Geneviève Lhermitte, qui avait tué ses cinq enfants en 2007, est libre sous conditions!

Geneviève Lhermitte a été condamnée à la perpétuité en 2008.
Geneviève Lhermitte a été condamnée à la perpétuité en 2008. - Photonews

Le Tribunal d’application des peines, siégeant ce jeudi à Bruxelles, a marqué son accord sur le plan de reclassement présenté quelques semaines plus tôt par Me Nicolas Cohen, l’avocat de Geneviève Lhermitte.

Cette dernière sera remise en liberté sous conditions dès qu’une place se sera libéré dans le centre psychiatrique de son choix.

En mars, l’avocat exposait la volonté de sa cliente d’intégrer un centre psychiatrique fermé afin de poursuivre le travail thérapeutique entamé durant sa réclusion. Dans un second temps, Geneviève Lhermitte souhaitait effectuer un travail de resocialisation avec les professionnels du centre, avant de remettre un jour le pied à l’extérieur. En effet, la détenue de 52 ans ne se sent plus capable d’évoluer au sein de notre société, ressortait-il des premières audiences.

Une première demande refusée en 2017

Condamnée à la perpétuité par la cour d’assises de Nivelles en 2008 pour avoir égorgé ses cinq enfants l’année précédente, Geneviève Lhermitte avait déjà introduit une première demande de libération conditionnelle qui fut refusée en 2017. Elle avait toutefois pu bénéficier de congés pénitentiaires dans le courant de l’été 2018 afin de peaufiner un nouveau plan de reclassement.

Le 20 février dernier, le TAP avait reporté sa décision à une date ultérieure afin d’entendre et obtenir davantage d’information des professionnels du centre psychiatrique, notamment sur les modalités de la prise en charge de Geneviève Lhermitte. Ces questions ont été évoquées le 28 mars dernier directement à la prison de Berkendael, où la mère infanticide est emprisonnée.

Geneviève Lhermitte avait égorgé ses cinq enfants âgés de 3 à 14 ans, le 28 février 2007, dans la maison familiale à Nivelles. Bouchaïb Moqadem et le Docteur Schaar, père et grand-père des victimes, se sont toujours farouchement opposés à une libération anticipée de Geneviève Lhermitte.

Pour son ex-mari Bouchaïb Moqadem, elle est «toujours dangereuse», un «scandale» pour le docteur Schaar

Pour son ex-mari Bouchaïb Moqadem, elle est «toujours dangereuse», un «scandale» pour le docteur Schaar

Son ex-mari Bouchaïb Moqadem a déjà réagi chez nos confrères du « Soir ». L’homme regrette cette décision car pour lui, Geneviève Lhermitte est « toujours dangereuse ». Des propos qu’il avait déjà tenus devant le tribunal de l’application des peines.

Pour le docteur Michel Schaar, que nous avons pu contacter, cette décision est « un scandale ». « La justice piétinne les enfants », nous dit-il

Pour rappel, Geneviève Lhermitte avait égorgé ses cinq enfants âgés de 3 à 14 ans, le 28 février 2007, dans la maison familiale à Nivelles. Bouchaïb Moqadem et le Docteur Schaar, père et grand-père des victimes, se sont toujours farouchement opposés à une libération anticipée de Geneviève Lhermitte.

Geneviève Lhermitte avait été condamnée à la perpétuité par la cour d’assises de Nivelles en 2008.

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