«Faire voyager avec des produits locaux» : la coopérative Coq des prés, à Hannut, veut se diversifier mais toujours en privilégiant la qualité

«
Coq des Prés
», un produit qui fait la fierté des coopérateurs.
« Coq des Prés », un produit qui fait la fierté des coopérateurs. - D.R.

La coopérative Coq des prés a été créée il y a dix ans. « C’est un groupement d’éleveurs de poulets bio », nous explique Julie Elias, gestionnaire de la coopérative. « La marque Coq des prés appartient aux éleveurs. »

« Le poulet bio semblait être une filière d’avenir et les coopérateurs éleveurs ne se sont pas trompés. Il y a dix ans, les poulets bio partaient pour la grande distribution hollandaise. Mais les éleveurs ont eu envie de reprendre une partie de la commercialisation des bons poulets qu’ils faisaient dans leurs élevages. C’est comme ça que les éleveurs se sont associés pour organiser l’abattage et la récupération de ces poulets. »

«  50 % des poulets sont vendus entiers, essentiellement chez les 40 éleveurs coopérateurs, et 50 % sont vendus dans les magasins bio. »

Projet de conserverie

« On s’est inscrit au concours #CoopTogether avec notre projet de conserverie. Un poulet c’est deux ailes, deux filets et deux cuisses. C’est très difficile de vendre tout en même temps. Pour pérenniser la coopérative, on va créer une conserverie avec les surplus de viande. On va réaliser des plats préparés à base de volaille. »

En évitant le banal. « Nous ferons du chili con carne, de la bolognese, du poulet curry… Pas de vol-au-vent parce que c’est un plat qui a été fort galvaudé et dénaturé. Nos plats préparés seront originaux. L’idée c’est de faire voyager avec des produits locaux. Cette conserverie permettra à la coopérative de se pérenniser, de diminuer ses surplus et d’aller vers le zéro déchet. Les conserves seront vendues dans les fermes des éleveurs coopérateurs mais aussi dans les magasins bio », détaille encore Julie.

« Une solide base ! »

Quand on lui demande pourquoi la coopérative Coq des prés doit gagner le concours #CoopTogether, Julie n’hésite pas ! « Parce qu’elle a une solide base », insiste-t-elle. « La marque existe. Et ce projet de conserverie est important pour solidifier la coopérative. »

Votez pour votre projet de coopérative préféré

Des poulets élevés et nourris avec respect.
Des poulets élevés et nourris avec respect. - Belga

Trois coopératives ou projets de coopératives wallonnes arrivent en finale de notre concours #CoopTogether. « Les lecteurs qui avaient une idée avancée prête à être présentée étaient invités à y participer », rappelle Emmanuel Radoux, Public Affairs Manager au sein du Groupe Rossel. « Toute coopérative a commencé par une idée qui germe. Une coopérative c’est faire du business mais autrement. C’est dans l’ADN de Sudpresse de soutenir ce genre d’initiatives. Sudpresse est là pour raconter les belles histoires. »

Le jury du concours, présidé par l’homme d’affaires et éditeur belge Luc Pire, s’est réuni le 22 mai pour sélectionner 3 dossiers. « Les candidats retenus seront présentés dans les médias de Sudpresse du 29 mai au 18 juin », précise Emmanuel Radoux.

« Le concours s’est très bien passé », se réjouit Jérôme Drugeon, Communication Project Manager à la SRIW (Société régionale d´investissement de Wallonie) – Sowecsom. « Les trois dossiers sélectionnés ont une bonne maturité par rapport à la forme coopérative. »

Emmanuel Radoux reprend : « Nos lecteurs et les citoyens vont pouvoir voter (sur www.sudinfo.be/coop) pour élire leur coopérative, c’est le prix du public. Et le 20 juin, le jury va se réunir pour décerner le prix du jury après que chaque projet aura été défendu pendant 30 minutes par ses responsables. »

Les trois dossiers sélectionnés sont :

Coq des prés : une coopérative d’éleveurs de poulets bio (lire ci-dessus).

Vin du pays de Herve : la coopérative a l’ambition de créer un domaine viticole de 10 ha dans le Pays de Herve.

Jumet.Bio : création d’une ferme urbaine au sein du couvent Notre-Dame de Jumet.

Jérôme Drugeon : « Le projet gagnant sera désigné sur base de plusieurs critères : l’aspect collectif mais aussi l’aspect local et citoyen. Mais on recherche également la viabilité économique. »

À la clé pour les gagnants ? Emmanuel Radoux, Public Affairs Manager au sein du Groupe Rossel : « 25.000 € d’espace publicitaire dans les médias de Sudpresse, papier ou digital, pour le prix du public. » Nicolas Reginster, conseiller investissement à la Sowecsom : « La Sowecsom, en partenariat avec PropageS (agence-conseil en économie sociale), assistera en coaching et accompagnement personnalisés à hauteur de 15.000 € le prix du jury selon les besoins du projet coopératif gagnant. »

NDW