Il se dit «victime d’un complot» visant à se débarrasser de lui, causant un «stress sévère»: «Mon patron pétait derrière moi jusqu’à 6 fois par jour»

© 123RF
© 123RF

David Hingst, un ingénieur australien de 56 ans, prétend que son superviseur s’adonnait à une forme de « harcèlement » le concernant. Selon lui, Greg Short, son ancien collègue, se laissait aller à des flatulences lorsqu’il passait derrière lui. « Jusqu’à six fois par jour », clamait la victime.

L’homme avait déjà une première fois porté plainte en 2017. Il demandait la coquette somme de 1,8 million de dollars australiens (soit 1,1 million d’euros) de dédommagements à Construction Engineering, son ancien employeur. Mais un juge avait estimé en avril 2018 que le harcèlement ne pouvait pas être prouvé et avait classé le dossier sans suite, rappelle le site australien News.com.au. La juge Rita Zammit ne considérait pas les flatulences du supérieur comme « malveillantes » et avait indiqué qu’il s’agissait d’un cas de « différences culturelles ». En effet, elle avait suivi l’argumentaire d’un autre collègue, témoin des faits, qui évoquait un « malentendu culturel ». Hingst, d’origine allemande, ne comprenait pas, selon lui, l’humour australien.

Dépression et crises d’anxiété

David Hingst avait fait appel de cette décision. Il a été entendu par la Cour d’appel ce lundi, où il a déclaré que ces flatulences étaient « une forme de harcèlement », qui lui avaient causé un « stress intense » et que ça l’avait atteint psychologiquement. Il indique souffrir depuis de dépression et de crises d’anxiété. « Il entrait dans la pièce, qui était petite et dépourvue de fenêtres… », s’est-il remémoré…

Lors de l’audience initiale l’an dernier, Greg Short avait déclaré ne pas se souvenir de s’être soulagé de manière récurrente près de David Hingst, mais a tout de même avoué l’avoir « peut-être fait une ou deux fois », tout en niant l’avoir fait « avec l’intention de stresser ou de harceler » M. Hingst.

De son côté, la victime avait appelé son supérieur « M. Stinky » (Monsieur Puant) et lui vaporisait du désodorisant.

Selon Hingst, son chef se serait comporté de la sorte dans le cadre d’un « complot visant à se débarrasser de lui », car en plus de cette histoire, son supérieur l’avait agressé verbalement et l’avait plusieurs fois qualifié d’« idiot » au téléphone.

Pour se justifier d’avoir interjeté appel de la première décision du juge, David Hingst a déclaré qu’il n’avait pas bénéficié d’un procès équitable et qu’il estimait que la juge avait un parti pris contre lui.

Ce lundi, le juge de la cour d’appel a déclaré que sa prédécesseur semblait avoir fait preuve d’une « latitude remarquable ». « L’impression très nette que je ressens, c’est que vous avez eu toutes les chances de plaider votre cause », a-t-il lancé à David Hingst.

La cour d’appel rendra sa décision vendredi.

Notre sélection vidéo