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Pour Elio Di Rupo, c’est clair: «Si c’est avec la N-VA, ce sera sans le PS et inversement»

Pour Elio Di Rupo, c’est clair: «Si c’est avec la N-VA, ce sera sans le PS et inversement»

« Elles prouvent que nous ne nous sommes pas trompés dans les tops priorités de notre programme », clame Elio Di Rupo qui dit aussi que si la N-VA fait partie du prochain gouvernement fédéral, cela signifiera que le PS n’en sera pas.

On entend déjà les critiques qui disent que vous rasez gratis, que ce sont des promesses impayables…

Mais pas du tout ! On a fait calculer notre taxe sur les grandes fortunes par la Cour des comptes qui parle d’un rendement entre 700 millions et 2,3 milliards d’euros. Nous parlons d’une recette potentielle de 1,5 milliard d’euros. Quant à la lutte contre la fraude, nous restons très mesurés car il va falloir engager de nombreux agents dans un premier temps et cela va prendre du temps. (…)

> Les résultats de la grande consultation du PS : La taxe sur les grandes fortunes est plébiscitée

Vous vous demandiez quel partenaire pour discuter du confédéralisme avec la N-VA. Selon le MR, c’est vous, le PS…

Allons, allons, c’est la plus grande bêtise que peut dire le MR pour alimenter son espèce de football panique. Lorsque l’on ne fait plus preuve de bon sens, on est dans l’outrance. Ce n’est pas moi qui ai gouverné avec la N-VA pendant plus de quatre ans. Moi, j’ai discuté avec De Wever pendant un an. Le PS était alors le premier parti au sud et au centre du pays. J’ai fini par refuser son diktat. Ma volonté est de ne pas gouverner avec la N-VA et de démontrer qu’elle n’est pas indispensable à un gouvernement fédéral. On peut très bien faire ce que j’ai fait à l’époque. Ce n’est pas pour mon parti que je le dis, c’est pour les citoyens. Le MR raconte des choses non pertinentes… Et pour cela, commençons par ne pas ouvrir à la révision des articles de la Constitution qui laisseraient un millimètre de place à une discussion communautaire. Je suis d’accord avec Charles Michel sur ce point.

Vous dites donc que vous refuserez un gouvernement où le PS devrait siéger avec la N-VA ?

Je dis que ce sera soit avec la N-VA, mais sans le PS. Ou avec le PS, mais sans la N-VA. Là où les libéraux sont incohérents, c’est qu’ils ne veulent pas de discussions communautaires, mais ils pensent que le PS et la N-VA peuvent se rapprocher sur le confédéralisme, ce qui est impossible s’il n’y a pas de révision de la Constitution. Ces propos du MR sont nuls et non avenus.

> Son interview complète à retrouver dans nos éditions digitales.