Cindy tue sa fille Amélie (11) avant de se suicider: ce comportement qu’elle a eu sur Facebook peu avant le drame qui voulait peut-être tout dire…

Photos
Cindy a tué sa fille avant de se suicider.
Cindy a tué sa fille avant de se suicider. - Nieuwsblad

Toon B., un habitant d’Arendonk (Flandre) a fait une horrible découverte mardi en fin de journée en rentrant chez lui. Il a retrouvé son ex-compagne Cindy (38 ans) et leur fille Amélie, 11 ans, mortes. La mère a tué sa fillette avant de se suicider. Elle a utilisé un pistolet de la collection d’armes du papa.

L’homme était séparé de Cindy depuis un an, comme l’explique une voisine à nos confrères flamands du Laatste Nieuws, mais après une séparation de six mois, Cindy et Amélie étaient revenues habiter chez lui, car la maman ne s’en sortait pas financièrement et qu’en plus, elle ne trouvait pas de logement où elle pouvait garder ses deux chiens, dont sa fille Amélie ne pouvait se passer.

Les chiens, si important pour Amélie : « Ce n’était pas une option pour elle »

« Avec ses revenus, Cindy ne parvenait pas à se trouver une maison via le CPAS. Les seules habitations qu’on leur offrait, il s’agissait de maisons où les animaux domestiques ne sont pas admis. Cela n’était pas une option pour Amélie : elle était folle de ses deux chiens. Le cœur de Toon s’est brisé à l’idée de la voir mettre ses chiens au chenil ».

Toon avait donc accepté que son ex-femme revienne habiter chez lui, mais de manière temporaire, en étant clair avec Cindy : il avait une nouvelle compagne. Une situation qui commençait alors à devenir compliquée pour tout le monde. « Ils ne pouvaient pas continuer à se marcher sur les pieds alors qu’ils étaient séparés. Il avait passé la nuit de lundi à mardi ailleurs, mais n’avait jamais imaginé qu’en son absence, un tel drame pouvait se jouer », poursuit la voisine.

En rentrant ce matin-là, il a senti que quelque chose n’allait pas. Dès son arrivée à la barrière de sa propriété, il était accueilli par les animaux visiblement affamés. Anormal. Et en arrivant devant la porte d’entrée, c’est là qu’il a fait la macabre découverte. Le corps de Cindy était allongé là, sans vie.

« Au moins, cette image ne me hantera pas pour toujours »

« Il a essayé de la réanimer, mais sans succès : il était trop tard. Sur le moment, aucune trace d’Amélie. Il a alors encore voulu espérer que sa fille, en découvrant le corps inanimé de sa mère, s’était enfuie terrifiée ou avait couru chercher de l’aide. Les agents de police ont cependant découvert la fillette dans la maison un peu plus tard. Toon ne sait donc pas où elle a été retrouvée, et il ne l’a pas vue. ‘C’est mieux comme cela. Au moins, cette image ne me hantera pas pour toujours’, a-t-il dit ensuite », explique encore la voisine.

Les policiers ont d’abord cru que Toon était impliqué dans ce drame, car l’arme du crime était l’une des siennes. Ils l’avaient interpellé, avant de le relâcher quelques heures plus tard. Cindy avait laissé une lettre d’adieu où elle expliquait son geste. « Toon ne l’a pas lue, il s’est juste contenté de la première phrase. Il n’a pas pu continuer ».

Ce comportement sur Facebook, trois jours avant le drame…

Cindy, mère au foyer, « traversait une période difficile », explique l’une de ses amies, toujours à HLN. « Elle avait connu une enfance difficile. Sa relation avec Toon avait connu beaucoup de hauts et de bas. Mais qu’une chose soit claire : Amélie était le plus grand bonheur de sa vie. Elle partait toujours en excursion avec sa fille chérie : nager, ou à la mer. C’était aussi le cas de Toon, d’ailleurs. Cette petite était toute sa vie. »

Pourtant samedi, trois jours avant le drame, quelque chose avait changé visiblement dans l’esprit de Cindy. « Elle a soudain effacé toutes les photos et statuts de sa page Facebook. Et pourtant, personne n’a rien vu venir… »

Le papa : « C’est encore trop frais et trop dur pour moi »

Trois jours après, le père est toujours rongé par la tristesse et la colère. Il s’est confié très brièvement à HLN. « C’est encore trop frais et trop dur pour moi. Cindy a emmené Amélie avec elle dans la mort. Elle, elle s’en sort bien. Ses proches ont pris perpétuité. Et nous allons devoir essayer de survivre après ces événements abominables ».

Les chiens, si importants pour Amélie, il ne pourra pas les garder

Les chiens d’Amélie, dont la fillette ne voulait absolument pas se séparer et qui étaient l’une des raisons pour laquelle la famille, qui n’en était plus une, vivait encore sous le même toit, ont été pris en charge par la SPA. Toon devant s’absenter deux semaines par mois pour le travail, il lui est impossible de les garder. Tout ce que la petite Amélie ne voulait pas…

Notre sélection vidéo