Une première belge à Stavelot: la Ville a été condamnée pour «atteinte à la beauté du paysage»

La commune avait tardé à reboiser des remblais.
La commune avait tardé à reboiser des remblais. - D.R.

L’ASBL Avala, défendue par Me Alain Lebrun, vient d’obtenir gain de cause en appel, à Liège, dans l’affaire du Bois du Tapeux, au lieu-dit Bierlongheid. La ville de Stavelot avait déboisé puis remblayé sur plus de 4.100 m², en deux phases, en mettant en œuvre deux permis octroyés en 2004 et en 2009. Pas l’affaire du siècle a priori. Et pourtant, avec elle, on a assisté à une grande première belge qu’on attendait depuis plus d’un siècle…

En 2015, l’ASBL Avala montait au créneau, pestant contre ces apports de terre qui auraient suscité l’apparition d’un nouveau foyer de plantes invasives, selon elle. L’année suivante, en novembre, rebelote : Avala goûte peu le fait que la commune n’a pas encore reboisé. Et le mois suivant, Francis Doutreloux, un citoyen, et Avala font citer la Ville, jugeant que Stavelot a porté atteinte à leurs droits de citoyens en ne reboisant pas rapidement après les remblais. Riposte de la ville, qui réclame alors une indemnité pour procédure téméraire et vexatoire. Mal lui en prend : c’est elle qui sera condamnée aux dépens et à 1 €, à titre de dommage moral, en première instance. Néanmoins, l’action principale n’est déclarée que partiellement fondée. D’où procédure en appel de Francis Doutreloux et d’Avala.

► La cour d’appel a condamné la Ville à payer une amende de plusieurs milliers d’euros.

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