Le Roi prolonge la mission des deux informateurs: «Nous estimons qu’un scénario comme en 2010 et 2011 n’est plus possible aujourd’hui» dit Reynders

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Le Roi prolonge la mission des deux informateurs: «Nous estimons qu’un scénario comme en 2010 et 2011 n’est plus possible aujourd’hui» dit Reynders

Le roi Philippe a prolongé jeudi la mission des informateurs royaux, Didier Reynders et Johan Vande Lanotte, à l’issue du rapport qu’ils lui ont remis après une semaine de consultations discrètes, a annoncé le Palais.

« Le Roi a reçu en audience au Palais de Bruxelles Messieurs Didier Reynders et Johan Vande Lanotte. Les informateurs ont fait rapport au Roi. Sur leur proposition, la mission a été prolongée et ils feront à nouveau rapport au Roi le lundi 17 juin. Ils continueront à œuvrer en vue de permettre la formation d’un gouvernement fédéral dans les meilleurs délais », a indiqué la maison royale dans un communiqué.

« Un scénario tel que celui vécu en 2010 et 2011 n’est plus possible aujourd’hui »

« Dans l’intérêt de nos concitoyens, d’une possible dégradation de notre économie, de la Belgique et de son image internationale, des discussions en vue de former un gouvernement doivent être entamées le plus vite possible », ce dont sont conscientes toutes les parties consultées cette semaine par Didier Reynders et Johan Vande Lanotte dans le cadre de leur mission d’information, ont affirmé ces derniers lors de la présentation de leur premier rapport au Roi.

Depuis jeudi dernier, Didier Reynders et Johan Vande Lanotte, dont la mission a été prolongée jusqu’au 17 juin au moins, ont dressé un premier bilan politique, économique et social des entretiens avec leurs interlocuteurs. Ils ont également examiné les principaux défis que la Belgique devra relever.

Au terme de ce premier round de consultations, « un scénario tel que celui vécu en 2010 et 2011 n’est plus possible aujourd’hui dans la formation d’un gouvernement », ont estimé les deux informateurs. « Comparé à la situation en 2010 et 2014, l’actuel gouvernement minoritaire en affaires courantes n’a en effet pas le même pouvoir décisionnel qu’un gouvernement sortant en affaires courantes disposant d’une majorité au parlement » et « il y a une forte conscience de cela chez tous les partenaires politiques, économiques et sociaux ».

« Dans l’intérêt de nos concitoyens, d’une possible dégradation de notre économie, de la Belgique et de son image internationale, des discussions en vue de former un gouvernement doivent donc être entamées le plus vite possible », ont-ils ajouté.

Durant la semaine écoulée, Didier Reynders et Johan Vande Lanotte se sont entretenus avec les présidents de tous les partis qui sont actuellement en mesure de jouer un rôle dans la formation d’un gouvernement fédéral, tout en tenant compte de l’attitude des partis les uns envers les autres. Ils se sont également entretenus avec les responsables des négociations dans les régions et les communautés, conformément à la mission qui leur a été assignée.

Les informateurs ont en outre eu des contacts avec les syndicats (FGTB, CSC, CGSLB), les employeurs (FEB, UCM, Unizoet Agrofront), la Banque Nationale et le réseau contre la pauvreté (Het Netwerk tegen Armoede).

Ils ont par ailleurs demandé à une première série de services publics fédéraux (Intérieur et Police fédérale, Justice, Défense, Affaires Étrangères, Santé) quelles pourraient être leurs priorités pour les années à venir. Enfin, ils ont discuté des défis climatiques avec l’expert Jean-Pascal van Ypersele.

Dans les jours qui viennent, Didier Reynders et Johan Vande Lanotte « continueront de travailler dans la discrétion pour tenter d’avancer vers la formation d’un gouvernement fédéral », ont-ils enfin assuré. A leur programme : des rencontres avec des représentants du Bureau du Plan, du Réseau wallon de Lutte contre la Pauvreté (RWLP) et du Réseau belge de lutte contre la Pauvreté (BAPN).

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