Enquête sur la mort d’un homme après un passage aux urgences d’Angers

Enquête sur la mort d’un homme après un passage aux urgences d’Angers

« À ce stade, il n’y a aucune suspicion qui permette de penser qu’il y a eu dysfonctionnement au niveau des urgences », a déclaré le procureur à un correspondant de l’AFP.

Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte par le parquet après un signalement du médecin urgentiste de la clinique de l’Anjou qui a signé le certificat de décès samedi à 20H40.

Une autopsie a eu lieu lundi à Nantes mais les résultats ne sont pas encore connus, selon le parquet.

La victime, domiciliée au centre communal d’action sociale (CCAS) d’Angers, avait d’abord été conduite par une personne de son entourage aux urgences du CHU où elle est restée une dizaine de minutes avant de se rendre à la clinique de l’Anjou, selon le parquet.

« À aucun moment, il n’y a eu de manifestation qui laissait à penser qu’il fallait se dépêcher pour la prise en charge », a indiqué une porte-parole du CHU mardi.

« Il n’y avait pas de signe clinique : la personne était debout et n’était pas en sueur », a-t-elle précisé. « Si ça avait été une urgence de niveau 1, elle aurait été prise en charge immédiatement », a assuré le CHU.

« Cet événement se produit dans un contexte de manque d’effectif dénoncé depuis de nombreux mois », ont souligné de leur côté les syndicats Sud, FO et CGT du CHU dans un communiqué, qui évoque « l’absence de prise en charge d’un patient valide faute d’infirmière disponible (occupée avec un autre patient) ».

Une grève a été lancée depuis le 2 mai aux urgences du CHU d’Angers. « Le manque d’effectif reste criant et le non-remplacement de collègues absents met en jeu la sécurité des collègues comme des usagers », estiment les syndicats dans leur communiqué.

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