Une jeune fille de 12 ans victime de harcèlement met fin à ses jours, «submergée» par les réseaux sociaux

Une jeune fille de 12 ans victime de harcèlement met fin à ses jours, «submergée» par les réseaux sociaux
Capture Mirror

Ce sont des messages laissés par la petite Jessica Scatterson sur les réseaux sociaux qui ont alerté ses amis. Ces derniers ont immédiatement averti la police, qui s’est rendue au domicile de la jeune fille, retrouvée morte entourée de peluches dans sa chambre. Des dessins ainsi que des notes écrites par la petite et qui font référence au suicide ont été retrouvés dans la chambre. Parmi les dessins se trouvait l’illustration d’une personne pendue. Le nom de son supposé harceleur figurait dans les lettres laissées par Jessica. Des messages désagréables échangés entre Jessica et ses amis ont également été découverts sur son I Pad. Les officiers sont tombés sur une photo de groupe sur laquelle le visage de l’une des jeunes filles avait été gribouillé.

Les agents présents sur place ont tenté de réanimer la victime jusqu’à l’arrivée des secours. L’adolescente a finalement été déclarée morte une fois à l’hôpital.

Le légiste a signalé la présence de l’inscription « RIP » au stylo sur son talon droit. Des traces de coupures étaient également visibles sur les jambes de la jeune fille.

Au cours de l’audience, les amis de Jessica ont déclaré qu’ils savaient ce que la petite s’infligeait, mais qu’elle n’en avait jamais parlé à ses parents ou à ses enseignants. D’après les professeurs, la jeune fille s’inquiétait beaucoup pour son père, Christopher Scatterson, qui semblait être dépressif. « Il venait parfois dans sa chambre pour pleurer », ont-ils affirmé. « C’était ma petite princesse », déclare le père, qui ignorait que sa fille était victime de harcèlement et se mutilait.

Jessica Scatterson avait recherché sur Internet des méthodes de suicide et avait laissé une lettre dans laquelle elle énumérait six raisons de se suicider.

La petite était harcelée à l’école

Une enquête a révélé qu’en avril 2016, les premières traces de harcèlement avaient été détectées chez Jessica, qui était rentrée de l’école avec des égratignures au visage et un œil gonflé. Elle s’était disputée avec une camarade de classe. Bien que la police ait été avertie, il était impossible de déterminer qui avait engagé la violence dispute. L’affaire n’a donc pas été plus loin.

Les enseignants et élèves présents lors de l’audience ont tous affirmé que Jessica avait été à plusieurs reprises en conflit avec ses amis, mais qu’il ne s’agissait en aucun cas de harcèlement. « Elle donnait aussi bien que ce qu’elle avait », ajoutent les camarades de classe.

« Le niveau et l’intensité de son activité sur les plateformes de médias sociaux, en particulier dans la perspective de sa mort, n’ont pas manqué d’avoir influencé sa pensée, son état d’esprit et ses intentions », déclare Alan Moore, coroner principal du Cheshire.

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