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Formation d’un gouvernement fédéral: le PS a annulé une réunion prévue avec la N-VA

Formation d’un gouvernement fédéral: le PS a annulé une réunion prévue avec la N-VA
Isopix

La réunion devait avoir lieu en présence des deux informateurs royaux, Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (sp.a). Cette rencontre entre les premiers partis de chaque communauté linguistique est scrutée depuis les élections. La N-VA par la voix de Theo Francken l’a appelée plusieurs fois de ses vœux ainsi que le CD&V et la N-VA qui estiment que ces deux formations doivent prendre leurs responsabilités en vue de former un gouvernement fédéral.

Jusqu’à présent, les socialistes francophones n’ont pas répondu positivement. Ils ont dit et répété qu’ils ne voulaient pas négocier avec la N-VA qui s’est montrée claire au cours des années passées et pendant la campagne électorale : elle discutera avec le PS uniquement du confédéralisme. Et les socialistes ne s’en sont pas cachés : il existe une possibilité de majorité sans la N-VA, avec les écologistes mais dépourvue de majorité dans le groupe linguistique flamand.

Dimanche, toutefois, interrogé par la RTBF, le président du PS, Elio Di Rupo, avait laissé entendre qu’il était prêt à participer à une « table de discussion », soit une réunion associant plusieurs partis et non la seule N-VA.

Les informateurs royaux ont jugé que les temps n’étaient pas encore mûrs pour une réunion avec autant de participants, selon La Libre. Ils ont lancé une invitation pour une rencontre discrète entre socialistes francophones et nationalistes flamands. Les premiers ont d’abord dit oui avant de décliner. Ils ne souhaiteraient pas discuter de la note que préparent MM. Reynders et Vande Lanotte en vue de leur rapport au Roi lundi mais simplement d’un agenda de discussions éventuelles dans les prochaines semaines.

Le refus du PS ne met pas en tant que telle la mission d’information en péril. La question se pose davantage de savoir si, lundi, à l’issue de l’audience avec le Roi, des discussions pourront commencer en vue d’une formation ou d’une « préformation » d’un gouvernement fédéral. Il paraît probable que le chef de l’État prolongera une nouvelle fois la mission de MM. Reynders et Vande Lanotte mais peut-être sous une autre forme. L’on ne voit pas pour le moment quelle autre personnalité pourrait leur succéder.

Quelle sera l’attitude du formateur du gouvernement flamand, Bart De Wever (N-VA) ? Il a suspendu au début du mois sa mission dans l’attente d’une plus grande clarté sur les perspectives fédérales. Maintiendra-t-il le couplage des discussions fédérales et flamandes ? Au nord du pays, cette attitude ne fait pas que des heureux mais, à bonne source, l’on indiquait que, pour le moment, rien ne changerait. L’ambition de M. De Wever serait désormais d’aboutir à un accord avant la « Déclaration de septembre », soit le discours de rentrée du ministre-président flamand le 4e lundi de septembre.