Les punaises de lit font vivre un calvaire aux Belges de retour de vacances: et il y a un risque d’explosion avec la canicule!

Les punaises de lit font vivre un calvaire aux Belges de retour de vacances: et il y a un risque d’explosion avec la canicule!
Coplaclean

Ces petites bêtes, visibles à l’œil nu, mesurent entre 4 et 7 millimètres. De forme ronde, elles ont six pattes et deux antennes. Elles sont brunes ou légèrement rouge lorsqu’elles ont mangé. Quasiment éradiqués d’Occident dans les années 1940, ces nuisibles font aujourd’hui vivre un calvaire aux vacanciers belges. En effet, les interventions liées à l’élimination de punaises de lit chez des particuliers de retour d’un séjour à l’étranger ne cessent d’augmenter d’année en année.

« On est surchargé »

Mais, depuis juin, certaines sociétés connaissent un pic bien plus important qu’attendu de demandes de désinsectisation. « On est surchargé. Nous avons trop d’appels. C’est surtout le cas dans les grandes villes comme Bruxelles, Charleroi, Liège… Rien que ce matin, trois clients ont pris contact avec moi concernant des punaises. Alors qu’en temps normal, nous réalisons une à deux éradications de ces nuisibles par mois, nous sommes intervenus la semaine dernière à cinq reprises ! », nous confie le gérant de la firme cafard-souris.

La canicule ne va pas aider...

Un constat tiré par d’autres entreprises comme Clean Vermine et Coplaclean. « On connaît un pic depuis plusieurs années. Mais depuis juin, c’est extrêmement perceptible. Le succès du low-cost – Ryanair, EasyJet, Airbnb… – a contribué à l’essor de la punaise de lit. Dans certains pays nouvellement touristiques, il n’y a pas de plan de prévention. Oui, c’est moins cher, mais à quel prix pour l’hygiène ? Les voyageurs ramènent donc les punaises chez eux. Et, cela touche tous les milieux sociaux. Nous leur venons donc en aide. Je dirai qu’ils sont une fois et demie plus nombreux à faire appel à nous cette année », nous confie Catherine Davy de Coplaclean.

« Face à ce phénomène, nous avons également de plus en plus contrats de prévention chez les hôteliers. Nous traitons préventivement leur établissement pour éviter que ces nuisibles n’envahissent leurs chambres. Dans ce cadre, il est important de rappeler que les personnes mettant en location des logements sur Airbnb devraient plus encadrer concernant la question des punaises de lit. Il devrait suivre des formations liées à l’hygiène dans la gestion des immeubles où on leur apprendrait notamment la nécessité d’actions préventives en matière de punaises », continue-t-il.

Avec les 30 degrés attendus durant plusieurs jours la semaine prochaine, les punaises vont proliférer plus rapidement. Les sociétés de désinsectisation s’attendent donc à un nouveau rush.

Des précautions

Que vous partiez ou reveniez de vacances, ils vous conseillent de prendre quelques précautions. « Il faut être parano. En arrivant à l’hôtel, il faut inspecter la tête de lit, le matelas, les fentes et fissures. Si ce check-up visuel est positif, il ne faut surtout pas faire entrer sa valise dans la chambre. Il faut demander directement à changer de chambre. Quand on rentre chez soi, on dépose et vide sa valise dans une autre pièce que la chambre. Enfin, on peut utiliser de manière préventive un insecticide naturel qu’est la terre de diatomée », nous explique-t-on chez Pest Management.

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