Trois plaintes pour viol déposées lors du festival de Dour: «Nous continuerons à œuvrer pour éviter ce type d’agressions», communique l’organisation

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La presse locale évoquait dans la matinée l’existence de ces trois plaintes déposées par des jeunes femmes majeures. Une de ces plaintes émane d’une femme âgée de 19 ans, selon le parquet.

Le parquet de Mons précise que les faits ne sont, à ce stade, pas établis. Une enquête est ouverte. Le ou les auteurs n’ont pas encore été identifiés. Aucun élément ne permet non plus de lier ces trois plaintes, ajoute encore le parquet.

L’organisation du festival a communiqué à propos de cet incident, ce vendredi soir.

«  Suite aux trois plaintes pour viol déposées par des jeunes femmes sur le site du Dour Festival, les organisateurs et la Croix-Rouge rappellent, qu’à côté des importants dispositifs de sécurité et de prévention mis en place, une série de mesures a été adoptée depuis plusieurs années pour améliorer la prise en charge des agressions et faciliter le dépôt de plainte dans le commissariat installé sur le site.

Si la sécurité et la prévention sont toujours mises à l’avant-plan par les organisateurs du Dour Festival, l’aspect de la prise en charge des victimes fait également partie d’une réflexion approfondie. C’est dans cette optique qu’a été créée cette année une zone ESAP, « Espace de Soutien et d’Accueil Psychosocial », qui s’inscrit dans le cadre du dispositif SISU mis en place par la Croix-Rouge afin de veiller aux bonnes conditions d’écoute et d’accompagnement des festivaliers sur le site.

Les récents faits signalés, qui se sont produits ces dernières 48h, démontrent l’importance de la chaîne de prévention-accompagnement mise en place par le Dour Festival. «  Les victimes ont été directement prises en charge par notre cellule d’accompagnement spécialisée  », explique Damien Dufrasne, directeur du festival, avant de poursuivre : «  Malgré les nombreuses initiatives mises en place en matière de prévention et de sécurité, nous déplorons que des agressions de ce type soient signalées. Nous continuerons à œuvrer pour prévenir et éviter ce type d’agressions et prendrons toutes les mesures nécessaires en ce sens. Il est fondamental que les comportements et les mentalités évoluent et le Dour Festival veut être un acteur dans ce changement.  »

Aujourd’hui, ce sont en effet plus de 1000 policiers, 300 représentants de la Croix-Rouge et de nombreux agents d’accueil qui se relaient 24h sur 24 sur le site pour assurer la sécurité et le suivi médical de plus de 50.000 festivaliers chaque jour. Un commissariat a également été installé sur le site pour gérer les différentes problématiques et enregistrer plus efficacement les plaintes. Aujourd’hui, les trois dossiers transmis par la zone de police des Hauts-Pays font l’objet d’une instruction judiciaire.

Les organisateurs rappellent l’importance aux festivaliers d’être attentifs et de veiller sur leurs amis, d’appliquer des règles de base pour leur sécurité personnelle et de respecter en toutes circonstances les principes de respect, de consentement et de tolérance. À ce stade, nous laissons la justice faire son travail et nous resterons attentifs aux suites données à ces dossiers de plainte. »

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