Grève sauvage chez Skeyes: le trafic aérien a repris, les premiers vols ont décollé

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La fermeture de l’espace aérien belge entre 9h30 et 13h à la suite d’une action du syndicat chrétien ACV (CSC) a concerné des milliers de passagers. Aux aéroports de Zaventem et Charleroi, une centaine de vols au total ont été annulés, en plus des nombreux avions dont le décollage ou l’atterrissage a été retardé.

Les contrôleurs aériens de Skeyes guident les avions qui décollent depuis la Belgique et qui atterrissent sur le plat pays. Ils gèrent le trafic aérien en vol jusqu’à une hauteur de 24.500 pieds, soit environ 7.500 mètres.

Eurocontrol, qui œuvre depuis Maastricht, prend le relais au-delà de cette hauteur.

Brussels Airport signalait 90 vols annulés au départ et à l’arrivée de l’aéroport. Beaucoup de vols ont également été retardés. Une porte-parole signale s’attendre à ce que les retards se prolongent jusqu’en soirée.

Au Brussels South Charleroi Airport, une dizaine de vols ont été annulés (cinq décollages et cinq atterrissages). Les retards se sont accumulés là aussi.

Un accord social avait été conclu la semaine dernière, qui n’était cependant pas soutenu par l’ACV-Transcom, principal syndicat au sein de l’entreprise chargée du contrôle aérien en Belgique et par le syndicat libéral VSOA. Selon eux, les propositions qui se trouvent sur la table ne solutionnent pas les problèmes de charge du travail et de l’équilibre entre vies privée et professionnelle chez Skeyes.

>> LES DEPARTS DE BRUXELLES

>> LES DEPARTS DE CHARLEROI

La direction de Skeyes a réagi face à ces actions sociales « injustifiées », selon elle. Elle précise avoir invité jeudi « les contrôleurs aériens pour leur expliquer l’accord social conclu vendredi 10 mai dernier ». Une permanence était organisée de 10h à 19h.

« Lorsque la direction a constaté que des actions étaient prises pour affecter le trafic aérien à cause de ces sessions d’information, elle a été contrainte d’annuler les réunions. Toute autre action est considérée comme grève sauvage », a-t-elle prévenu.

« Exclus du droit à l’information »

Les syndicats avancent eux que le moment d’information a été prévu aux heures les plus chargées de la journée. « Du coup, les employés se sont vu exclus de leur droit à l’information », s’indigne Kurt Callaerts, secrétaire de l’ACV. Un appel a ensuite été lancé pour se présenter massivement aux réunions, ajoute-t-il, ce qui pourrait entraîner des retards en matinée, et éventuellement une fermeture de l’espace aérien. Le syndicat n’accepte pas que Skeyes parle de grève sauvage.

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