Leonardo Di Caprio : « Once Upon a Time… in Hollywood de Tarantino, c’est une lettre d’amour à l’industrie du cinéma ».

Leonardo Di Caprio : « Once Upon a Time… in Hollywood de Tarantino, c’est une lettre d’amour à l’industrie du cinéma ».

Une heure trente de file pour espérer rentrer à la conférence de presse du Tarantino, c’est tout Cannes résumé en quelques mots ! Cette passion pour le cinéma, Quentin Tarantino nous la rend bien avec ce film, « Once Upon a Time… in Hollywood », présenté à Cannes vingt-cinq ans après sa Palme d’Or pour « Pulp Fiction ».

Durant deux heures quarante, l’enfant terrible du cinéma américain nous balade dans le Hollywood de la fin des années 60, celles qui ont connu l’émergence des hippies mais aussi l’assassinat de Sharon Tate, sur les pas d’une star vieillissante de séries télé, Leonardo Di Caprio, et du cascadeur qui le double dans les scènes d’action, Brad Pitt.

Les deux stars hollywoodiennes se sont-elles reconnues dans leur personnage ? « Je m’y suis immédiatement identifié, raconte Leonardo Di Capio. Je suis le personnage du film, il lutte, tente de garder la confiance ». Quoi Di Caprio doit lutter pour garder confiance ? Ah, il n’a pas fini sa phrase : « Bon, moi, j’ai énormément de chance mais j’ai beaucoup d’amis dans le cas ». Ah, tout de même, on commençait à s’inquiéter pour lui !

Brad Pitt, sourire éclatant et casquette vissée sur la tête, réplique que « les deux personnages ne font qu’un, ils doivent accepter cette situation. Le personnage de Leonardo fait face à la plus grande déprime de sa vie tandis que le mien a déjà dépassé ce stade, il accepte la situation et attend la suite sereinement ».

Quant au réalisateur des « Kill Bill », il confesse qu’il n’aurait pas répondu la même chose il y a trois ans : « C’est que, depuis, je me suis marié (applaudissements de la salle) et mon point de vue a changé ! C’est maintenant que je fais le point sur ma vie ».

Même si Quentin Tarantino a transmis un message à la presse demandant de ne pas révéler la fin du film, difficile de ne pas évoquer l’affaire Sharon Tate… qu’il évoque d’ailleurs lui-même abondamment ! « J’ai fait beaucoup de recherches à son propos, j’ai lu des livres, vu des émissions. Comment est-il possible que les jeunes hippies se soient comportés comme ça ? Et plus on en connaît sur cette affaire dramatique, plus les choses sont évoquées, et plus il est impossible de comprendre ce qui s’est passé. C’est ça qui me fascine, ce moment tragique qui souligne le côté sombre de l’humanité et la fin de l’innocence des hippies ».

Et la cohabitation des deux stars sur le tournage, sont-ils amis dans la vie ? Pas vraiment, apparemment. « On appartient à la même génération d’acteurs, explique Leonardo Di Caprio. On s’est très bien entendu sur le tournage : quand Quentin nous demandait d’improviser, quoi que nos rôles étaient déjà très écrits, ce fut très facile. Avec Brad, on est des amis de cinéma ».

Et comme Brad est d’accord, tout va très bien : « Je suis d’accord, on a bien travaillé et bien rigolé. On sait qu’on travaille avec le meilleur des meilleurs. On a partagé nos expériences et on a bien rit. Non, on n’a pas été tenté d’échanger nos rôles ».

« Quentin Tarantino a un savoir phénoménal sur l’histoire de la télé et du cinéma aux Etats-Unis, ajoute encore Leonardo Di Caprio. C’est un plaisir de travailler avec lui. Ce film est un catalogue de réalisations d’outsiders, un hommage au cinéma, une lettre d’amour à l’industrie du cinéma ».

Voilà, c’est fini, déjà. Oui, tout ça pour ça ! Ça se bouscule pour obtenir un autographe, ça crie « Brad, look at me, here » dans l’espoir d’un selfie utopique. Ou flou ! Ça aussi c’est Cannes !

Notre sélection vidéo