Vinz va débuter encore plus tôt son émission: «NRJ m’a redonné confiance»

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Vinz va débuter encore plus tôt son émission: «NRJ m’a redonné confiance»

C’est une idée ou vous revivez, ici, depuis le mois de septembre…

Oui, c’est un renouveau pour moi ! Et j’ai retrouvé confiance dans le monde de la radio grâce à NRJ.

Ah bon ?

La radio est un média qui ne se base que sur l’audience. Et j’avais oublié qu’on pouvait faire un boulot que l’on aime, sans que les questions d’audience ne soient constamment remises sur la table. C’était devenu compliqué, pour moi, ces dernières années, de me dire « je dois faire de l’audience ». Je voulais pouvoir me dire « je veux faire de la bonne radio ». C’est de nouveau possible.

Qu’est-ce qui change par rapport à vos derniers mois sur Fun Radio ?

J’ai carte blanche totale. Sur les gens et les sujets que l’on met à l’antenne. Sur la composition de l’équipe. Sur la durée de l’émission. Mais tout en respectant les codes de la radio. On me fait confiance.

Pourtant, vous êtes leader le soir avec votre émission, qui est en progression. L’audience est donc votre allié…

Oui, les chiffres restent la base. Sur les 12-24 ans, c’est très clair, on est premier. On est même devant toutes les autres radios sur les 12-65 ans ! Ce qui est important, c’est que je pars du principe qu’une émission, le soir, ce n’est pas que pour les jeunes. Elle doit aussi s’adresser aux personnes qui bossent la nuit, qui étudient, qui sont au chômage… Bref, celles et ceux qui ont une vie nocturne. Je suis trentenaire, je suis entre les deux âges. Donc, être leader sur les 12-65, cela me conforte sur le fait que l’on ne fait pas fausse route.

Vous êtes premier le soir alors que NRJ a plus de difficultés la journée. Comment vous l’analysez ?

C’est cool d’être leader en soirée. Mais c’est encore mieux quand toute la radio roule bien. En septembre, il n’y a jamais eu autant de changements en même temps (un nouveau programme le matin…). Et en radio, il faut toujours laisser le temps. Il ne faut pas tirer de conclusions hâtives. Cela va payer…

L’idylle avec NRJ a mis longtemps à prendre, il y a eu du chamaillage pendant plusieurs années…

Quand tu es avec une femme depuis très longtemps, mais que ça ne va plus, tu mets parfois du temps à franchir le cap du divorce. Ici, c’est pareil. On hésite toujours à sortir de sa zone de confort. Mais voilà, c’est fait…

Par rapport à Guillaume, votre prédécesseur sur la tranche du soir, on sent une évolution : le ton est moins vulgaire et le vocabulaire utilisé plus riche. C’est parce que vous ressentez une certaine forme de responsabilité ou d’éducation envers votre public, parfois très jeune ?

Guillaume imaginait son émission comme un programme de divertissement, et il n’y a aucun jugement en disant cela. J’estime, en tout cas, que ce n’est pas notre rôle d’éduquer. Nous ne sommes pas des éducateurs. Ça, c’est le rôle des parents, des enseignants… Nous, on fait une émission dont le but, c’est divertir. Ça, c’est que dit Vinz, l’animateur. Après, il y a ce que dit Vincent, le père de famille, qui a deux enfants, qui tient une ASBL « School Up » luttant contre le décrochage scolaire et le harcèlement à l’école. Il est donc évident que Vincent a pas mal d’influence sur Vinz… J’essaie donc, à l’antenne, d’être « délire » ou « con », mais tout en gardant une certaine bienveillance. Exemple : on ne veut pas humilier les gens… Si un auditeur nous appelle pour nous dire qu’il est harcelé, on ne va pas présenter le harceleur comme une personne qui est le bourreau. Non, on va l’appeler comme une « victime d’autre chose ».

Quelle évolution pourriez-vous encore mettre en place avec votre équipe ?

L’émission se définit d’abord par « équipe ». Une équipe que je souhaite élargir. Cela ne veut pas dire la changer, au contraire. Il y a Nigel, encore étudiant, qui fait un boulot monstrueux, qu’il soit en blocus ou en période d’examens. Avec Lara, cela fait maintenant sept ans que l’on bosse ensemble. Psychorigide administrativement, heureusement qu’elle est là ! Je veux donc mettre encore plus ce type de personne en avant ! Et faire évoluer l’équipe. Pour lui donner encore la chance de s’épanouir davantage dans ce qu’elle fait. Et toutes les personnes qui ont des idées, elles sont les bienvenues.

Et concernant l’émission elle-même, pour le futur, il y a toujours ce combat entre radio et vidéo. La nouvelle phase, c’est que l’on puisse, à terme, être en flux continu. Et enfin, faire encore plus de terrains. En 2019, la radio doit être sur place. On a cette chance avec un média comme la radio.

Et puis, il y a le changement d’horaire aussi…

Oui, dès le 22 avril. C’est rare qu’en pleine saison, l’horaire change. Nous, on le fait. Tout est parti de remarques d’auditeurs qui nous demandaient pourquoi on ne débuterait pas plus tôt. Et comme on écoute nos auditeurs…

Vous avez déjà signé pour une seconde saison du coup ?

Non, je suis honnête. Mais on en discute, tranquillement. Et j’ai toute confiance. La direction aussi.

Parlez-nous de votre projet « NRJ School UP »…

C’est une aventure qui a débuté quand j’avais 13 ans. Je ne savais pas ce que j’allais faire de ma vie. Et là, j’ai découvert la pédagogie prônée par mon professeur de Français, qui m’a permis d’appréhender l’école autrement. Et à l’époque, je jouais tout le temps aux jeux vidéos, ce qui était mal perçu. Mais pas par lui. Il m’expliquait que je pouvais apprendre… en jouant. Il a été une sorte d’étincelle : il m’a appris à apprendre par moi-même. Et donc, « NRJ School Up » vise à trouver l’établissement le plus incroyable de Belgique qui va proposer, avec ses élèves, ses professeurs et sa direction, un projet scientifique, associatif ou éducatif hors du commun. On organisera un concert, à la rentrée, avec les stars NRJ dans cette école gagnante !

Et les retours sont positifs !

Oui. Vous savez, quand une école organise sa journée porte ouverte, les élèves présentent des projets… Et il n’y a que deux ou trois parents qui s’arrêtent au stand. Avec NRJ Scool Up, on en parle dans la presse locale. Les élèves sont heureux car on met en avant leur créativité ! Les rêves et les idées démarrent à l’école. Tout se créer durant cette période de l’adolescence. Si NRJ School Up peut apporter sa pierre à l’édifice, on aura gagné. J’insiste aussi sur le fait que nous acceptons toutes les écoles : catholiques, professionnels… Il faut casser les barrières.

Ce n’est pas un projet commercial visant des mineurs ?

Non ! Il n’y a aucune publicité. Ce projet est soutenu par Samsung, mais on ne le dit pas dans les écoles. Il n’y a aucun visuel. Alors, oui, on parle de NRJ. Mais NRJ ne vend jamais rien ! Tout est gratuit avec NRJ : nos applis, nos concerts, nos événements… Et la meilleure preuve, par exemple, elle s’est passée à Verviers : les élèves chantaient « NRJ School Up », et pas « NRJ ». J’en ai pleuré !

Vous êtes toujours un oiseau de nuit ?

Oh oui ! Je vis la nuit… Mais je fais moins de soirées en tant que DJ. Pour voir davantage mes enfants aussi. Par contre, oui, je fais une soirée dans le mois : je mise sur la qualité plutôt que sur la quantité.

Vous avez sur Facebook une communauté de fans assez importante. L’élargir et l’augmenter, c’est votre obsession ?

Pas du tout. Facebook, je m’en moque un peu. Pas mes fans, mais ce réseau, qui n’est plus qu’un algorithme. J’ai 325.000 fans, mais si je publie quelque chose, je n’en touche que 3.000 ! Faire du « pute à clics », j’en ai fait, je le reconnais et je l’assume, mais cela ne m’intéresse plus aujourd’hui. Par contre, je suis bien plus actif sur Instagram. Les stories sont vues par plus de 10.000 personnes. Mon ratio est plus élevé que la moyenne : il est à 25 %, alors que le standard est à 10. Je m’y sens bien sur Insta… jusqu’au jour où un puissant algorithme débarquera. On utilise aussi pas mal Whatsapp. Notre communauté compte des milliers d’utilisateurs. Et comme c’est du temps réel, et comme il n’y a pas d’algorithme, on touche tout le monde. Et on passe sur antenne des messages reçus sur notre groupe. C’est génial !

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