La contraception, ça doit être «Fifty-Fifty»

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«  La contraception, c’est l’affaire des femmes » . Nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui ont déjà entendu de tels propos. Parce qu’il existe actuellement un plus grand choix de moyens contraceptifs féminins que masculins, beaucoup considèrent que la contraception concerne uniquement les filles.

De nombreuses femmes sont également souvent seules en charge du coût de leur moyen contraceptif.

Selon une enquête réalisée en 2017 par l’Institut Solidaris, en collaboration avec la FCPF-FPS, portant sur la contraception féminine et masculine, 87 % des femmes payent personnellement leur contraceptif contre 78 % des hommes. Selon cette même enquête, 46 % des femmes savent combien coûte le moyen contraceptif de leur partenaire, contre 31,5 % des hommes.

Partage des coûts

«  Diverses possibilités s’offrent aux hommes afin qu’ils s’impliquent activement dans la contraception. Leur implication peut notamment se traduire par la prise en charge d’une partie de la contraception, par exemple, en utilisant des préservatifs masculins ou, encore, par la participation financière à l’achat des contraceptifs de leur partenaire féminine » , explique Eloïse Malcourant, chargée de communication et responsable éducation permanente, à la Fédération des Centres de Planning familial des Femmes Prévoyantes Socialistes.

Actuellement, en matière de contraception masculine, deux moyens sont disponibles en Belgique : le préservatif masculin qui protège aussi des infections sexuellement transmissibles (IST) et la vasectomie dite « contraception définitive ».

L’implication des deux partenaires dans la contraception se reflète aussi à travers la communication et le dialogue autour de cette thématique. Il est essentiel de pouvoir parler de contraception avec son/sa partenaire. Selon l’enquête de 2017 de l’Institut Solidaris, 80 % des femmes déclarent discuter avec leur partenaire actuel du contraceptif qu’elles vont utiliser ou ne pas utiliser. Ce chiffre est en augmentation par rapport à l’année 2010 (68 %), année durant laquelle l’Institut Solidaris a initié une enquête portant sur la contraception féminine. Concernant les hommes, 76 % disent discuter du moyen contraceptif de leur partenaire avec celle-ci. Ces chiffres sont encourageants mais prouvent que tant les femmes que les hommes peuvent s’impliquer davantage.

«  La thématique de la campagne «  Fifty-Fifty  » fait notamment suite à des constats de terrain émanant des Centres de Planning familial des Femmes Prévoyantes Socialistes » , ajoute Eloïse Malcourant. «  Si la contraception fait défaut, qu’un «  couac  » se produit et qu’une grossesse non-désirée survient, la femme n’est en aucun cas la seule concernée. En plus de la responsabilité qui pèse sur les femmes en cas d’échec de la contraception pouvant mener à des grossesses non-désirées, elles sont aussi exposées aux effets secondaires des moyens de contraception et nombreuses sont également souvent seules en charge du coût de leur moyen contraceptif ».

L’importance de l’implication masculine

«  L’implication des hommes dans la contraception est primordiale afin de tendre vers une égalité entre les femmes et les hommes en matière de droits sexuels et reproductifs. Puis, ne pas s’impliquer dans la contraception sous prétexte que la sexualité est un domaine qui relève de la sphère de l’intime amène à occulter tous les combats pour l’égalité en matière de droits sexuels et reproductifs » , avance la chargée de communication.

«  La campagne «  Fifty-Fifty  » rappelle aussi que, lors de tout rapport sexuel avec un(e) nouv-eau/elle partenaire, la formule idéale pour une sexualité en toute confiance est de combiner un préservatif (masculin ou féminin) à un autre moyen de contraception » , ajoute Eloïse Malcourant.

Avec un(e) nouv-eau/elle partenaire, il est important de toujours utiliser un préservatif (masculin ou féminin) durant au moins six semaines. Ensuite, il est recommandé aux deux partenaires de faire un dépistage VIH/SIDA et IST avant d’envisager d’arrêter d’utiliser un préservatif.

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