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Protection de l’environnement: la Belgique progresse mais des efforts restent à faire

Protection de l’environnement: la Belgique progresse mais des efforts restent à faire

En 2017, la Commission pointait trois défis principaux à relever par la Belgique: améliorer la qualité de l’air, poursuivre la lutte contre la pollution de l’eau et gérer le réseau Natura 2000 pour atteindre «un état de conservation favorable».

La Belgique a réalisé des progrès en termes de qualité de l’air, en réduisant ses émissions, pointe l’EIR, grâce notamment à «l’instauration de zones à faibles émissions, l’amélioration technique des véhicules et la mise en place d’incitations fiscales». En outre, la Belgique n’a signalé aucun dépassement des valeurs cibles d’émissions de particules en 2017, une action recommandée par le précédent EIR.

Toutefois, la situation reste préoccupante: selon l’Agence européenne pour l’environnement, la pollution de l’air a entraîné environ 9.100 décès prématurés en Belgique en 2015. Les émissions d’oxydes d’azote n’ont que très légèrement diminué depuis 2017 et les valeurs limites continuent d’être dépassées, «principalement en raison du volume du trafic routier» élevé vu que «près de 80% des déplacements sont effectués en voiture particulière», relève le rapport.

Il faut encore «renforcer l’efficacité de la réforme du système des voitures de société et réduire l’encombrement du trafic, en maintenant la parité entre les prix de l’essence et du diesel, et en investissant davantage dans des modes de transport durables», recommande la Commission.

Pour la qualité de l’eau, la Belgique a réalisé des progrès jugés «importants». Toutefois, les concentrations de nitrates dans les eaux de surface et souterraines en Wallonie se sont maintenues tandis que la pollution agricole diffuse reste importante en Flandre, souligne l’EIR. L’évaluation de «l’efficacité des mesures actuelles de lutte contre la pollution engendrée par le fumier et les engrais en Wallonie» doit se poursuivre, tout comme «les efforts destinés à réduire la pollution par les nutriments en Flandre», préconise le rapport.

Enfin, la Belgique conserve mieux la nature, «grâce à une utilisation efficace des fonds européens» qui permet de «restaurer et gérer les sites Natura 2000», estime le rapport. Les mesures de gestion agricole ont été renforcées pour protéger les espèces et les habitats mais il reste difficile de déterminer si elles sont suffisantes «pour compenser les effets négatifs de l’intensification agricole et de l’eutrophisation (processus par lequel des nutriments s’accumulent dans un milieu ou habitat, NDLR)».

Le SPF Santé publique et Environnement se congratule de son côté, dans un communiqué, que «de bonnes pratiques belges aient été mises en évidence par l’Union». En effet, le rapport pointe notamment l’économie circulaire encouragée tant en Wallonie qu’en Flandre et à Bruxelles ou l’émission d’obligations vertes en 2018.

Si les administrations fédérale et régionales en charge de l’environnement se disent, dans ce communiqué, «convaincues de la pertinence et de l’utilité de l’outil» d’évaluation, elles souhaitent toutefois «que le lien avec les objectifs de développement durable et d’autres politiques sectorielles européennes soit approfondi dans les prochains rapports afin d’assurer une meilleure cohérence des politiques».

La Belgique assure «un niveau élevé de protection de l’environnement», conclut le rapport, même si l’industrie, le transport de marchandises et de passagers, l’élevage et la culture intensifs, exercent «une pression sur l’air, le sol, l’eau et la nature».

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