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Formation d’un gouvernement wallon: pour Ecolo, l’inclusion de la société civile, «c’est à prendre ou à laisser»

Formation d’un gouvernement wallon: pour Ecolo, l’inclusion de la société civile, «c’est à prendre ou à laisser»
Isopix

« Aujourd’hui, nous considérons que nous avons sérieusement fait le tour de l’ensemble du contenu et des sujets sur la table, tant pour la Wallonie que pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il y a des convergences assez fortes mais aussi des divergences », a-t-il assuré au terme d’une réunion qui n’aura finalement duré que 2 petites heures.

À ce stade, « nous ne disons pas avec qui nous ne voulons pas être mais avec qui nous voulons aller et c’est avec la société civile. Pour autant qu’il y ait une suite avec le PS, ce sera à prendre ou à laisser », a averti Jean-Marc Nollet.

« Sans la société civile, sans que cette dernière soit reconnue dans le processus de formation du gouvernement régional et sans qu’elle soit associée à l’élaboration de ses axes structurants, ce sera sans nous », a-t-il martelé en rejetant par ailleurs l’idée d’un unique « ministre gadget » issu de la société civile au sein du prochain exécutif wallon.

« Les politiques de demain doivent être construites avec la société civile. C’est le cœur même de notre manière d’agir », a encore souligné le coprésident d’Ecolo selon qui « il existe plein de formules possibles pour réconcilier le monde politique avec les citoyens ».

Ce préalable étant posé, on n’en saura pas bien davantage sur qui, à ses yeux, représente cette société civile. Pas nécessairement, et pas uniquement, des gens proches d’Ecolo, a-t-il tout de même concédé entre les lignes.

« Nous n’avons aucune difficulté à consulter la société civile », a de son côté affirmé Elio Di Rupo. À son arrivée au Parlement de Wallonie, celui-ci avait déclaré « vouloir travailler, avec Ecolo, à un cœur de programme à proposer, ensuite, aux parlementaires wallons et de la fédération Wallonie-Bruxelles ».

Une paire d’heure plus tard, ces déclarations semblent loin. « Ce mercredi, nous avons discuté des 2 fois 10 propositions d’Ecolo et nous avançons à petits pas. C’est ce qui compte », a expliqué le président du PS, évoquant « les points de rapprochement » avec les écologistes mais aussi la nécessité de consulter les instances du parti avant d’éventuelles nouvelles discussions. « Avant d’aviser de la suite, nous devons, chacun, prendre le temps de réunir nos instances », ce qui devrait être fait, côté socialiste, « avant la fin du week-end » par le biais d’un bureau de parti, sans doute vendredi matin, a-t-il estimé.

Chez Ecolo, par contre, rien n’est actuellement prévu. Les Verts assurent en effet attendre une proposition du parti socialiste. En fonction de celle-ci, ils décideront de convoquer -ou pas – leur base.

Enfin, interrogé sur la possibilité que des personnalités issues de la société civile fassent partie du prochain gouvernement wallon, « l’heure n’est pas à la répartition des compétences ministérielles. Nous n’en discuterons qu’à l’issue d’un processus extrêmement long », a répondu Elio Di Rupo.

Le PS n’a pour l’instant fixé aucune autre rencontre, ni avec Ecolo, ni avec le MR que le PS n’a jusqu’à présent pas convié à ce 3e round de consultations.