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La N-VA ne souhaite pas démarrer de formation formelle en Flandre pour le moment

La N-VA ne souhaite pas démarrer de formation formelle en Flandre pour le moment
Isopix

Il a poursuivi son travail de manière intensive durant le week-end dernier, après s’être déjà entretenu ces dernières semaines avec divers partis du nord du pays sur le contenu d’un éventuel accord de gouvernement.

« À chaque conversation avec chaque parti, il devenait clair à quel point l’ombre de la situation fédérale pesait lourdement sur la formation flamande. Chaque parti souhaite avoir plus de certitude sur la manière dont la formation fédérale peut aller de l’avant en fonction de la confiance qui doit être placée dans une éventuelle coalition flamande », analyse Bart De Wever.

« Cette clarté n’a cependant pas avancé ces dernières semaines et cela complique la tâche de l’informateur flamand. Nous avons appris que les informateurs fédéraux feront tout ce qui est en leur pouvoir pour progresser dans les prochaines semaines. Il est donc préférable de ne pas lancer de formation flamande au cours de cette période. L’informateur flamand poursuivra certainement son travail durant la période à venir afin de clarifier les points de convergence en termes de contenu », selon la communication du président de la N-VA.

Hostiles au Belang

Le fait qu’aucun parti flamand ne souhaite négocier sur le fond avec le Vlaams Belang témoigne du « peu de respect pour l’opinion des électeurs flamands », selon une déclaration de la N-VA lundi midi, à l’issue d’un bureau de parti.

Dans cette communication, la N-VA confirme par ailleurs qu’aucune formation formelle ne sera lancée, faute de clarté au niveau fédéral. « Chaque parti demande des éclaircissements sur ce qui va se passer au niveau fédéral. Cela complique la formation du gouvernement flamand », constate-t-elle.

La formation politique présidée par Bart De Wever déplore en outre une nouvelle fois le refus opposé par le PS « à toute invitation formelle et informelle à s’asseoir avec le plus grand parti flamand », ajoute-t-elle. Il semble que le PS mais aussi Ecolo ne considèrent plus valable de discuter avec la N-VA, déplore-t-elle. « Ce sont pourtant les partis qui revendiquent de mettre en avant l’intérêt de la Belgique. La N-VA souhaite un dialogue sur le confédéralisme et sur une politique qui répond aux griefs de l’électeur flamand. Après tout, pour résoudre des problèmes, il faut d’abord se parler l’un l’autre », rappelle le parti.

Que divers partis flamands n’excluent pas un gouvernement fédéral sans majorité flamande est une autre épine dans le pied de la N-VA. « Mettre sa confiance dans la formation d’un gouvernement flamand avec la menace d’un gouvernement fédéral anti-flamand n’est pas négociable pour la N-VA », répond-elle.

La N-VA a enfin une nouvelle fois critiqué l’organisation simultanée des élections fédérale et régionales et l’incertitude que cette situation engendre.