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Une quarantaine de Wavriens ont imaginé une épicerie zéro déchet

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Les coopérateurs donnent de leur temps.
Les coopérateurs donnent de leur temps. - NDW

« Macavrac a été imaginée par des citoyens wavriens en 2016, nous raconte Florence Lanzi, l’une des coopératrices de la « super » épicerie coopérative. C’est un projet issu de « Wavre en transition », organisé en groupes de travail. »

Macavrac est une épicerie zéro déchet, tenue bénévolement par des coopérateurs. « On vend des produits les plus locaux et les plus respectueux de l’environnement et du travail des hommes. »

L’épicerie approche des 300 coopérateurs. « La plupart viennent donner de leur temps, ils sont 180. J’en fais partie mais je donne plus de 3h de mon temps par mois. Certains ont soutenu le projet financièrement. »

« Notre objectif est que l’épicerie soit un magasin où le client peut faire toutes ses courses. Tous nos coopérateurs sont soucieux du type d’aliments qu’ils mangent. On veut des produits de qualité et respectueux de l’environnement et que l’épicerie ait un impact réduit sur l’environnement et respecte les producteurs. »

Dans les rayonnages, on retrouve évidemment des fruits et des légumes frais, des fruits secs, des pâtes, des légumineuses. Mais aussi des produits d’hygiène, comme différents types de savons, et d’entretien pour la maison. Et même du beurre. « On est en train de construire notre gamme. Tout n’est pas bio. On vend aussi des produits issus de l’agro-écologie ou de la permaculture. Les producteurs n’ont pas toujours fait la démarche pour recevoir la certification bio, parce que ça demande de l’argent. Mais on connaît nos producteurs et on sait qu’ils respectent l’environnement. »

UN JOLI SUCCÈS

Les produits qui ont le plus de succès ? « Nos œufs bio sont notre première vente. Ils viennent de la Ferme Censier (de Doische). »

L’épicerie coopérative est ouverte depuis deux mois. Et elle jouit déjà d’un joli succès. « On compte autant de clients externes que de coopérateurs. Il y a des têtes qu’on voit chaque semaine. »

Un projet qui n’aurait pas été possible sans l’aide de la Sowecsom. « Notre coopérative avait déjà rassemblé 15.000 euros. Et dans le cadre du programme Brasero, qui appuie les coopératives citoyennes, la Sowecsom a apporté 15.000 euros supplémentaires au capital. »

Flora Kocovki, expert Sowecsom: «Des impacts économiques et environnementaux»

« La Sowecsom a pour objectif de financer ce type de projets. Notre mesure spécifique Brasero vient doubler le capital apporté par d’autres investisseurs, notamment des citoyens, pour favoriser l’émergence et le développement de projets coopératifs qui répondent aux valeurs coopératives. »

Macavrac a pu bénéficier du soutien financier de la Sowecsom parce qu’elle répondait à certains critères. « Macavrac rassemble les producteurs et les clients. Mais ce sont les coopérateurs, donc les actionnaires, qui gèrent aussi la coopérative. Ils ont donc l’obligation de travailler 3h par mois pour la coopérative de manière à faire vivre le projet. Ce modèle d’entreprise génère des impacts économiques (relocalisation de l’économie avec des producteurs locaux, offrir des prix justes pour les producteurs et les clients), des impacts environnementaux (l’épicerie est zéro déchet et met le vrac en valeur à son maximum, la vente de produits bio qui ont un impact sur l’environnement et la santé du citoyen) et des impacts en termes de gouvernance (les coopérateurs sont actionnaires de la coopérative et clients). »