Est-ce le bon moment pour racheter son crédit hypothécaire ?

La faiblesse des taux d'intérêts invitent les consommateurs à souscrire à diverses formes de crédits, y compris hypothécaires, mais aussi à la réflexion quant au rachat d'un prêt hypothécaire en cours, conclu à une époque où les taux d'intérêts étaient plus élevés.

Ceci dans l'espoir d'y gagner des mensualités allégées, une durée de crédit raccourci, voire les deux. Ou même d'obtenir un financement supplémentaire pour des travaux.

Néanmoins, il faut être attentif à une série d'éléments avant de choisir l'institution et la formule du nouvel emprunt:

> Le nouveau taux est-il fixe ou pas ? Si le taux variable est proposé, il faudra bien vérifier la mensualité maximale que vous devriez rembourser en cas de hausse des taux. Ce serait dommage de vous retrouver au final avec un taux durablement moins avantageux qu'espéré. Regardez s’il existe une option « accordéon », moins contraignante pour votre budget mensuel : en cas de hausse des taux, ce n’est pas la mensualité qui augmente, mais la durée du crédit.

> Quelles sont les obligations annexes ? Si vous changez d'institution bancaire pour votre crédit hypothécaire, l'ampleur de la baisse du nouveau taux débiteur sera souvent conditionnée par la souscription d’une nouvelle assurance solde restant dû, incendie, et à une domiciliation sur un compte bancaire de la nouvelle banque.

> Quels sont les coûts supplémentaires ? Outre les frais bancaires (indemnité de remploi calculée sur le capital restant dû du crédit à rembourser, frais de dossier dus pour l’analyse de la nouvelle demande), les frais de mainlevée sur l'hypothèque précédente et de la nouvelle inscription hypothécaire (si vous changez de banque), qui peuvent être repris dans le nouvel emprunt, il y aussi les coûts de la nouvelle assurance solde restant dû et de la nouvelle assurance incendie.

Dans certains cas, le client gagne peu sur le crédit hypothécaire, mais regagne beaucoup sur les assurances. A l'inverse, on peut gagner beaucoup sur le prêt hypothécaire, mais perdre une grosse partie du « bénéfice » avec les nouvelles assurances.

> Il faut comparer avant de racheter. Il faut s'assurer que le coût total du second prêt soit plus avantageux que le prêt en cours. Le client peut directement voir s’il a un intérêt au rachat en simulant le refinancement auprès de divers organismes de crédit, mais sur la base de la durée restante de son crédit hypothécaire en cours.

Quelques observations générales

De manière générale, vu les taux actuels et dans un futur proche, c'est une bonne idée de refinancer son crédit hypothécaire, surtout si le montant du nouveau crédit est inférieur à la valeur du bien. C'est encore plus intéressant s'il est inférieur à 80% de la valeur du bien, un chiffre « magique » qui permet d'obtenir un taux encore plus bas.

Refinancer son crédit peut aussi être l'occasion d'inclure le financement de travaux dans le nouveau crédit hypothécaire afin de n'avoir qu'un seul crédit à gérer et à rembourser.

Dans tous les cas, il est important de comparer les offres des uns et des autres, quitte à envisager de refinancer son crédit dans la même institution : cela vous coûtera moins cher en frais annexes.

Et en vous adressant directement à un courtier, vous gagnerez pas mal de temps : disposant de conventions avec de nombreuses sociétés de crédit, il peut faire avec vous le tour des organismes en un seul rendez-vous. Les taux proposés par les courtiers sont aussi compétitifs que ceux des banques et ils disposent de logiciels pour simuler le coût de chaque assurance.

Attention, emprunter de l’argent coûte aussi de l’argent.