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Remettre l’humain au centre des préoccupations: des logements et un espace inter-services en gare de Treignes

Jean-Marc Delizée, Bourgmestre de Viroinval, et Rachid Madrane, Ministre de la Jeunesse et de l'Aide à la Jeunesse à la Fédération Wallonie-Bruxelles, entourent Maïté Dewilde.
Jean-Marc Delizée, Bourgmestre de Viroinval, et Rachid Madrane, Ministre de la Jeunesse et de l'Aide à la Jeunesse à la Fédération Wallonie-Bruxelles, entourent Maïté Dewilde.

« Le projet émane d’un constat commun du tissu local, notamment par l’AMO (services d’Aide en Milieu Ouvert) et le CIAC (Centre d’Information et d’Aide de Couvin), faisant état d’un manque de logements accessibles aux jeunes et moins jeunes fragilisés, auquel s’ajoute l’absence de services de proximité dans la région », nous raconte Maïté Dewilde, coordinatrice du centre de jeunes Le Relais Verlaine. Elle est également l’une des initiatrices de la société coopérative Gare de Treignes.

« La mise en vente de la gare de Treignes a donné lieu à la possibilité de pallier ce manque de logements de type social et de services de proximité. » Cette gare non-classée mais néanmoins remarquable pour son aspect authentique et sa taille étonnante pour une gare de ville fut la propriété de l’Université Libre de Bruxelles dès 1972. Elle reste aujourd’hui une référence du genre architectural ferroviaire de l’époque.

« Le tissu associatif de la région était assez étoffé, c’est rapidement une trentaine d’associations et personnes qui se sont réunies autour de ce projet. La commune de Viroinval et le CPAS ont également marqué une forte adhésion au projet. »

Dès qu’elle a eu connaissance de ce projet, l’ULB a immédiatement retiré le bâtiment de la vente et marqué son soutien. Elle interviendra d’ailleurs de manière significative au capital de la coopérative.

« La volonté est de remettre l’humain au centre des préoccupations et que le capital soit un moyen utilisé pour créer du bien-être. » La création d’une société coopérative a rendu l’achat du bâtiment possible et permet d’en assurer son fonctionnement.

« Le modèle économique est basé sur la mise en location d’espaces privés et professionnels : la location de logements financièrement accessibles répondant à un manque avéré, la location d’espaces regroupant divers services, dont des services de proximité pour les occupants, et la location de kots pour les jeunes souhaitant prendre leur autonomie. »

Le projet de coopérative de la gare de Treignes fédère de nombreux acteurs locaux mais également des citoyens.

« La coopérative permettra le maintien et la rénovation d’un monument du patrimoine architectural local tout en permettant à des jeunes et moins jeunes en difficulté de trouver un logement et de mettre en place un nouveau projet de vie, en étant encadrés s’ils le souhaitent. »