Une ferme urbaine au couvent Notre-Dame à Jumet

Une ferme urbaine au couvent Notre-Dame à Jumet

Les sœurs du couvent Notre-Dame à Jumet continueront à y résider. Mais une ferme urbaine s’installera bientôt sur une partie du site. Un projet choisi à l’unanimité par les religieuses.

Hubert del Marmol, président de la fondation Génération Bio : « Jumet.bio est né de Génération.bio, une fondation d’utilité publique qui a pour but de promouvoir l’agriculture bio. Les sœurs de Notre-Dame nous ont contactés pour savoir ce qu’elles allaient faire de leur couvent. Il est installé sur une superficie de 4 hectares, avec un parc. Elles habitent toujours dans une partie des bâtiments. Il y a une école avec 500 écoliers. D’autres bâtiments sont vides. Les sœurs sont de plus en plus âgées. Et elles ont une vision d’avenir. »

Après avoir étudié différentes propositions, les religieuses ont choisi de s’intéresser à Génération.bio. « On leur a proposé de faire une ferme urbaine, poursuit Hubert del Marmol. Ce projet correspond à leurs critères. C’est une congrégation de sœurs enseignantes. Leur but est de transmettre du savoir. Avec cette ferme urbaine, il y aura une transmission de savoirs. Mais il fallait aussi que le projet corresponde aux contraintes urbanistiques. Il s’agit d’une zone d’intérêts collectifs. Le projet correspond aussi à l’objectif de la chrétienté : le respect du vivant sous toutes ses formes. En assemblée générale, les sœurs ont voté à l’unanimité pour notre projet de ferme urbaine. »

« La coopérative n’existe pas encore au niveau juridique, nous indique Valérie Op de Beeck, coordinatrice du projet de la future coopérative. Nous sommes encadrés par le réseau Financité qui va nous aiguiller pour former un noyau de coopérateurs fondateurs. » La future coopérative dispose d’une équipe de pilotage. « Avec un designer en permaculture. Le but est de transformer le site en une ferme urbaine mais sur base d’un design de permaculture. On a un architecte bien évidemment. »

La ferme s’installera sur une partie des terrains mais pas seulement. « On occupera aussi les lieux de manière générale. La permaculture a plusieurs volets : humain, social, économique et écologique. On se base sur le concept du développement durable. »

Le projet Jumet.bio recherche actuellement des coopérateurs. « La coopérative aura différentes activités : production agricole et transformation des produits alimentaires, pédagogie, transmission avec l’enseignement, notamment des projets avec des écoles primaires, un projet Erasmus+, un bachelier en permaculture, un projet de master en économie du vivant, avec des partenariats stratégiques comme les hautes écoles et universités. Il y aura aussi un pôle socio-culturel parce qu’on veut que ce soit un projet participatif. On n’oublie pas le volet social et humain. Dans une région qui n’est pas favorisée économiquement, les sœurs souhaitent remédier à cette fracture socio-économique et aider les gens sur place à se reconnecter avec le vivant, avec une alimentation bio et saine, même s’ils n’ont pas beaucoup de moyens financiers. »

Pourquoi le projet de coopérative Jumet.bio doit-il gagner le concours #CoopTogether ?

Hubert del Marmol : « Parce que c’est un projet qui est plein de sens et qu’il s’inscrit dans le cadre de la ceinture alimentaire de Charleroi. »